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La croissance verte, moteur de l'économie | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 30 - 10 - 2012

L'intégration de l'environnement dans les politiques économiques favorisera la croissance et le développement des ressources naturelles dans les pays méditerranéens. C'est là la principale conclusion du dernier rapport sur la croissance verte en Méditerranée.
Une bonne gestion des ressources en eau devrait engendrer une hausse de la production agricole.
Le Rapport Med 2012 intitulé « Vers une croissance verte en Méditerranée », publié par le Centre pour l'intégration en Méditerranée expose les bienfaits du mariage économie-environnement. Une relation gagnant-gagnant pouvant déboucher sur une multitude d'opportunités. « Le lien entre l'environnement et l'économie est au cœur des enjeux auxquels sont confrontés tous les pays du bassin méditerranéen. Le niveau actuel de la dégradation environnementale est insoutenable et inefficace (...) Les politiques de croissance verte favorisent des processus de croissance plus efficaces dans l'usage des ressources, plus propres et plus résistants, sans pour autant les ralentir ». D'après les experts, une combinaison efficiente de ces deux éléments permettra de répondre à la forte demande dans les pays méditerranéens. « Une stratégie politique reposant sur la croissance verte pourrait contribuer à la réalisation des projets de développement dans les pays du Sud et de l'Est de la Méditerranée (PSEM), en améliorant la productivité des actifs naturels et autres facteurs de production, tout en réduisant les externalités négatives de la dégradation de l'environnement qui touchent de manière disproportionnée les ménages les plus pauvres et les couches les plus vulnérables de la population » indique le rapport.
Favoriser l'économie d'énergie
Pour étayer leurs propos, les spécialistes dressent les potentielles retombées dans plusieurs secteurs. Ainsi, l'installation d'enveloppes éco-énergétiques sur les nouveaux bâtiments pourrait réduire d'ici 2030 les coûts énergétiques et les émissions de CO2 et en même temps créer prés de 1,3 million d'emplois dans les domaines du bâtiment, de la construction et des travaux d'entretien dans les PSEM. Autre secteur porteur, l'irrigation. En effet, une bonne gestion des ressources en eau devrait engendrer une hausse de la production agricole et favoriser la sécurité alimentaire dans la région. « Les technologies permettant d'améliorer l'efficacité de l'eau, tels que l'irrigation au goutte à goutte et les biocarburants issus de produits dérivés agricoles, sont facilement accessibles et peu coûteuses. Leur usage à grande échelle profiterait aux producteurs et aux consommateurs en réduisant les coûts et en augmentant la compétitivité internationale des entreprises locales (...) ». Le secteur des déchets solides offre également une niche d'opportunités car, selon les estimations, la production de déchets devrait connaître une hausse de 50% au cours des 15 prochaines années. Afin de contenir cette plus-value qui comporterait des ressources valorisables, il incombe aux municipalités de « moderniser leurs systèmes de gestion des déchets (...) La valorisation des déchets par compostage permettrait de générer une valeur ajoutée supplémentaire». Le Maroc a déjà amorcé ce virage avec la mise en place de la deuxième phase du Projet nationale de gestion des déchets ménagers (PNDM).
Création d'emplois
La mise en place de stratégies économiques respectant les normes environnementales peut créer de nombreux emplois dans ces pays où 30 % de la population a moins de 15 ans. Une alternative face à une demande de plus en plus croissante. « Au cours des deux prochaines décennies, 30 à 40 millions d'emplois devront être créés pour maintenir le taux d'emploi actuel dans les PSEM. Pire, souligne le rapport, « plus de 80 % des nouveaux arrivants sur le marché de l'emploi dans le milieu euro-méditerranéen habiteront dans le sud de la Méditerranée. Sans création d'emplois c'est bien la stabilité sociale qui sera menacée ». À cet égard, le rapport cite les résultats d'une étude réalisée cette année par le Conseil économique et social du Maroc et qui table sur la création d'environ 100 000 emplois dans le royaume d'ici 2030, dans le secteur des énergies renouvelables, l'efficacité énergétique, la gestion des eaux usées et des effluents liquides ainsi que la gestion des déchets solides urbains. Toutefois, il existe un revers de la médaille. « La croissance verte permet la création d'emplois, mais elle en supprime aussi. Par exemple, les gains enregistrés dans le secteur des énergies renouvelables s'accompagnerait probablement de pertes dans les industries pétrochimiques » d'où la nécessité de mettre en place des stratégies « pour réduire les coûts de la main-d'œuvre par rapport aux actifs naturels, mais également des politiques efficaces pour renforcer les compétences de celle-ci », précise le rapport. Pour relever ces nombreux défis, les responsables préconisent la mise sur pied d'un programme régional qui couvrira plusieurs secteurs d'activité. « Si l'économie verte peut également être une économie efficace, alors les grandes politiques de la région méditerranéenne doivent être élaborées dans ce sens, pour se faire, les politiques de croissance verte devraient être inscrites à l'ordre du jour des réunions des ministres des Finances ».
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