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Grève des transports Climat d'hésitation chez les syndicats
Publié dans Le Soir Echos le 20 - 09 - 2010

Pas de mouvements notables durant la fin de la semaine dernière.
Les craintes persistent pour cette semaine.
La balle est dans le camp des autorités.
nouaim sqalli
L
e ministère de l'Equipement et des transports, les opérateurs du secteur et les autorités locales dans les grandes villes du Maroc étaient tous sur le qui-vive en fin de semaine dernière. Tout le monde attendait les retombées de l'appel à la grève lancé par bon nombre de syndicats des transporteurs, à quelques jours de l'entrée en vigueur du Code de la route. Finalement, il y a eu plus de peur que de mal. À en croire des sources dignes de foi, il n'y a pas eu de grands blocages au niveau des grands centres et axes logistiques. Ports, marchés de gros, gares routières ont gardé une activité plus ou moins normale. Tout dépendait en effet, des centrales syndicales à Casablanca et Rabat. Les antennes régionales et les syndicats dans les autres villes et régions attendaient de voir la décision des quartiers généraux pour réagir à leur niveau. En l'absence de grande envergure dans les capitales administrative et économique, les autres villes (Marrakech, Fès, Meknès restaient calmes). Cela ne veut pas dire que le risque lié à la grève n'est plus à prendre en compte. En effet, plusieurs n'annonceront le «planning» de grève qu'au courant de cette semaine. D'autres, attendent encore pour entamer les premières actions. Si les centrales à Casablanca et Rabat lancent le mouvement, les antennes ne tarderont pas à suivre. Ministère, autorités locales et professionnels du secteur, font actuellement du wait & see. C'est en fonction de ce que feront les syndicats que se dessinera la réaction officielle. Mais le ministre de l'Equipement et des transports, Karim Ghellab, a choisi de faire une contre-attaque médiatique avant que les syndicats qui lui tiennent tête entament leurs éventuelle grève. Dans une déclaration à la première chaîne nationale juste après la tenue du conseil de gouvernement de la semaine dernière, le Ministre à indiqué que le Code de la route est bel et bien validé par le Parlement et qu'il n'est plus question d'y modifier quoi que ce soit. Il a précisé que l'ensemble des mesures inscrites dans la loi et les dispositions qui leurs sont liées, ont été convenues avec les professionnels des transports, suite à de longues séries de discussion. Ghellab a considéré dans la même déclaration que tout appel à la grève est dans ce contexte infondé.
Les syndicats qui prônent la grève remettent une couche sur les dispositions considérées comme «injustes, tels que le cumul des sanctions, les sanctions privatives de liberté pour les accidents sans dommages physiques, le retrait du permis pour les professionnels». En plus, les syndicats mettent en avant leurs craintes de l'application du Code de la route sans engagement du gouvernement de limiter «la corruption et le clientélisme qui dominent le secteur». Un problème qui touche non seulement les professionnels mais tous les citoyens. Les transporteurs parlent également «d'engagement sociaux non tenus» de la part du gouvernement dans le volet social les concernant.
Au-delà de ces doléances, que déclinent les syndicats, bon nombre de transporteurs estiment que les tentatives de changement des disposions du Code de la route n'est qu'une perte de temps. Quoi qu'il en soit, le texte est validé au Parlement et sa modification s'avère difficile. Ils attendent maintenant comment les nouvelles dispositions seront appliquées, et craignent particulièrement le comportement des policiers et gendarmes sur les routes. Bon nombre de transporteurs, ne comptent faire grève que si les agents de la circulation véreux utilisent le nouveau code pour faire chanter davantage les transporteurs. Ce wait & see des transporteurs devrait durer deux à trois mois après l'entrée en vigueur du Code de la route.
La balle est désormais dans le camp de la police et des gendarmes. C'est à eux de veiller à l'application exacte des dispositions du Code de la route. Si les pratiques de corruption et de chantage qui ne sont un secret pour personne s'aggravent. De nouveaux blocages de la logistique nationale devront intervenir. En parallèle, routiers et conducteurs doivent également laisser tomber les pratiques frauduleuses d'antan et respecter les nouvelles dispositions.


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