Le Conseil de la région Fès-Meknès a officialisé la création de la Société Fès-Meknès pour le développement industriel. Dotée d'un capital de 9 MDH, cette structure publique prend en charge l'aménagement et la gestion des zones d'activités. L'objectif est de disposer d'un outil opérationnel efficace pour accélérer le développement industriel régional. La région Fès-Meknès a procédé à l'adoption définitive du projet de création de la Société Fès-Meknès pour le développement industriel avec l'approbation de son statut et la participation financière des partenaires. Le capital social est fixé à 9 MDH, réparti en 90.000 actions de catégorie unique. Chaque action possède une valeur nominale de 100 dirhams et porte un numéro d'ordre allant de 1 à 90.000. Le Conseil de la région conserve la propriété de la quasi-totalité du capital. Toutefois le système fondamental prévoit le transfert formel d'un titre au profit du wali de la région Fès-Meknès, gouverneur de la préfecture de Fès, ainsi qu'un second titre au directeur du Centre régional d'investissement (CRI) Fès-Meknès. Cette répartition vise à associer les représentants de l'Etat et les responsables de la promotion de l'investissement à la gouvernance de la société. Les statuts adoptés structurent l'organisation interne autour de neuf chapitres, précisant la forme de la société, sa dénomination, son objet, son siège et sa durée. Ils définissent également les modalités de gestion du capital, les organes d'administration, le rôle des contrôleurs des comptes et le fonctionnement des assemblées générales. Les textes précisent les obligations en matière d'information des actionnaires, la gestion de l'année financière, les mécanismes d'achat et l'établissement des états de synthèse financière. Une gestion étendue à six nouvelles zones d'activités économiques L'objet social de la nouvelle structure couvre un large spectre d'interventions liées au développement territorial. La société est habilitée à acquérir des terrains et à procéder à leur aménagement. Elle assure l'équipement, la gestion, la promotion et la commercialisation des zones industrielles ainsi que des zones d'activités économiques et commerciales. Ses attributions englobent la construction et l'exploitation de bâtiments à vocation industrielle, commerciale ou touristique. Le périmètre d'action inclut la gestion de pôles d'excellence et de centres de formation. La société fournira des services d'accompagnement aux entreprises opérant dans les espaces qu'elle aura développés ou qu'elle administrera. Elle pourra également piloter des projets à caractère agricole ou immobilier et participer à des opérations financières liées à son activité. Selon le président du Conseil régional, Abdelouahed El Ansari, l'intervention de cet opérateur s'inscrit dans la continuité des projets industriels en cours, notant que la région a enregistré des progrès significatifs sur le site d'Aïn Beida avec un taux de réalisation supérieur à 95%. Des avancées sont également constatées sur la zone d'Ouislane à Meknès. Le président a souligné que la société sera chargée de la mise en œuvre des six zones industrielles validées par le Conseil en juillet dernier. Ces projets concernent les provinces et préfectures de Taounate, Taza, Boulemane, El Hajeb, Azrou et Ras El Ma. L'exécution de ces chantiers interviendra après l'approbation des conventions par les services compétents. Un vote majoritaire de 36 voix malgré des réserves exprimées Initié suite à la délibération d'octobre 2025 qui avait validé le principe d'une société dédiée à l'industrie, le projet a fait l'objet de discussions approfondies sur la gouvernance. Des élus de l'opposition au Conseil de la région se sont interrogés sur l'opportunité de multiplier les structures para-régionales, craignant un transfert de compétences vers des entités externes. Ils ont rappelé le manque de visibilité observé dans des cas similaires, citant la Société de gestion des installations sportives ou Fès Région Aménagement, et plaidant pour une application rigoureuse de la loi organique 111.14. Le président du Conseil régional a apporté des précisions visant à dissiper les doutes. Il a présenté la société comme un outil d'exécution et non une aliénation des prérogatives du Conseil, assurant que le contrôle institutionnel demeurerait entier, sur le modèle de l'Agence régionale d'exécution des projets. Soutenu par une étude de faisabilité positive, le dossier a finalement été adopté avec une large majorité de 36 voix contre 3. Mehdi Idrissi / Les Inspirations ECO