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Rebbah déclare la guerre aux «clandestins»
Publié dans Les ECO le 10 - 07 - 2012

Décidément le ministre de l'Equipement et du transport est sur tous les fronts. Cependant, réussira-t-il là où ses prédécesseurs ont échoué ? En tout cas, il compte signer en décembre prochain avec les professionnels un contrat-programme pour le transport public routier de voyageurs. Avant cela, toutefois, le ministre a annoncé lundi 9 juillet devant le Parlement que les cahiers des charges pour le transport rural «vont être rendus publics prochainement». Le ministre a également parlé d'un programme de requalification des transporteurs clandestins. Cette déclaration laisse perplexes les professionnels, qui estiment que le ministre avait déjà annoncé pareille mesure pour le transport de voyageurs pour fin juin dernier. Valeur aujourd'hui, ces mesures n'ont pas encore vu le jour. Sur ce point, il faut rappeler que la réforme des gares routières attend depuis très longtemps sa concrétisation. Bien évidemment, sans cette réforme, le développement du transport de voyageurs ne peut donner les résultats escomptés. Pour la conclusion du contrat-programme pour le transport public routier de voyageurs, le département de Rabbah compte organiser durant le mois d'octobre prochain une rencontre scientifique sur la réforme du secteur du transport routier en commun de personnes. Un débat auquel il faudra associer surtout le consommateur, qui est le plus souvent écarté.
Dégringolade du transport par autocars
Par ailleurs, il faut rappeler que le système des agréments de transport public de voyageurs a créé une grande anarchie dans le secteur, puisqu'il a écarté les professionnels, tout en instaurant de rentes et en atomisant le secteur. Ce dernier a dû succomber sous le poids des pratiques illégales, renforcées par l'absence d'outil efficient de régulation. Bien évidemment cette situation a donné lieu à une offre incapable de suivre l'évolution de la demande de transports interurbains, par une baisse de la qualité et de la sécurité routière. En chiffres, l'impact de ce système s'est traduit par la chute de la part du marché du transport par autocar dans les déplacements interurbains passant de 57% en 1976 à 35% en 2006. Une situation qui a profité notamment aux autres modes de transport, dont celui informel. Aussi, pour faire face à cela, il est aujourd'hui nécessaire d'abolir le système des agréments. Mais là, il faut bien reconnaître que le lobbying à ce niveau est très fort et qu'il résistera fortement face à la volonté du ministère. Il s'agit aussi, comme l'a souligné l'ancien projet de loi de «restituer le secteur des transports routiers de personnes aux professionnels, tout en définissant des conditions équitables et transparentes pour l'accès de quiconque à cette profession, ainsi que les conditions pour l'exercice d'une concurrence loyale». Cette réglementation doit en principe instituer une concurrence professionnelle, qui devra aboutir à «l'augmentation de l'offre, pour une meilleure réponse aux besoins de déplacements interurbains dans un souci d'une meilleure qualité, d'un meilleur coût, de plus de sécurité routière, d'une meilleure prise en compte des impératifs de protection de l'environnement, ainsi que des spécificités des personnes à mobilité réduite». Ce qui est important, aujourd'hui, c'est que le ministre de tutelle déclare que la mise à plat du secteur sera faite selon deux catégories. D'une part, le segment «social»pour lequel une sorte de mécanisme de «fonds de dédommagement» est en gestation - probablement pour compenser la levée du système de rente. D'autre part, le volet dédié au nouveaux investisseurs pour lesquels le ministre s'est engagé à ce que le marché soit accessible, notamment via le recensement de toutes les lignes de transport, l'élaboration de cahiers de charges pour chacune puis l'attribution de marchés pour l'exploitation de ces lignes pour assurer l'équité du système.
Quid de la réforme des gares routières ?
Il est inutile de rappeler que cette réforme ne peut aboutir sans celle des gares routières, qui tarde aussi à voir le jour. Une étude réalisée par le Comité national de prévention des accidents de la circulation (CNPAC), auprès d'un échantillon de 1.506 voyageurs fréquentant les gares routières, montre que globalement, les usagers de ces gares ne sont pas satisfaits de la qualité du service. À titre d'exemple, la gare routière de Casablanca, montrée du doigt, a été construite avec une totale incohérence avec le développement urbain de la ville et en contradiction avec l'étude réalisée par ce qui était l'Office national du transport, qui avait préconisé la construction de trois gares routières, tenant compte de la destination finale des voyageurs. Ce n'est pas tout, puisque pour la majorité des gares routières, la gestion de la billetterie est souvent manuelle, ce qui favoriserait la fraude et encouragerait le transport clandestin. Bien évidemment, l'intervention de plusieurs organismes et entités dans la gestion de ces gares (collectivités locales, Société nationale du transport, etc.) constitue un frein à leur développement, vu le manque de coordination entre ces intervenants.
Point de vue
Abderrahim Chennaoui, Président du Centre professionnel pour le développement de la sécurité et du transport.
Aujourd'hui, le problème n'est pas seulement lié au de cahier des charges, mais à l'accès au financement bancaire. Il s'agit là d'un discours adressé aux parlementaires pour les rassurer quant à la réduction des accidents de la circulation, via la publication d'un cahier des charges. Là, il faut souligner qu'aujourd'hui, soit un an et demi après l'application du nouveau code de la route, la sinistralité est toujours élevée avec près de 12 morts par jour. Faut-il rappeler que le ministre avait promis de publier le cahier des charges pour le transport de voyageurs en juin dernier, sans que cela soit concrétisé? Il n'est nullement question de douter de la bonne volonté du ministère du Transport, qui est réelle, mais la question qui se pose est de savoir si l'on va ouvrir tous les chantiers phares, sans les solutionner ? Par ailleurs, pour le transport clandestin, très présent dans les zones rurales, le ministre aura du mal à passer son programme de requalification, sachant que la plupart des transporteurs n'ont même pas d'assurance.


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