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Visas espagnols. Une nouvelle formule pour désengorger le service
Publié dans Les ECO le 19 - 06 - 2019

Le nouveau système de gestion des rendez-vous pour le dépôt des demandes de visa auprès des consulats espagnols entrera en vigueur dans trois mois. Un service facturé au prix d'un appel local, qui devrait mettre fin aux fraudes et assouplir cette démarche digne d'un parcours du combattant.
Bonne nouvelle pour les demandeurs de visa espagnol. Le nouveau système de gestion des rendez-vous pour le dépôt des demandes de visa auprès des consulats espagnols au Maroc entrera en vigueur dans trois mois. C'est ce qu'a confirmé aux Inspirations ECO le ministère espagnol des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la coopération. Contacté par nos soins, le bureau d'information diplomatique, relevant du ministère des Affaires étrangères espagnol, a indiqué que cette nouvelle mesure sera mise en place, après une période d'adaptation, dans un délai maximum de trois mois, selon le cahier des charges du projet. La nouvelle procédure concernera 130 bureaux consulaires dont 15 seront équipés du système SVI (service vocal interactif). Les nouvelles dispositions engendreront- elles des frais supplémentaires pour les demandeurs de visa espagnol? C'est la question qui taraude les esprits des demandeurs de visa marocains auprès des consulats espagnols. «Non», tranche la diplomatie espagnole. «Les appels passés à ce service seront facturés au prix d'appel local», ajoute notre source.
De plus, poursuit la diplomatie espagnole, le nouvel entrant ne marchera pas sur les plates-bandes de BLS, le prestataire actuel controversé. Il s'agirait de deux prestations différentes, à en croire la diplomatie espagnole. Or, la gestion des rendez-vous faisait partie des prérogatives de ce prestataire indien. «Le nouveau contrat n'a rien à voir avec celui géré par BLS», soutient le bureau d'information diplomatique espagnol. «Ce service de gestion des demandes de visa couvre 58 bureaux consulaires». Certes, le contrat de BLS comprend également la gestion des rendez-vous, mais celui signé avec Plexus n'affectera pas l'ancien, ajoute-t-on. D'ailleurs, l'entreprise espagnole Tecnologias Plexus se verra non seulement confier la mission de mettre de l'ordre dans la phase de prise des rendez-vous pour l'obtention des visas, mais aussi l'ensemble des services proposés par les missions consulaires espagnoles. Ironie de l'histoire, la compagnie qui devrait faciliter la communication entre les demandeurs de visa et les services consulaires ne dispose pas d'un numéro de téléphone «normal» pour la joindre. C'est via un numéro surtaxé (902) que cette entreprise galicienne communique.
Contactée par Les ECO, l'entreprise Tecnologias Plexus a souligné qu'elle n'est pas en mesure de livrer le détail de ce projet puisqu'elle est tenue par une clause de confidentialité. À travers cette nouvelle procédure, l'objectif affiché des autorités diplomatiques espagnoles est «d'éviter la fraude lors de la procédure de prise des rendez-vous». Il est aussi question de mettre de l'ordre dans le circuit du service client et d'éviter l'ingérence de tierces personnes. Améliorer l'anticipation des demandes et contrôler les revenus des services consulaires figureront aussi parmi les défis de ce nouveau système. Tout porte à croire que c'est le remue- ménage suscité par les demandeurs marocains de visa au niveau des consulats de Rabat et Casablanca qui poussé les services espagnols à retrousser leurs manches pour résoudre au plus vite ce problème.
D'ailleurs, l'agence Europa Press a choisi la photo prise durant la réunion de crise tenue à Rabat entre le diplomate espagnol en chef, Josep Borrell, et ses consuls ainsi que l'ambassadeur d'Espagne, pour illustrer l'article portant sur la signature du contrat de ce nouveau projet. La crise des visas se profilait à l'horizon depuis la sous-traitance de l'étape de prise de rendez-vous et de réception des dossiers des candidats. En 2018, Borrell avait demandé au ministère des Finances le recrutement de pas moins de 150 fonctionnaires consulaires pour répondre à la forte demande exercée sur les services consulaires ibériques. Il faut souligner que le personnel des consulats gère non seulement les dossiers de visa mais aussi d'autres tâches administratives comme celles relatives au registre civil, à l'expédition des passeports ou à la carte d'identité espagnole. De même, cette année a coïncidé avec l'organisation de plusieurs scrutins, législatifs et régionaux, sans oublier les élections européennes. Des formalités administratives supplémentaires que le personnel consulaire devrait accomplir en jonglant avec la mission de délivrance des visas. En 2008, le chef de la diplomatie espagnole avait prévenu, devant le Sénat, de la nécessité d'apporter des améliorations au service consulaire, «une priorité logistique», avait-il clamé devant les sénateurs espagnols de la Commission des affaires extérieures. En 2017, l'Espagne avait empoché 80 millions d'euros pour l'expédition des visas vers ses différents consulats.


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