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Les pâtes sont cuites
Publié dans Les ECO le 09 - 03 - 2011

Pour une filière locale qui importe 100% de sa matière première, les temps sont bien durs. La flambée actuelle des cours mondiaux de blé dur, pèsent sensiblement aujourd'hui sur les épaules des fabricants de couscous et pates alimentaires. Les maux sont largement partagés et certaines langues se sont déliées chez plusieurs enseignes, les plus en vue en général dans la minoterie industrielle locale. «Nous avons connu de grands impacts sur les charges de production ainsi que sur le prix de revient», nous explique Tayeb Alaoui, directeur général de Tria. «Nos marges ont baissé à des pourcentages de deux chiffres sur le couscous», soutient Mohamed Khalil, PDG de Dari Couspate.
Un avis partagé par un autre opérateur de la filière. Chez les Grands Moulins de Lissasfa, qui commercialisent la marque Sania, aucun diagnostic de la situation ne nous était encore parvenu à l'heure où nous mettions sous presse. Mais tout semble indiquer que «la conjoncture est difficile pour tout le monde», surtout lorsque c'est Ahmed Ouayach, le président de la Fédération interprofessionnelle des activités céréalières (Fiac), qui l'affirme. Selon lui, «les marges des opérateurs sont en effet devenues très serrées. Ce qui est normal, vu que nous dépendrons encore beaucoup de l'importation en blé dur. Les moindres fluctuations des marchés touchent la filière».
Perspectives serrées
Mais en face de ce tableau -certes conjoncturel mais peu reluisant-, force est de constater que les prix de vente des produits, couscous et pâtes, ont quasi stagné. Une source proche de la filière de la minoterie, explique que «la suppression des droits de douanes sur les importations, que nous avons obtenus en décembre dernier, nous a permis de maintenir les coûts des produits à la normale». Même son de cloche auprès de Tria. Son DG avance «une concertation au niveau de la Fédération nationale de la minoterie, pour maintenir le niveau des prix». D'autres, comme Dari Couspate, parlent «d'une très légère répercussion» -presqu'imperceptible- pour sauvegarder les marges, mais rien de vraiment pesant dans la facture des ménages.
Et la solution ?
Cependant, ce bonheur, pour le consommateur, risque d'être très éphémère. En effet, «malgré la suppression des droits de douanes, si les cours à l'international poursuivent leur flambée, les opérateurs n'auront d'autre choix que de réviser à la hausse les prix sur le marché, aussi bien pour le couscous que pour les pâtes alimentaires», avertit la même source. Cette hausse qui devrait intervenir à partir du «mois de mars prochain», serait due principalement à l'épuisement du stock en blé dur constitué par les opérateurs à partir des récoltes de septembre-octobre 2010 et sur lequel, ils sont en train d'en puiser les dernières graines. Un stock qui va bientôt toucher le fond, face à une production locale qui n'arrive toujours pas «à nous satisfaire en termes de qualité, relative surtout à la couleur», déplore notre source. Comme pour apporter une solution, Ahmed Ouayach, le président de la FIAC, s'exclame : «La solution est pourtant bien là et se trouve au Maroc. Il faut améliorer la qualité et la quantité de la production nationale en blé dur, pour nous libérer des importations. Je pense que le ministère de tutelle est en train de faire des efforts dans ce sens, mais des projets, comme celui de l'agrégation dans la filière céréalière, traînent encore le pas». Le blé sera de plus en plus dur pour les minotiers.
S.F


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