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OCP, une stratégie audacieuse qui intègre les aléas
Publié dans Le Soir Echos le 24 - 06 - 2013

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Depuis sa création en 1921, le chiffre d'affaires du leader mondial des phosphates a fluctué au gré du marché des matières premières, sans que le Maroc en tire tous les bénéfices potentiels. Cantonné à l'exportation de la roche brute, la valeur-ajoutée des produits transformés échappait à l'économie nationale. Pendant que le prix de la tonne restait relativement bas, le prix de l'énergie et des produits agricoles passait par des phases de hausse et de repli successives, captant de la valeur à chaque cycle. Dans une industrie cyclique comme celle du phosphate, l'idée était de remonter la chaîne en proposant des produits transformés et aussi en essayant de lutter contre l'érosion des prix. Pour rappel, le prix de la tonne qui tournait autour de 12 dollars s'est envolé à 68 dollars dans les années 70, entraînant un plan d'investissements massif par le Maroc, contrecarré par la chute brutale à 30 dollars qui a eu des répercussions sur le budget national et qui a duré jusqu'en 2006 date à laquelle Mostafa Terrab a amorcé une valorisation des prix au-delà de 100 dollars. En 2008, une hausse de tous les marchés de matières premières a vu s'envoler le prix de la tonne de phosphate à 400 dollars et celle de deux intrants indispensables à la chaîne de production, ammoniac à 1200 dollars et soufre à 800 dollars. Lors de sa présentation au Parlement, Mostafa Terrab a présenté les prévisions pour le marché des phosphates et présenté son plan pour absorber la baisse de prix prévue pour 2011/2012. Hormis la flambée de 2008 qui s'est traduite par un chiffre d'affaires exceptionnel, le meilleur résultat de l'entreprise reste incontestablement celui de 2012. La chute initialement prévue n'ayant eu lieu qu'en 2013, à cause du retard pris par les concurrents, saoudiens essentiellement, et la reprise, prévue autour de 2015/2016 ont été intégrées dans la stratégie par l'entreprise qui a consacré une part importante de ses revenus aux investissements pour capter au mieux les effets de la hausse de la demande attendue. Sur le plan international, malgré ce bas de cycle, OCP résiste mieux que ses concurrents. Malgré la baisse du chiffre d'affaires prévue, le résultat d'OCP s'est amélioré grâce à une meilleures gestion des coûts de production et l'entreprise a apporté 9,6 milliards de dirham entre dividendes et taxes au budget national en 2012. Pour sa contribution à l'économie nationale, OCP a vu sa part dans les exports passer de 15,8% sur la période 2000-2005 à 22,9% sur la période 2006-2012, pendant que sa part du PIB passait de 3 à 4,7% avec une hausse significative des produits transformés (0,8 à 1,6% pour les fertilisants et 1,2 à 1,8% pour l'acide phosphorique). En conséquent la contribution à l'amélioration des réserves de change est impressionnante, avec un bond de 7% en 2003 à 27% en 2012. Phénomène qui s'explique aussi par la dégradation de la balance commerciale. La clé de ces performances s'explique pour Mohamed Soual, chief economist d'OCP, par « la mise en place d'une stratégie industrielle, la maîtrise de la performance, l'investissement dans le capital humain, le programme de transformation industrielle et la mise en place du slurry pipeline qui permettra de passer de 8 à 1 dollars par tonne sur l'acheminement vers le site de Jorf el Asfar et enfin par l'amélioration de la valeur-ajoutée. » L'objectif étant de doubler la part de marché engrais d'OCP, de « 10 à 20% du marché mondial », étant entendu que la part globale (tous produits confondus) d'OCP se situe autour de 30% actuellement. En d'autres termes, le bas de cycle actuel, prévu et intégré dans la stratégie OCP ne doit pas occulter les performances de l'entreprise, ni sa capacité à profiter au mieux de la reprise qui s'annonce, grâce à une politique volontariste basée sur un effort important sur les investissements technologiques et humains.

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