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« La comédie est un genre difficile »
Publié dans Le Soir Echos le 03 - 08 - 2011

Après le succès de « Number One », Zakia Tahiri co-signe avec Ahmed Bouchâala « Marh'ba », un téléfilm diffusé ce soir sur 2M à 22h20. Il dit la complexité humaine des préjugés enfouis dans l'inconscient collectif, à travers le mariage d'une jeune Marocaine avec un immigré. Interview sans détours avec la réalisatrice.
Pourquoi avez-vous choisi le thème d'un mariage entre une Marocaine et un immigré ?
Il s'agit simplement de notre histoire à Ahmed et moi-même. Lui n'a pas eu l'occasion de rencontrer mes parents mais moi, j'ai connu les siens. Il était intéressant d'évoquer, au départ, le sujet à travers la rencontre de deux personnages tels que Mina et Saïd. Ils font connaissance à Paris, Mina Berrada (Fatym Layachi) appartient à une grande famille marocaine, c'est une jeune diplômée de l'université et Saïd (Kamal Benyahya) est acteur, «beur» d'origine marocaine de Oujda. Les deux jeunes gens rentrent au Maroc avec le projet de se marier. L'organisation de leur mariage est confiée à la mère de Mina (Mouna Fettou) et la veine de thème propres à Marivaux ou à Beaumarchais tient à cet indéniable ressort : nous sommes en présence d'un grand classique version marocaine, particulièrement complexe à faire.
La complexité est-elle due à la rencontre des deux familles totalement opposées ?
Pas uniquement. Si les parents de Mina sont de riches bourgeois marocains, modernes et libéraux; face à eux se profilent les parents de Saïd, immigrés traditionalistes qui tiennent une boucherie hallal à Toulon. Après leur arrivée chez les Berrada, au plus fort des préparatifs du mariage, ces deux familles que tout oppose vont se découvrir mais aussi se confronter. Il s'agit d'un sujet épineux, comme je l'ai dit précédemment, qui correspond à nos vies : je suis issue d'une grande famille marocaine et Ahmed est originaire d'une famille rurale d'Algérie. Nous avons également conscience du mépris et du regard dénué de complaisance parfois porté sur les immigrés.
Le second aspect complexe revient au temps de tournage, qui est d'une durée de douze jours avec un budget de téléfilm. C'est un signe évident d'audace de la part de 2M. Mais, nous avons toujours pensé «Marh'ba» en termes de cinéma, nous avons utilisés une technique cinématographique et non pas de téléfilm, ce que nous aimons faire, Ahmed et moi-même.
Avez-vous tourné en studio ?
Non. Après de longues recherches qui se sont avérées fructueuses, nous avons finalement découvert une magnifique villa, vierge de tout tournage. Cette maison impliquait que nous lui accordions une réelle importance car elle incarne un personnage à part entière.
Que vous ont inspiré vos retrouvailles avec Ahmed Bouchâala, avec qui vous avez co-réalisé «Marh'ba» ?
Nous avons eu énormément de plaisir à nous retrouver à travers ce projet. Ce téléfilm est le fruit d'un travail très pointu. On oublie évidemment la difficulté éprouvée à certains moments de tournage, qui est pareille à celle d'un accouchement ! «Marh'ba» nous a, de plus, conforté à tourner des plans-séquences de 28 minutes; exactement comme pour un film prévu pour le grand écran. C'était une totale jubilation avec les acteurs, c'est véritablement un film d'interprétation, qui laisse une grande part au jeu d'acteur. La comédie est de surcroît un genre difficile, il n'est pas aisé de susciter le rire chez tous. La mise en scène s'est attachée à la simplicité, sans aucun goût pour les fioritures.
Les différentes chaînes rivalisent de nouveaux programmes pendant le ramadan, êtes-vous sensibles à cet intérêt pour les téléspectateurs marocains ?
Absolument. Il y a une volonté de garder la fidélité du public car avec la présence du satellite, le téléspectateur est libre de passer à nombre d'autres films. Mais le public marocain est sans conteste génial et répond toujours favorablement à une production nationale. Il est généreux mais sait toutefois se montrer difficile s'il est déçu. Le travail d'un téléfilm est gratifiant et louable; il permet de ne pas attendre de financements et surtout de touchers le grand public. Là où un film espère 2 millions de spectateurs, un téléfilm peut être vu par 3 à 10 millions de téléspectateurs.


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