Allam succède à Chaouki    Ouverture prochaine d'un consulat général de Gambie à Dakhla    S.M le Roi procède à la désignation des membres de la Commission spéciale sur le modèle de développement    RAM rejoint l'Alliance Oneworld en mars prochain    WAC-ASFAR, match phare de la mise à jour    L'intelligence artificielle, entre opportunité et menace pour la santé    Un grand pas dans le projet national pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel    La musique gnaoua, entre rituel africain et culte des saints vénérés au Maroc    André Azoulay: Il s'agit d'une consécration de l'engagement pionnier d'Essaouira    La CGEM veut améliorer la performance environnementale des PME    Le vivarium du jardin zoologique de Rabat désormais ouvert au public    Egypte-Algérie: Un président controversé en félicite un autre    L'emprunt obligataire AWB visé par l'AMMC    Les Algériens ne veulent pas Tebboune    Marrakech. Arrestation d'un homme pour possession et trafic de drogue    Football: Qui sont les joueurs africains les mieux payés?    Algérie : Abdelmadjid Tebboune, nouveau président    Les Jugements sont exécutoires    Participation massive au championnat du Maroc de lutte    Vidéo Commune de Dar Bouazza : Abattus comme des chiens…    Quelque 5.000 participants attendus au "10 km de M'diq"    Et de 6 pour Lydec qui se voit décrocher le « Top Performer RSE » !    Présidentielles algériennes : Abdelmadjid Tebboune vainqueur selon les résultats préliminaires    Le PPS au Parlement    Karim El Aynaoui : « Atlantic Dialogues », une invitation à formuler des réponses urgentes aux grands défis communs »    Les 100 femmes les plus puissantes du monde, selon Forbes    Prison locale de Bouizakarne : Journée sportive pour les détenus mineurs    Asilah : 12 millions de dirhams pour réhabiliter et fermer l'actuelle décharge publique    Nouvelle défaite cruelle de l'OCK    Eliminatoires Mondial-2022 : La date du tirage au sort fixée    PLF2020: L'article de la discorde    La France et Maroc tiennent leur forum interparlementaire    Twitter rêve de réseaux sociaux plus ouverts et de conversations en ligne moins énervées    Les Guinéens contre le 3ème mandat d'Alpha Condé…    Habib Sidinou, un président sobre et altruiste    Iberia annonce une ligne Madrid-Fès pour l'été 2020    Espagne: Les 3 footballeurs accusés de viol écopent de 38 ans de prison chacuns    Destitution: le vote préliminaire sur le renvoi de Trump en procès reporté à vendredi    Présidé par SM le Roi : Adoption de plusieurs textes en Conseil des ministres    Neutralité carbone en 2050: l'UE s'engage, mais sans la Pologne    Fares appelle à l'élaboration de rapports et études annuels sur la détention préventive    Une première, deux conventions collectives dans l'enseignement privé    Académie française: Abdeljalil Lahjomri reçoit le Grand Prix de la francophonie    G-B : La Livre sterling s'envole après la victoire des Tories    Expo: La symphonie en bleu de Saâd Hassani    Festival du film de Marrakech: Moins de glamour et plus de cinéma    Un colloque pour débattre du rôle de la darija    La Fédération de rugby minée par une crise sans précédent    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La dette extérieure du Maroc en trois questions
Publié dans Les ECO le 23 - 10 - 2019

Le Maroc s'apprête à lever dans les prochains mois 1 milliard d'euros sur le marché financier international, soit environ 11 milliards de DH. Une deuxième sortie du même montant est prévue en 2020.
Cet emprunt était prévu par la loi des finances 2019, et confirmé par la loi 2020, et a été annoncé mardi à Rabat à Rabat par la directrice du Trésor et des finances extérieures au ministère de l'Economie, des finances et de la réforme de l'administration, Fouzia Zaaboul ors du point de presse de présentation du projet de loi de finances 2020.La date exacte n'a pas été annoncée Le ministère des finances attendra la fenêtre idéale pour effectuer cette levée de fonds en fonction des conditions du marché financier international. De même, le montant et la devise d'emprunt seront fixés quelques jours avant l'opération.
Des questions se posent donc sur la dette marocaine, son état actuel, les causes d'une telle sortie au marché internationale, et aussi ce qu'il en est de la ligne de précaution et de liquidité, et à l'assurance contre les risques extérieurs.
Les raison d'un tel emprunt
Le montant cible de l'emprunt est de 1 milliard d'euros en 2019 et autant en 2020, il permettra d'établir une nouvelle référence pour la signature du Maroc sur le marché financier international après plus de 4 ans d'absence, il renforcera également le stock des avoirs extérieurs et de renouera contact avec les investisseurs internationaux pour leur présenter les dernières réformes sectorielles et structurelles engagées par le pays. La démarche va permettre également de ne pas impacter le niveau de liquidité sur le marché local et de profiter de l'écart de coût de mobilisation des fonds qu'offre le marché international.
Etat actuel de la dette extérieure marocaine
En 2019, l'encours de la dette extérieure publique, qui est composé de l'encours de la dette extérieure du Trésor, des EEPs, des Collectivités territoriales (CTs), des emprunts extérieurs garantis par l'Etat du Secteur bancaire publique et des Institutions d'Utilité Publique (IUP), s'est établi à 326,3 milliards de DH emprunté par le Trésor. À hauteur de 44,9% et par les entreprises et établissements publics à hauteur de 54,4%, le reste concernant le secteur bancaire et les collectivités territoriales. La dette a baissé chez l'ensemble des emprunteurs.
Cela constitue une baisse par rapport à 2018 où il était de 326,6 milliards de DH, et de 332,6 milliards en 2017. Le PIB au Maroc s'établit à 1.106,8 milliards de DH en 2018, selon le HCP. La dette extérieure représente donc 29,5% du PIB. Un niveau confortable mais, la prochaine sortie du Maroc à l'international pourrait renverser la tendance. Le niveau doit malgré tout être surveillé de près, car le service de la dette (remboursement du capital et des intérêts) se fait en devises étrangères et que la balance des paiements au Maroc est structurellement déficitaire selon un rapport de la Haute Cour des Comptes daté de juillet 2019.
Le rôle de la ligne de précaution
En décembre 2018, Le conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un accord en faveur du Maroc au titre de la ligne de précaution et de liquidité (LPL) qui offrira une assurance utile contre les risques extérieurs, et appuiera l'action entreprise par les autorités pour continuer de réduire la vulnérabilité budgétaire et extérieure, ainsi que promouvoir une croissance plus élevée et plus inclusive.
La LPL a été mise en place en 2011 afin de répondre de manière plus souple aux besoins de liquidité de pays membres qui affichent des paramètres fondamentaux sains et un bilan solide en matière d'exécution de la politique économique, mais qui restent vulnérables à certains égards selon le site du FMI. Elle est censée servir de soutien ou aider à la résolution des crises dans des situations très diverses.
L'accord approuvé avec le Maroc s'étend sur deux ans pour un montant de 2,1508 milliards de DTS (environ 2,97 milliards de dollars, ou 240 % de la quote-part du pays). L'accès au titre de l'accord pendant la première année sera équivalent à 1,25066 milliard de DTS (environ 1,73 milliard de dollars, ou 140 % de la quote-part).
Il s'agit du quatrième accord LPL en faveur du Maroc, le premier était d'un montant de 4,1 milliards de DTS (environ 6,2 milliards de dollars au moment où il a été approuvé) a été approuvé le 3 août 2012). Le deuxième, d'un montant de 3,2 milliards de DTS (environ 5 milliards de dollars au moment où il a été approuvé) a été approuvé le 28 juillet 2014, et le troisième, d'un montant de 2,5 milliards de DTS (environ 3,5 milliards de dollars au moment où il a été approuvé), le 22 juillet 2016.
Dans une déclaration à Leboursier.ma en décembre, le Wali de Bank Al-Maghrib Abdellatif Jouahri estime que les caractéristiques de ce financement ne reflètent pas une quelconque fragilité: "La LPL donne droit à un tirage inconditionnel: dans le cas d'un choc exogène, comme par exemple un choc pétrolier qui ferait que le baril de pétrole augmente à 100$, le Maroc pourrait bénéficier des droits de tirages spéciaux sans conditions. Je ne pense pas que de telles facilités reflètent une fragilité du pays".
Par ailleurs, le gouverneur de Bank Al-Maghrib rappelle que la LPL qui venait d'être souscrite, pour un montant avoisinant les 3 milliards de dollars, est inférieure aux trois autres LPL qui ont été signées successivement depuis quelques années: 6,2 milliards de dollars en 2012; 5 milliards de dollars environ en 2014; et 3,5 milliards de dollars en 2016.
"Cela démontre que la résilience de l'économie marocaine, en plus d'autres éléments comme les réserves de change du pays, se construisent structurellement", avait-il ajouté


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.