Dans son rapport « Dirty Laundry 2 », Greenpeace épingle 14 grandes enseignes dont Puma, Calvin Klein, Adidas, Lacoste ou encore Ralph Lauren. La substance incriminée menace la fertilité des hommes. L'impact écologique est également alarmant. Qu'en est-il au Maroc ? Avis aux amateurs marocains de grandes marques. Adidas, Puma, Ralph Lauren, Calvin Klein, Lacoste ou encore H&M peuvent vous coûter rien de moins que votre fertilité ! La nouvelle est tombée comme un couperet. Et c'est Greenpeace qui vient de faire éclater ce qui s'apparente à un véritable scandale. En effet, l'ONG vient de publier une enquête «Dirty Laundry 2 » dont les résultats font froid dans le dos : la présence dans les produits de 14 grandes marques de textile, habillement et prêt-à-porter, de traces de substances chimiques toxiques. Aux marques précitées s'ajoutent Nike, Converse, Gap, Kappa, Uniqlo and Youngor et Li-ning. Selon l'ONG, « les hommes et les animaux peuvent subir des troubles hormonaux au niveau de leurs organes de reproduction. Leur fertilité ainsi que leur croissance sont également menacées, puisque la quantité détectée de cette substance est bien au-dessus de la limite acceptée». Les contrôles effectués au niveau de l'importation ne sont pas sûrs. La substance en question : les éthoxylates de nonylphénol (NPE), fréquemment utilisés comme détergent dans de nombreux processus industriels et dans la production de textiles synthétiques. Si cette substance a été interdite en Europe en 2005, au Maroc, elle reste autorisée. Joint par Le Soir Echos, le ministère de la Sante et la Douane sont restés injoignables. Toutefois, au niveau du ministère du Commerce, de l'industrie et des nouvelles technologies, on nous confie qu'une révision de la norme a été opérée hier vu le caractère récent de la menace. «Le laboratoire fera ses analyses dans les jours qui viennent et nous dévoilera si une interdiction sera nécessaire ou pas», nous confirme Abdellah Nejjar, directeur de la qualité et de la surveillance du marché au sein du ministère. Un véritable test pour ce service, puisque le risque pour la santé publique, à en croire l'ONG Greenpeace, est énorme. Sans parler des risques environnementaux. Sur ce registre Mehdi Lahlou, militant écologiste, président de l'Association pour un contrat mondial de l'eau et également professeur en sciences économiques, pointe du doigt le manque de moyens des services de répression de fraude et de la Douane. «Les contrôles effectués au niveau de l'importation ne sont pas sûrs. Ce contrôle n'est pas pointu et on procède, la plupart du temps, à des contrôles par sondage. De plus, Il y a un énorme risque au niveau du marché noir, comme les marchés de Bab el Had à Rabat ou Derb Ghallef à Casablanca », nous déclare Lahlou. Du coté du ministère, on confirme que chaque importation est sanctionnée par un contrôle minutieux et que le nombre de ces contrôles avoisine les 60 000 actuellement. De plus, «Ce risque hormonal est très grave et catastrophique. Il faut que la société civile monte au créneau pour pousser à l'interdiction de ce genre de produits nocifs», s'alarme Lahlou. Effectivement, l'une des associations les plus influentes au Maroc est en train de prospecter sur le terrain et prépare sa riposte. «Comme pour le Mélanine ou le Paraden, nous allons procéder à des études terrain et de prospection. Et il s'avère que le produit présente des risques pour le consommateur, il devra être interdit d'importation. Et nous ferons tout pour», déclare Bouazza Kherrati, président de l'association marocaine de l'orientation et de la protection des consommateurs (AMOPC). Quoi qu'il en soit, les consommateurs sont invités à vérifier les étiquettes des vêtements achetés. Surtout pour les sous-vêtements qui contiennent les éthoxylates de nonylphénol. Ceci, en attendant l'interdiction à l'importation tant souhaitée… Aucun article en relation ! Merci Si HAFIDI pour l'information du public.