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Tindouf ou le nouveau goulag | Le Soir-echos
Publié dans Le Soir Echos le 17 - 12 - 2012

Au Conseil de sécurité de l'ONU où il préside les travaux consacrés cette semaine à la crise du Mali, Saad Dine El Otmani, ministre des Affaires étrangères semble ne pas mâcher ses mots, ni faire dans les finasseries. Ses déclarations l'ont précédé avant même qu'il ne monte sur le podium.
Ils sont de plus en plus nombreux à franchir les miradors pour se risquer à travers des longs kilomètres dans le désert pour rejoindre le Maroc.
Non content d'avoir parqué et séquestré des Marocains originaires du Sahara dans les camps de Lahmada et Tindouf, le gouvernement algérien vient de prendre la décision d'ériger un mur sables autour des camps de séquestration avec l'objectif avoué de les empêcher de s'enfuir. Car, ils sont de plus en plus nombreux à tromper la vigilance des gardes, à franchir les miradors pour se risquer à travers des longs kilomètres dans le désert et arriver, enfin, épuisés, démunis à la frontière du Maroc, leur terre natale.
Echanges de visites familiales
Ils sont de plus en plus nombreux également à crier leur détresse avec fureur, sans rencontrer le moindre écho. Car la communauté internationale, propagande algérienne oblige, reste sourde à leurs appels. Il y a cinq ans, sous l'égide du Haut Commissariat pour les Réfugiés des Nations unies, Maroc et polisario avaient entériné un accord pour faciliter les échanges de visites des familles sahraouies entre Tindouf et Lâayoune. Ces opérations, ces voyages se déroulent à bord d'avions frappés des couleurs de l'ONU. Jusqu'ici, elles ont connu un succès indéniable, et sont devenues un des « critères » substantiels de ce que l'ONU appelle, non pas le rapprochement – tant s'en faut – mais la « normalisation » par temps de conflit. Il reste que la tentation est de plus en plus grande chez beaucoup pour ne plus retourner à Tindouf, préférant rester au royaume du Maroc. C'est le cas notamment de 7 membres de la tribu Rguibat-Souaed qui viennent de décider de fausser compagnie aux forces de la Minurso et ont choisi de s'installer à Smara. Cette décision porte à conséquence et interpelle, à coup sûr, les responsables à tous les niveaux. Elle témoigne, en effet, de leur volonté d'échapper, puisque l'occasion leur en a été donnée, au système de répression instauré dans les camps de Tindouf. Mais aussi du climat de violence qui y sévit et dont la communauté mondiale, sans cesse avertie, devrait tôt ou tard prendre la réelle mesure. Avec ses miradors, ses vigiles, une culture de la peur instaurée et entretenue par la sécurité algérienne, Tindouf est devenue une sorte de Kolyma... où, déployée par les services algériens et leurs stipendiés du polisario, la « faux mortelle fauche tout le monde » ! Qu'ils aient choisi de ne plus y retourner nous en dit de nouveau long sur la répression terrible qu'ils ont subie et dont ils conservent, comme beaucoup d'autres, les vifs stigmates. Cette dimension de la tragédie de Tindouf, la communauté internationale l'ignore, la méconnaît et préfère l'ignorer. Beaucoup de pays, de gouvernements et de peuples sont demeurés dans l'ignorance totale de ce dossier douloureux, accrochés par la propagande du polisario et de l'Algérie sur l'aspect diplomatique du conflit du Sahara.
L'implication de l'Algérie
En lui-même, ce conflit en cache un autre. La face immergée de l'iceberg comme on dit ! En novembre 1975, au lendemain de la Marche verte, suivie par la libération du Sahara et les accords de Madrid signés le 14 du même mois, une poignée de membres du polisario avaient été conduits à Tindouf, en territoire « algérien » dans les fourgons de l'armée algérienne, présente et même active en sous main dans la région. Cette dernière avait également embarqué de force un convoi de familles sahraouies... On pouvait compter ces familles sur les doigts de la main...En février 1976, soit trois mois après, dans l'âpre bataille diplomatique qui avait suivi, des affrontements violents avaient eu lieu à Amgala entre les Forces Armées Royales et l'armée algérienne au cours desquels des soldats algériens étaient capturés. La bataille d'Amgala donnait la preuve si besoin que l'Algérie – dirigée alors par feu Boumediene – était non seulement « intéressée» par l'affaire du Sahara, mais impliquée jusqu'au cou et, polisario ou pas, elle resterait le protagoniste et l'adversaire central du Maroc. Le gouvernement algérien et ses propagandistes parlent de « réfugiés de Tindouf », là où la réalité des violations devrait les appeler les « séquestrés », captivés dans leurs corps et âmes. Nous avons dit qu'ils étaient quelques groupes et, pourtant, quelques années après, aux environs de 1983-1988, ils sont devenus 100 000 « réfugiés » , affublés du titre de « peuple sahraoui ». La vicieuse propagande algérienne, par presse interposée, campagnes dans les couloirs des instances mondiales aidant, en avait fait le « peuple martyre » pour lequel toute la machine de guerre algérienne, militaire, diplomatique et financière était déployée d'un bout à l'autre de la planète. En réalité, suite à trois longues sécheresses entre 1983 et 1986 survenues comme un chape sur le Sahel, ils étaient des milliers de nigériens, de maliens, de touaregs et de mauritaniens qui avaient voulu fuir les affres du rude climat et choisissaient la transhumance... Devenus aussitôt la proie du polisario et des militaires algériens, ils étaient incorporés de force dans les rangs du polisario dont ils grossissaient involontairement le nombre. Tant et si bien que ses dirigeants en prenaient leurs aises pour invoquer le chiffre de 80, 100 ou même 120 000 « sahraouis », fourvoyant ainsi l'opinion mondiale... Cette réalité constitue la part d'ombre du dossier du Sahara, elle est le reflet d'une double méprise : l'ignorance par la communauté mondiale, le mépris à l'égard des séquestrés de Tindouf. Quant au beau principe de l'autodétermination du « peuple sahraoui » dont Alger fait son cheval de bataille, il est bafoué quand il s'agit de peuple touareg qui se bat depuis des décennies pour être reconnu. Alger défend ou feint de défendre becs et ongles l'intégrité territoriale du Mali, mais elle combat celle du Maroc...
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