La création du Parc industriel intégré de Médiouna ouvre une nouvelle séquence pour le développement industriel du Grand Casablanca. Porté par un partenariat institutionnel élargi et un investissement de 1,2 milliard de dirhams, ce projet structurant ambitionne de renforcer l'attractivité économique de la province, de générer des milliers d'emplois et de valoriser durablement un foncier stratégique au service d'un développement territorial intégré. La signature de la convention de partenariat actant la création du Parc industriel intégré de Médiouna (MIIP) marque une étape majeure dans la structuration industrielle du Grand Casablanca. À travers ce projet, les acteurs publics et institutionnels entendent répondre à une double exigence, renforcer l'attractivité économique de la province de Médiouna tout en inscrivant l'aménagement du territoire dans une logique durable et génératrice de valeur. Conclue à Médiouna, la convention associe le Groupe CDG et sa filiale MEDZ, le ministère des Habous et des Affaires islamiques à travers la Fondation de la Mosquée Hassan II de Casablanca, le ministère de l'Industrie et du Commerce, la Région de Casablanca-Settat, la province de Médiouna ainsi que l'Agence urbaine de Casablanca. L'investissement global est estimé à 1,2 milliard de dirhams. Une assiette foncière stratégique et un calendrier en deux phases Implanté au niveau de la commune de Sidi Hajjaj Oued Hassar, le futur parc industriel s'étendra sur une assiette foncière d'environ 140 hectares. Le projet sera déployé en deux phases successives, de 2026 à 2028, puis de 2028 à 2030. À terme, il devrait permettre la création de près de 13.000 emplois, contribuant ainsi à renforcer la base productive locale et l'intégration économique de la province de Médiouna. Pour le ministre de l'Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, le projet répond à un besoin structurel de la province, qui dispose d'un potentiel important mais encore sous-exploité en matière d'accueil d'investissements industriels. Le Parc industriel intégré de Médiouna est conçu comme un levier d'attractivité, capable d'offrir des solutions foncières et d'aménagement adaptées aux exigences des opérateurs industriels. Dans la même perspective, le directeur général de MEDZ, Marouane Abdelati, met en avant la vocation du projet à valoriser durablement un important patrimoine foncier, en concertation avec l'ensemble des partenaires. L'objectif est de proposer des terrains aménagés au sein d'un parc industriel intégré, en particulier au bénéfice des petites et moyennes entreprises de la région de Casablanca-Settat. Valorisation du patrimoine habous et retombées durables Le MIIP se distingue par sa dimension patrimoniale et institutionnelle. Le projet vise non seulement à accompagner le développement économique du territoire, mais aussi à assurer une valorisation pérenne du patrimoine habous. Les revenus générés contribueront à la création de ressources stables destinées à l'entretien et au fonctionnement de la Mosquée Hassan II, inscrivant le projet dans une logique de durabilité financière et sociale. Le choix du site constitue l'un des principaux atouts du Parc industriel intégré. Le terrain bénéficie d'une connexion directe au réseau autoroutier, à seulement dix minutes de l'autoroute A1, avec un accès immédiat à la nouvelle autoroute reliant la zone à l'aéroport Mohammed V. Il se situe également à proximité d'agglomérations urbaines constituant des bassins d'emplois importants, tout en étant positionné au cœur du corridor industriel Mohammédia–Nouaceur–Ouled Saleh, marqué par une forte dynamique économique. Une mobilisation institutionnelle de haut niveau La cérémonie de signature a réuni plusieurs responsables de premier plan, dont le wali de la région Casablanca-Settat, Mohamed Mhidia, le gouverneur de la province de Médiouna, Ali Salem Chagaf, le président du Conseil régional, Abdellatif Maâzouz, le directeur général du Groupe CDG, Khalid Safir, le directeur général de l'Agence urbaine de Casablanca, Toufiq Benali, ainsi que le conservateur de la Fondation de la Mosquée Hassan II, Majid Kaissar El Ghaib. Autant d'acteurs réunis autour d'un projet appelé à redessiner durablement le paysage industriel et économique de la province de Médiouna.