Le cours du métal jaune continue sa montée vertigineuse, battant des records jamais atteints dans l'Histoire. La barre symbolique des 1.200 dollars l'once a été franchie hier sur le London Bullion Market, atteignant les 1.215,85 dollars US, soit le prix le plus élevé jamais enregistré sur le marché. Ce nouveau record, qui intervient trois semaines après le seuil des 1.100 dollars l'once, a été établi dans une atmosphère de défiance des investisseurs vis-à-vis du billet vert. Mercredi, l'euro était stable face au dollar à 1,5083, après avoir établi la semaine dernière un nouveau record annuel à 1,5145 dollar pour 1 euro au plus haut du jour. La méforme actuelle du dollar incite les banques centrales à diversifier leurs actifs de réserves, et à augmenter leurs réserves d'or. A titre d'exemple, l'Inde et le Sri Lanka ont récemment procédé à de volumineux achats d'or. L'Inde s'en est procuré 200 tonnes au début du mois par le truchement du FMI, et pourrait incessamment chercher à renouveler ses réserves. Quant au Sri Lanka, il avait augmenté ses réserves d'or de 5,3 tonnes en septembre. Le climat d'incertitude qui domine les bourses mondiales est également un facteur de hausse de la demande d'or. Dans un tel contexte, celui-ci est toujours considéré comme une valeur refuge, et semble même devenu un investissement à part entière. «C'est la première fois en vingt ans que je vois autant d'investisseurs, dont certains prestigieux, partager la même stratégie d'investissement dans l'or», commente un professionnel.