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Impact de l'IA : encore du potentiel à exploiter
Publié dans Les ECO le 22 - 07 - 2024

L'intégration de l'IA dans l'enseignement et la recherche au Maroc peut améliorer l'efficacité, la personnalisation de l'apprentissage et le développement de nouvelles perspectives de recherche. Une étude menée par des doctorants marocains montre que bien que les enseignants et les étudiants soient conscients des avantages de l'IA, des défis tels que le manque de formation et les préoccupations éthiques subsistent.
L'intégration de l'intelligence artificielle (IA) dans le système de l'enseignement et de la recherche s'impose d'emblée. L'émergence de cette technologie a révolutionné les paradigmes dans différents domaines, rompant avec les méthodes traditionnelles, pour une efficience optimale.
Le secteur de l'enseignement et de la recherche fait partie de ces domaines qui gagnent en efficacité en intégrant l'IA dans les méthodes et la pédagogie. Afin de mesurer cet impact, un groupe de doctorants marocains, Ghizlane Moukhliss, Khalid Lahyani et Ghizlane Diab, a mené une étude intitulée «Impact de l'intelligence artificielle sur la recherche et l'enseignement supérieur au Maroc», laquelle explore les changements apportés par cette technologie dans le système d'enseignement supérieur.
«Si l'on prend le Maroc comme étude de cas, l'on constate que les systèmes traditionnels d'éducation et de recherche présentent des lacunes qui limitent la pleine réalisation du potentiel académique et scientifique du pays. Ainsi, l'intégration de l'IA dans l'éducation et la recherche pourrait catalyser des avancées significatives en termes d'efficacité, de personnalisation de l'apprentissage et de développement de nouvelles perspectives de recherche», souligne l'étude.
Enjeux de l'IA
Il en ressort ainsi qu'au niveau des enseignants, plus de 38% des interviewés sont peu familiarisés avec les outils d'IA. En effet, 29% d'entre eux sont modérément familiers avec l'IA et 10% ne le sont pas du tout. Côté établissements de formation, l'IA est utilisée dans quelques cours dans 53% des établissements. Cependant, l'IA ne l'est pas du tout dans 35% des établissements. Plus de 67% des enseignants ont utilisé des outils basés sur l'IA dans leur enseignement ou leur recherche. Toutefois, 33% des répondants n'ont jamais utilisé de tels outils dans leur enseignement ou leur recherche.
À noter que les utilisations se limitent à des traductions ou encore pour vérifier la langue, détecter le plagiat ou la fraude et créer ou adapter du matériel pédagogique. Toutefois, 70% des enseignants sont capables d'utiliser un ordinateur ou un appareil mobile de manière autonome. Ils peuvent également apprendre à utiliser de nouveaux outils d'IA facilement. Mais en dehors de cette capacité d'adaptation, une défiance est ressentie auprès du corps enseignant quant à l'utilisation de l'IA dans l'enseignement supérieur.
En fait, les chiffres indiquent que 53% des enseignants appréhendent l'utilisation d'un outil d'IA pour l'enseignement. Ils ont aussi exprimé leur crainte par rapport à une utilisation correcte d'un outil d'IA (42%). Dans ce contexte, les résultats de l'étude montrent que les enseignants expriment une certaine anxiété quant à l'impact de l'IA sur la vie sociale.
À ce propos, plus de 95% des répondants ont confirmé que les outils d'IA générative ne pourront jamais remplacer la présence physique et la personnalité d'un enseignant dans la salle de classe. Cependant, pour une meilleure adaptation à l'utilisation de l'IA, 97% d'entre eux affirment avoir besoin d'une formation supplémentaire pour mieux utiliser l'IA dans leur domaine.
En outre, la majorité des enseignants (91%) estiment que l'IA a influencé ou amélioré la qualité de leurs activités de recherche à des degrés divers. En termes d'impact, 75% des participants à l'étude affirment que le principal avantage de l'IA dans l'éducation reste l'amélioration de la qualité de l'apprentissage. La disponibilité continue de l'assistant d'apprentissage a été évoqué en deuxième lieu, vient ensuite l'amélioration de l'efficacité de l'apprentissage. Un constat corroboré par les étudiants qui confirment qu'il serait utile d'utiliser un outil d'IA dans le cadre de leurs études et/ou de leurs recherches. De plus, cela leur permettrait d'accomplir leurs tâches plus rapidement tout en gagnant en productivité.
En revanche, seulement 17,3% des étudiants sondés ont observé des améliorations dans leurs activités de recherche et d'étude grâce aux outils d'IA, contre 82% qui n'ont pas remarqué d'amélioration. En ce qui concerne les principaux défis ou obstacles à l'adoption de l'IA dans l'enseignement supérieur, les étudiants ont évoqué le manque de formation, le plagiat et la fraude ainsi que le partage d'informations incorrectes. Parmi les défis à relever, figurent également le laxisme de certains étudiants, l'irresponsabilité ou encore l'absence de créativité. La sécurité n'est pas en reste.
Pour y faire face, les participants recommandent de programmer des formations pour les étudiants et les professeurs, et de définir tant le cadre éthique que les règles d'utilisation des outils d'IA. In fine, ces résultats indiquent que les étudiants marocains sont largement sensibilisés aux outils d'IA et les acceptent. Ils croient fermement en leur capacité à améliorer les résultats de l'apprentissage et à rationaliser les tâches académiques. Cependant, il s'avère crucial d'explorer davantage l'intégration de l'IA dans les contextes éducatifs afin d'en exploiter tout le potentiel pour améliorer l'expérience éducative.
Pour les enseignants universitaires, l'étude révèle un paysage nuancé de l'adoption de l'IA dans l'enseignement supérieur marocain. Si l'intérêt pour les applications de l'IA est notable, il s'accompagne de différents niveaux de familiarisation et de reconnaissance du rôle indispensable de l'IA dans l'enseignement supérieur. D'où la nécessité de privilégier des formations ciblées et d'opter pour une approche holistique qui combine les innovations techniques aux garanties éthiques afin d'exploiter tout le potentiel de l'IA dans le paysage éducatif.
Maryem Ouazzani / Les Inspirations ECO


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