Dans un communiqué, l'Agence nationale des eaux et forêts (ANEF) apporte une mise au point concernant des informations faisant état d'une grave maladie touchant les arganiers dans la province de Chtouka Aït Baha. L'Agence affirme, sur la base de diagnostics techniques et de relevés de terrain, qu'il n'existe aucune maladie épidémique virulente menaçant les forêts d'arganiers dans la région. Les symptômes de dépérissement constatés sont très limités et localisés, sans impact significatif sur le couvert forestier. Leur apparition est principalement attribuée à un stress climatique cumulatif : succession d'années de sécheresse, hausse des températures (plus de +2,3 °C par rapport à la moyenne des trente dernières années) et déficit pluviométrique avoisinant 48% en 2023 et 2024. L'amélioration récente de l'humidité a favorisé le développement de champignons secondaires et de lichens sur le bois mort, sans qu'il s'agisse d'une maladie contagieuse. L'ANEF indique poursuivre un programme intégré de suivi, d'analyses, d'interventions sylvicoles, de reboisement et de renforcement de la résilience des écosystèmes face au changement climatique. Elle appelle à se référer aux données scientifiques et aux sources officielles pour une appréciation objective de la situation.