Omra : L'Intérieur met en garde les présidents de communes contre la paralysie des services publics    Zones sinistrées : le mécanisme d'indemnisation activé    Inflation: le Gabon renforce le pouvoir d'achat    Togo : Le PIB par habitant franchit les 1300 dollars    Niger : L'économie inspire confiance    Cyclones à Madagascar : 400.000 personnes touchées    Espagne : cinq morts dans un incendie près de Barcelone    Anne-Claire Legendre nommée Présidente de l'IMA    Coupe de la CAF : l'Olympique de Safi et le WAC s'affronteront en quarts    Le Raja privé d'Adam Ennafati pour environ trois semaines en raison d'une blessure    FC Barcelone : Hansi Flick pointe l'arbitrage après la défaite à Girona FC    Bab Sebta : files interminables et saisies alimentaires à l'approche du Ramadan    AFRIC'ARTECH 2026 : Casablanca, hub africain de la création numérique    Essaouira, capitale vivante du dialogue spirituel    Garou invite Kendji Girac à Rabat et Casablanca pour un Unforgettable Show 2026    La CAF renvoie le dossier des incidents du match Al Ahly–AS FAR au comité disciplinaire    Tourisme : Sefrou se structure enfin pour révéler son plein potentiel    Ambassade du Maroc à Paris : Atteint d'une maladie rare, le petit Nizar reçu en héros de la résilience au quotidien    Inundaciones: -10% en la producción de frutos rojos en Marruecos    La CAF remite el expediente de los incidentes del partido entre Al Ahly y AS FAR al comité disciplinario.    Morocco and Bahrain strengthen cooperation, sign new agreements in Laayoune    Métaux précieux : Steadright Critical Minerals vise le leadership au Maroc    Commerce extérieur : le Maroc exempté des droits de douane en Chine    Ramadan : Mise en service d'un numéro national pour les réclamations des consommateurs    Convention-cadre portant sur la sécurité routière dans le domaine de la livraison    Justice : les audiences reprennent dans les tribunaux après la suspension du projet de loi n° 66.23    Nigeria. Rendez-vous aux urnes le 20 février 2027    Le Conseil de Paix tient sa réunion inaugurale jeudi à Washington sous l'égide du président Trump    Marrakech : le FLAM revient pour une quatrième édition    Rabat : Rencontre avec la délégation religieuse envoyée à l'étranger pour ramadan    Les travaux de la 6e session de la Haute Commission mixte Maroc-Bahreïn, tenue lundi à Laâyoune, ont été couronnés par la signature de plusieurs accords et mémorandums d'entente.    Le Roi, Amir Al-Mouminine, ordonne l'ouverture pour le Ramadan de 157 mosquées    Maroc - Paraguay : la billetterie du choc amical ouvre ce lundi    Intempéries : poursuite du retour encadré des populations évacuées (Intérieur)    Dubaï : Une Marocaine sacrée «Arab Hope maker 2026 »    Match amical des Lions face au Paraguay : lancement officiel de la vente des billets    En direct : Grand Gala du Nouvel An chinois 2026    Le Burundi prend les rênes de l'Union africaine pour 2026    République du Congo : Sept candidatures retenues pour la présidentielle    Commerce Maroc–Russie : Moscou évoque l'impact des sanctions occidentales    Sommet de l'UA: le Maroc toujours engagé pour l'action africaine commune    Mondial 2026 : l'ambassade du Maroc à Washington publie un guide pour les supporters    Le Canada annonce de nouvelles sanctions contre l'Iran    USA : paralysie budgétaire partielle au département de la Sécurité intérieure    « The Bare Bones Show » : Bryan Adams attendu à Rabat et Tanger pour deux concerts acoustiques    « Philosophies d'Afrique » : Rabat accueille la 11e édition des « Rendez-vous de la philosophie »    Bryan Adams se produit au Maroc avec «The Bare Bones Show»    Ramadan sur Tamazight : La fiction et le documentaire s'invitent sur la chaîne amazighe    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Avocats-gouvernement : l'heure de la trêve
Publié dans Les ECO le 16 - 02 - 2026

Après plus d'un mois de paralysie des tribunaux, les avocats suspendent leur mouvement de grève à la faveur d'une médiation gouvernementale. La création d'une commission mixte et le report de l'examen parlementaire du projet de loi 66.23 ouvrent un nouveau chapitre de négociation. Mais derrière l'apaisement affiché, les désaccords de fond sur l'indépendance de la profession et les conditions d'accès au barreau persistent.
Les avocats semblent avoir, provisoirement, enterré la hache de guerre. Mais le conflit est loin d'être définitivement clos. La levée de la grève nationale à compter d'aujourd'hui marque un apaisement, intervenu après l'implication du chef du gouvernement et l'annonce de la création d'une commission mixte chargée de réexaminer le projet de loi 66.23.
La décision de ne pas transmettre le texte au Parlement avant l'achèvement de ces travaux constitue un signal d'ouverture. Elle s'apparente toutefois davantage à une trêve conditionnelle qu'à un règlement de fond. Les avocats attendent des modifications substantielles, notamment sur l'accès à la profession, la limite d'âge et les garanties d'indépendance.
Apaisement des tensions
Après plus d'un mois de suspension des audiences et d'interruption des services, les avocats reprendront le travail à compter de cette semaine. En effet, l'association des barreaux a annoncé la fin de la grève à partir de ce lundi, à l'issue de discussions directes avec le chef du gouvernement autour d'un texte vivement controversé. Bref rappel des faits, la mobilisation avait débuté le 7 janvier pour protester contre le projet de loi 66.23, destiné à réorganiser la profession d'avocat.
Adopté en Conseil de gouvernement le 8 janvier, le texte avait immédiatement suscité une volée de bois vert des barreaux à l'échelle nationale. Le tournant est intervenu avec l'entrée en scène du chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, dans les négociations. Lors d'une récente réunion, le bureau de l'association a examiné les conclusions des échanges entre son président, El Houcine Ziani, et l'exécutif.
Les deux parties sont convenues de mettre en place une commission mixte, placée sous la supervision du chef du gouvernement, et composée de représentants de la profession. Celle-ci devra examiner le projet dans le cadre d'un dialogue responsable et constructif, selon Ziani. Dans l'attente de ses conclusions, les autorités ont décidé de suspendre la transmission du texte au Parlement. La première réunion était prévue vendredi. Pour de nombreux avocats, cette pause ouvre la possibilité de revenir sur des dispositions jugées problématiques.
Points de discorde
Pour rappel, les tensions s'étaient accentuées après l'adoption du projet. Le 6 février, des avocats s'étaient rassemblés devant le Parlement pour en demander le retrait. Ils estiment que plusieurs articles risquent d'affaiblir l'indépendance de la profession et de restreindre son rôle constitutionnel au sein du système judiciaire.
Le ministère de la justice, de son côté, défend une réforme présentée comme nécessaire pour moderniser le cadre juridique réglementant l'exercice. Selon ses responsables, des règles plus précises en matière d'accès et de pratique permettraient d'améliorer la gouvernance et de renforcer la qualité des services juridiques. Au cœur du différend figure l'accès à la profession.
Le projet impose l'obtention d'un master ou d'un diplôme équivalent en sciences juridiques, la réussite à un concours d'entrée dans un institut de formation, puis l'accomplissement d'un stage obligatoire. La limite d'âge, fixée entre 22 et 40 ans au moment du concours, cristallise également les critiques. Les avocats s'interrogent sur l'équilibre entre exigence de mérite et égalité des chances.
Certains redoutent qu'une centralisation accrue de l'organisation professionnelle, si elle facilite la gestion administrative du barreau, n'en réduise la capacité d'alerte, de résistance et de négociation. Autre point sensible, le lien établi entre le droit d'exercer et le paiement des impôts ainsi que des cotisations professionnelles.
De nombreux avocats craignent qu'un tel mécanisme ne restreigne leur capacité à travailler en cas de contentieux administratifs ou de retards. Ils dénoncent également l'instauration de nouvelles obligations administratives et de dispositifs de contrôle susceptibles, selon eux, de porter atteinte au principe cardinal d'indépendance.
Maryem Ouazzani / Les Inspirations ECO


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.