Emploi, l'angle mort de la croissance au Maroc selon le FMI    La Bourse de Casablanca ouvre dans le vert    L'Indonésie introduit un jour de télétravail pour réduire la facture énergétique    Maroc : Chanaz Essakli prend la tête de l'Imprimerie officielle    Espagne : près des deux tiers des musulmans sont d'origine marocaine    Gestion des sols d'oliveraie : le Maroc accueille la réunion annuelle du projet Soil O-Live    Transport rural : le CESE présente son avis ce mercredi    GITEX Africa Morocco 2026 : 300 startups marocaines sélectionnées pour la 4e édition    Terres soulaliyate : le gouvernement précise les règles de dépôt des contrats de gestion    Le Wydad de Casablanca se sépare à l'amiable avec son entraîneur Mohamed Amine Benhachem    Santé : Agadir lance la reconstruction du Centre hospitalier régional Hassan II    Chtouka Aït Baha : l'Agence des eaux et forêts dément une prétendue maladie de l'arganier    Sahrawi NGOs urge action against racial discrimination in Tindouf camps    Disminución significativa de las exportaciones de aguacates marroquíes esta temporada    El Wydad de Casablanca se separa de mutuo acuerdo de su entrenador Mohamed Amine Benhachem.    Guelmim : Arrestation express après une agression violente d'un agent    «Les Marocains de Norvège», un livre de Jamal Eddine Belarbi sur les récits migratoires    Baisse significative des exportations d'avocats marocains cette saison    Botola Pro D1 : les mises à jour des 10è et 11è journées reprogrammées après la trêve internationale    Lions de l'Atlas : les Champions d'Afrique entament leur premier stage avec Ouahbi    Des ONG sahraouies alertent sur les discriminations raciales commises par le Polisario    As of Now... No Senegalese Appeal Confirms Morocco as Africa's Champion    Après l'annonce des Etats-Unis, une mission de l'ONU à Laayoune pour un réexamen stratégique de la MINURSO    Wydad de Casablanca : Patrice Carteron en passe de succéder à Benhachem    Lions de l'Atlas : Soufiane Rahimi envoie un message à Mohamed Ouahbi    Reconstitution du cheptel: Lancement de l'opération de contrôle et versement de la 2e tranche de l'aide directe    MINURSO : une mission onusienne d'évaluation attendue à Laâyoune    Pays-Bas : Le parquet fait appel de l'acquittement d'un agent accusé d'espionnage pour le Maroc    Festival Jidar : Première édition d'un grand prix qui met les fresques à l'honneur    Hôtellerie de luxe : Virgin prépare une nouvelle adresse exclusive près de Marrakech    Trump annonce des échanges "constructifs" avec l'Iran et suspend des frappes    Le Sénégal hésiterait à saisir le TAS : un dossier marocain jugé solide    Espagne : Les Marocains représentent 25% des titulaires de titres de séjour    La Fondation Hassan II fête les 10 ans de l'Espace Rivages avec les artistes MRE    Massad Boulos et Abdelmadjid Tebboune ont discuté du Sahara occidental    France : Aux municipales, Rachida Dati perd Paris et Karim Bouamrane est réélu à Saint-Ouen    Alerte météo. Averses orageuses ce lundi dans plusieurs provinces du Royaume    Les Bourses asiatiques plongent minées par la situation au Moyen Orient    Ligue des champions : L'AS FAR et la RSB s'offrent une demi-finale de prestige, un finaliste marocain assuré    Football : Rayane Bounida choisit de jouer pour le Maroc    Dans le Fujian : Neuf moments marquants d'un voyage au cœur du Sud-Est chinois    L'affaire Saad Lamjarred relancée : des audiences en appel décisives s'ouvrent en France    Après une absence due au service militaire... le groupe coréen BTS signe un retour en force avec des chiffres records    Aïd Al Fitr : Grâce Royale au profit de 1201 personnes    Rabat. SM le Roi, Amir Al-Mouminine, accomplit la prière de l'Aïd Al-Fitr à la mosquée "Ahl Fès" et reçoit les voeux en cette heureuse occasion    Mort de Chuck Norris, légende du cinéma d'action    Théâtre : Ouverture des candidatures pour le soutien aux projets culturels et artistiques    Carte de l'artiste : les demandes déposées jusqu'au 31 décembre 2025 examinées    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Silence, ça ose !
Publié dans Les ECO le 02 - 11 - 2011

Comment peut-on faire un film original au Maroc, sans tomber dans le «récurrent» et surtout sans s'autocensurer ? C'est la question «existentielle» à laquelle tente, tant bien que mal, de répondre le réalisateur Mohamed Achaour dans son premier long métrage «Un film...». Projeté lors du dernier festival du film national de Tanger où il n'a pas manqué de créer un débat houleux. Ce long métrage, bientôt dans les salles nationales, a été présenté à la presse lundi à Casablanca. Contrairement à sa première projection tangéroise, «Un film...» a été applaudi par les journalistes, peu habitués à des films marocains où le sexe, la religion et la politique se transforment en des sujets ordinaires et non des tabous. Tout commence lorsque Mohamed (Mohamed Achaour), un assistant-réalisateur dégoûté par les conditions de son travail, décide de franchir le cap et de prendre les commandes de la caméra. Cette décision ne s'avère point facile, puisqu'il faut trouver l'idée et le scénario parfaits. C'est à partir de là que les problèmes commencent pour Mohamed. Quel thème choisir ? Comment faire pour créer son propre style et ne pas reprendre des scènes déjà vues et revues? Comment arriver à faire un film bien de chez nous, sans pour autant gommer ses propres références cinématographiques? Comment réussir à ne pas prendre la grosse tête ? ... Dans son malaise, Mohamed entraîne son épouse (Fatym Layachi) et son meilleur ami (Fehd Benchemsi), tous les deux comédiens. L'idée du film devient donc la raison d'être de Mohamed qui, plongé dans son univers composé de films cultes, perd le sens des réalités.
Ce n'est pas une mise en abyme !
Mohamed Achaour qui signe là son premier long métrage, tient à éclaircir les choses : «Ce n'est pas ma propre histoire que je raconte dans ce film. C'est vrai qu'il y a des similitudes mais, ce n'est pas ma vraie vie». Outre le sujet traité, le jeu des acteurs, la qualité de l'image et du son, font de «Un film...», une production particulière. «J'ai essayé de faire un film sincère, authentique. Je ne voulais pas tomber dans la schizophrénie. C'est ce qui explique d'ailleurs le vocabulaire utilisé. Arrêtons de nous mentir et ayons le courage d'affronter notre réalité», affirme Achaour. Quant au message qu'il souhaiterait véhiculer à travers ce long métrage, le réalisateur répond vite : «Mon message est de monter que c'est dur d'inviter le public à découvrir son intimité». En tout cas, Achaour qui avait peur de tomber dans la banalité, livre ici un film, qui ne passera pas inaperçu. D'ailleurs, la décision de projeter le court métrage à succès de Adil Fadili «Courte vie», avant «Un film...» conforte cette volonté...
Fatym Layachi,
Actrice.
«J'assume complètement mes rôles»
Les Echos quotidien : Dans le long métrage «Un film», il y a une certaine part de vérité concernant votre propre vie. Cela ne vous dérange-t-il pas ?
Fatym Layachi: En tant que comédienne, j'assume complètement mon rôle dans ce film. Je suis fière de ma participation dans ce long métrage que je défends avec beaucoup de sincérité. Ne me demandez pas si je suis satisfaite de mon jeu, parce que je pense qu'aucun comédien ne vous dira qu'il est complètement satisfait de son rendement. Nous sommes heureusement tous critiques par rapport à notre travail.
Outre «Un film...», vous avez participé au dernier opus de Lahcen Zinoun, «Femme écrite». Parlez-nous de votre rôle dans ce film...
C'est un rôle complètement différent par rapport à celui de «Un film...». «Femme écrite» parle des tatouages berbères. C'est une plongée dans cet univers mystérieux. C'est l'histoire d'un anthropologue qui vient au Maroc pour faire un documentaire sur Mririda, une poétesse des années 1920 qui vivait dans une maison de l'Atlas. C'est là où il rencontre la jeune Adjou, qui ressemble étrangement à Mririda. Ce film sortira bientôt dans les salles. Sinon, j'étais vraiment très contente d'être invitée à l'univers du grand Lahcen Zinoun.
Comment choisissez-vous vos rôles ?
Tout d'abord, je me base sur l'histoire. Ensuite, sur la bienveillance du réalisateur. Je ne suis pas quelqu'un qui a beaucoup confiance en soi, d'où le besoin de me sentir en confiance et surtout de me sentir protégée. C'est à partir de là que je peux donner le meilleur de moi-même.
Le théâtre ne vous tente-t-il pas en ce moment ?
Si, j'ai une grosse envie de retoucher les planches. Cela fait un petit moment que je n'ai pas fait de théâtre. Je pense que je vais me pencher sur cette question...


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.