Alors que la CAN 2025 bat son plein, les retours venus de la presse internationale convergent : le Royaume a franchi un cap en matière d'infrastructures sportives et de logistique. Stades, transports, organisation globale… La compétition en cours offre une démonstration grandeur nature d'un modèle qui dépasse le strict cadre du football. Loin de se limiter aux résultats sur le terrain, la CAN 2025 s'impose comme un événement structurant pour l'écosystème sportif marocain. Malgré des conditions climatiques parfois difficiles ces dernières semaines, les enceintes mises à disposition sont restées pleinement opérationnelles, renforçant l'image d'un pays capable d'absorber les aléas sans compromettre le spectacle ni la sécurité. Des stades au standard international Les infrastructures sportives figurent au premier rang des motifs de satisfaction exprimés par les observateurs étrangers. À Rabat comme à Tanger, la qualité des équipements, l'état des pelouses et l'intégration de technologies modernes ont été largement salués. Les stades, conçus pour répondre aux cahiers des charges des grandes compétitions internationales, offrent des conditions optimales aux joueurs, aux diffuseurs et au public. Juan Castro, journaliste au quotidien espagnol Marca, évoque des installations «de classe mondiale», estimant que le Maroc évolue désormais dans la même catégorie que les pays habitués à organiser des événements sportifs majeurs. Un constat partagé par plusieurs confrères présents sur place, qui soulignent la cohérence entre ambition sportive et investissement structurel. La cérémonie d'ouverture, organisée au Stade Prince Moulay Abdellah, a également joué un rôle clé dans cette perception. L'enceinte, modernisée et calibrée pour les grands rendez-vous, a accueilli un spectacle mêlant exigence technique et identité culturelle, renforçant l'impact visuel et symbolique de l'événement. Logistique et mobilité, leviers de performance Au-delà des stades, la réussite de la CAN repose sur une chaîne logistique fluide. Les déplacements entre les villes hôtes se sont imposés comme un autre point fort du dispositif marocain. Le réseau de transport, et en particulier le train à grande vitesse Al Boraq, a facilité la mobilité des équipes, des officiels et des médias. Nahuel Trasmonte, journaliste du quotidien argentin Olé, voit dans cette infrastructure un symbole fort de modernité. Selon lui, l'efficacité du système de transport contribue directement à la qualité globale de la compétition, en réduisant la fatigue liée aux déplacements et en optimisant l'enchaînement des matchs. Dans une logique sport business, cet aspect n'est pas anodin : une logistique maîtrisée améliore l'expérience des diffuseurs et des partenaires commerciaux, tout en renforçant l'attractivité du pays pour de futurs événements internationaux. Une vitrine pour le football africain Pour plusieurs observateurs, la CAN 2025 dépasse le cadre d'un simple tournoi continental. Elle s'inscrit comme un accélérateur de visibilité pour le football africain dans son ensemble. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a d'ailleurs évoqué, lors de la cérémonie d'inauguration, une édition appelée à devenir la meilleure de l'histoire de la compétition. Un jugement qui trouve un écho dans la qualité des infrastructures et dans la capacité du Maroc à proposer un événement conforme aux attentes du marché sportif mondial. À moyen terme, cette CAN pourrait servir de référence pour d'autres pays africains et renforcer la crédibilité du continent dans la course à l'organisation de grandes compétitions. Dans ce contexte, la performance des Lions de l'Atlas s'inscrit dans une dynamique plus large : celle d'un pays qui, en investissant massivement hors du terrain, consolide son statut de plateforme sportive régionale. Un positionnement stratégique qui pourrait peser durablement dans l'économie du sport africain. Sami Nemli avec agences / Les Inspirations ECO