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Casablanca: la plage de Aïn Diab est une honte (VIDEO)
Publié dans Le Site Info le 20 - 07 - 2019

“S7ab el parasolalats” persistent et signent, sans vergogne, sur les plages de la Corniche Aïn Diab, à Casablanca! Ceci, quelques mois seulement après le renouvellement urbain des lieux. Et les petits arbustes plantés par-ci, par-là ne sauraient cacher la laide forêt synonyme de l'aspect désolant, voire catastrophique, des lieux censés être de joyeuse villégiature estivale. Des lieux devenus exigus, inconfortables et sales!
De plus, les beaux kiosques ont disparu. Les toilettes publiques, gratuites ou payantes, sont aux abonnés absents, en attendant Godot. Et les pauvres estivants doivent se déplacer au café le plus plus proche, à presque 1,5 km de la plage, afin que leurs enfants puissent satisfaire un besoin naturel pressant.
Quand à la chaussée, qui s'est rétrécie comme peau de chagrin, elle ne permet plus de stationner quelque part. Par conséquent, l'on est obligé d'avoir recours au parking du Morocco mall pour garer son véhicule, en contrepartie de sommes sonnantes et trébuchantes exigées par les dizaines de “gilets jaunes”, impolis, agressifs et cupides.
Et qu'en est-il de la plage elle-même? Elle ne mérite plus son nom de “plage”, mais est devenue un souk populaire, un camp de parasols et de chaises occupant, illégalement et impunément, l'espace maritime public et loués à des prix inouïs. Quant aux eaux de la mer, elles sont polluées et ressemblent plus à un marécage qu'à l'onde bleue et limpide de l'Atlantique.
Toute cette anarchie ambiante n'incommode pas seulement les estivants bidaouis ou ceux venus d'autres villes du Royaume. Elle déplaît également et gêne aux entournures ceux que l'on croyait en profiter pécuniairement: les propriétaires de ce campement de parasols et de chaises.
Ainsi, deux parmi ces derniers, Mohamed et Youssef, ont expliqué à Le Site info le pourquoi et le comment de cette situation chaotique des plages de la nouvelle Corniche Aïn Diab. Nos interlocuteurs, cumulant plus de deux décennies d'exercice, pointent l'absence d'autorisations, depuis deux ans, permettant d'exploiter légalement l'espace maritime public. Profitant alors de ce manque de cadre légal, n'importe qui a planté ses parasols et posé ses chaises partout, en contrepartie de sommes abusives que les vrais professionnels n'approuvent pas.
Afin de pallier cette situation anarchique, Youssef lance un appel au Conseil de la ville dans le but de renouveler les autorisations et de repenser un cahier des charges à même de restructurer le secteur.
De son côté, Mohamed ne comprend pas les mesures prises par certains walis et gouverneurs de villes côtières d'interdire la location du matériel de plage et d'offrir gratuitement des parasols aux estivants. Pour lui, cette initiative va priver des dizaines de familles de leurs seules et maigres ressources de subsistance quotidienne.
“Cela fait 24 ans que nous subsistons. Et il nous est impossible, en un tour de main, de chercher un autre job”, se plaint-il. Et de rappeler que l'on pouvait, dans le temps louer des espaces par l'intermédiaire d'appels d'offres du Conseil de la ville. De même que les vrais professionnels avaient la confiance des estivants. Ces derniers savaient que leurs affaires étaient en sécurité.
“Mais maintenant, à cause de cette interdiction et de l'absence d'autorisations, nous ne pouvons plus ni assurer la sécurité des gens, ni intervenir contre de potentiels voleurs, vu notre présence devenue illégale. Ceci, sachant que la police à elle seule ne peut être présente tout le long de la côte et que nous étions ses auxiliaires”, précise Mohamed.
Par ailleurs, des estivants abordent dans le même sens en déclarant que les plages de Aïn Diab étaient mieux loties avant. La propreté existait, ont-ils affirmé à La Site info, les chaises et les parasols étaient loués à des prix abordables et l'on pouvait également se servir de son propre matériel de plage sans nulle inquiétude, désagrément ou chantage.
Ce n'est plus le cas pour l'heure et, sur les réseaux sociaux, les critiques se multiplient et pointent la situation catastrophique de la côte de Aïn Diab. Les 100 millions de dirhams gaspillés dans le renouvellement urbain n'ont pas servi à grand chose, s'insurgent des internautes, alors que les plages de Aïn Diab restent les seuls lieux de détente pour les Casablancais, en cette saison estivale.
La Corniche bidaouie se meurt! Qu'attendent les responsables pour la conduire en salle de réanimation et de la sauver avant qu'elle ne trépasse pour de bon?
L.A. / Reportage Hamza Bamou et Bassma Zamani


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