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Textile : Un lendemain coloré ?
Publié dans Les ECO le 24 - 02 - 2011

Le mois de janvier dernier a été dur pour le textile. Les résultats de la dernière enquête de conjoncture, menée par Bank Al Magrhib auprès des opérateurs et publiés en début de semaine, sont formels. Le secteur a été le seul où la grande majorité des opérateurs affichent une baisse des commandes reçues, estimées à un taux sectoriel de 4% en glissement mensuel. La production a également chuté de 5% par rapport au dernier mois de 2010. Les ventes, logiquement, ont donc suivi le même fil d'évolution, d'après les lectures recueillies par BAM auprès des opérateurs du secteur eux-mêmes, avec une baisse globale évaluée à 16%. Pis encore, janvier ne serait qu'un début, selon les projections du Haut commissariat au Plan. En effet, les cadres de Lahlimi avancent, dans leur dernière note conjoncturelle, que la valeur ajoutée du secteur devrait chuter de près de 3% et cela, pour tout le premier trimestre de 2011. Nonobstant ce tableau représentatif d'un début d'année difficile et d'une conjoncture encore peu encline à la reprise, le patronat sectoriel garde l'espoir et positive en termes de perspectives. Ces signes peu encourageants ne seraient peut-être qu'un «faux départ», si on en croit la métaphore d'un responsable de l'Amith. Un avis partagé par El Mostafa Sajid, le président de cette même association. «L'année se passe bien. Les commandes devraient progressivement se reprendre», nous lance-t-il pour exprimer sa position. L'opinion de Sajid se trouve tout de même confortée par les opérateurs sondés par la banque centrale puisqu'à court terme, ces professionnels prévoient aussi une reprise aussi bien au niveau des ventes que sur le volume de production. Cette reprise est en effet attendue à des variations respectives de 14 et 6%.
Revirement des commandes ?
Ce rattrapage sur la production et les ventes, attendu par les textiliens à partir du deuxième trimestre, serait tributaire d'un revirement du flux des commandes opérées dans la région. Alourdies par l'instabilité politique, les destinations tunisienne et égyptienne, principales concurrentes du royaume, sont en perte d'attrait sur le marché mondial. Les donneurs d'ordre, notamment européens, sont en train de chercher d'autres marchés aux risques amoindris. Le Maroc devrait en effet profiter d'un important reflux de ces commandes, perdues par ses voisins maghrébins. Une tendance que même les institutionnels n'hésitent pas à exprimer. «Les donneurs d'ordre qui étaient dans ces pays se sont tournés vers le Maroc, pour passer leurs commandes. La demande est là aujourd'hui», a déclaré Ahmed Réda Chami, le ministre de l'Industrie, du commerce et des nouvelles technologies, lors d'une sortie médiatique qui tombe à point nommé. Interpellé sur la situation du secteur, son discours est clair : «L'industrie du textile doit suivre en étant capable de respecter les délais et de gérer plusieurs contraintes pouvant l'empêcher d'honorer ses engagements, vis-à-vis des donneurs d'ordre». Par contraintes, il faut comprendre «main d'œuvre insuffisante et un manque de capital humain qualifié», qui seraientt à même de conduire la transition du secteur «du statut de sous-traitant, à celui de co-traitant». Une mutation que recherche l'Amith depuis près de deux ans déjà et remise au rang des priorités à chaque assemblée générale tenue au sein de cette association professionnelle.
Incertitudes
Mais tout cela doit être pris au conditionnel. Depuis le troisième trimestre 2008, le secteur a connu un enchaînement de marasme, d'abord suivi de la reprise en fin d'année dernière, avant de replonger dans une perte de dynamisme. Cette évolution en dents de scie relativise donc toute perspective de croissance soutenue durable, même si les opérateurs se veulent optimistes. À cela s'ajoute une autre incertitude relative au cours de la matière première. Le coton ne déroge pas, en effet, à la flambée généralisée qui caractérise les marchés internationaux. La facture marocaine d'importation du coton a quasiment doublé. Pour 36.633 tonnes importées en 2010, le Maroc a dû débourser pas moins de 610 MDH, selon les statistiques de l'Office des changes. Tandis qu'en 2009, pour 33.317 tonnes, la facture ne dépassait guère la barre des 400 MDH. Croisons les doigts...
S.F
Les TUT, un nouveau filon ?
Porte de sortie, solution alternative, revirement... Il existe plusieurs façons de le dire, mais le sens reste le même : le textile local prépare sa mue à l'horizon 2020. Vers où ? Les Textiles à usage technique (TUT). Les industriels du secteur ont rendu publique, en novembre dernier, une étude sur les stratégies à adopter, les moyens techniques, humains et financiers à mettre en œuvre, ainsi que sur les portées attendues de ce revirement, à l'échéance précitée. Sur ce dernier registre, l'Amith est très optimiste... Un peu trop, peut-être ? Cependant, les chiffres sont là. Le premier objectif sera de «porter la part des textiles techniques à hauteur de 25 % dans la production du secteur, de couvrir 35 % de la consommation locale en TUT et, enfin, porter la part des exportations du secteur en TUT à 30 %», révèlent les responsables de l'étude. Des défis, plus que des objectifs, qu'El Mostafa Sajid pense tout à fait «réalisables». Ses arguments sont simples. Le Maroc est engagé, depuis quelques années déjà, dans plusieurs stratégies de développement sectoriel, qui supposent une importante croissance des activités et de la production. Sur cette base, l'étude de l'Amith a permis de dégager six secteurs à viser en priorité comme marchés à fort potentiel de développement des TUT. L'agriculture arrive en tête de cette liste, suivie de l'habitat, de la protection individuelle, du bâtiment et de l'automobile. Sur ce dernier marché précisément, les opérateurs attendent beaucoup du futur projet Renault-Tanger-Med.


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