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Scandale Daniel : quand facebook mobilise la rue
Publié dans Le Soir Echos le 13 - 08 - 2013

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Presque 75% des Marocains sont connectés à Internet, soit par ADSL, ou par 3G. Le Maroc est à la tête des pays arabes sur le nombre des pages créées et référencées. il dépasse de loin des pays qui ont le double de sa population comme l'Egypte. Le Maroc compte plus 5 millions d'utilisateurs sur le réseau social Facebook et compte presque 100 000 utilisateurs du réseau social Twitter davantage dédié aux leaders d'opinion.
« Quelques heures seulement après l'annonce de l'information de la grâce royale d'un pédophile espagnol, plusieurs centaines de milliers d'internautes marocains sont touchés par la nouvelle, plusieurs pages sont créées sur Facebook et le Hashtag #Danielgate est devenu un Trend mondial grâce à l'appui d'humanistes étrangers. Le lendemain les Marocains étaient déjà dans la rue dans plusieurs villes pour qu'un jour après le palais réagisse favorablement et annule la grâce. Tout simplement une première dans l'histoire du Maroc », explique pour Le Soir échos Reda El Ourouba, ingénieur et influenceur sur les réseaux sociaux, le rôle des réseaux sociaux dans la construction de ce consensus.
Ce jeune qui a été derrière plusieurs initiatives à fort impact sur le Web affirme que : « entre un gouvernement totalement muet et absent, si ce n'est pour matraquer les indignés marocains et un certain délai de la réaction du cabinet royal qu'on aurait pu éviter, plusieurs charognards des misères humaines se sont dressés non pour remettre le pédophile en prison, non pour consoler les familles des victimes mais surtout pour profiter de cette opportunité pour attaquer la monarchie et tous ainsi un Hashtag #Mafrasich a également vu le jour. » avant de rajouter : « en effet, #Mafrasich fut une réaction au premier communiqué du palais, une sorte de refus des explications données. Il a vite connu un grand succès chez ceux qu'on appelle les nihilistes, mais également chez certains islamistes qui ont profité de cette occasion pour remettre en question le droit de grâce du Roi à la lumière de la Charia. »
« Il y avait le Roi et le web »
Marouane Harmach, directeur associé du cabinet Consultor spécialisé en intelligence économique, veille et nouveaux médias, affirme que : « les réseaux sociaux (Facebook et Twitter) ont eu un rôle important dans la médiatisation de l'affaire baptisé #Danielgate qui a été le Hashtag ou le mot d'ordre pour la mobilisation et la médiatisation sur les plans national et international. » avant de rajouter que ces réseaux sociaux :
« ont permis l'organisation des différentes actions sur le terrain, organisation des manifestations, coordination logistique, diffusion des images et des vidéos de la répression des sit-in à Rabat et Nador. »
Très vite des pétitions sont lancées sur le Web demandant d'annuler la grâce royale pour certaines et la réincarnation du pédophile pour d'autres. Tous étaient unis et unanimes quant à la condamnation de la libération provocatrice du pédophile espagnol. Pour El Ourouba : « il n'y avait plus de divergence entre idéologies, plus de concurrences politiciennes, plus de conflit générationnel, plus rien ne divisait les Marocains sur ce dossier, à mon avis, une seule chose départageait tout ce peuple indigné : l'instrumentalisation du dossier. »
El Ourouba affirme que l'opinion électronique a été chauffée à blanc par plusieurs petits facteurs et qu'une puissante vague était née sur le Web et n'avait pu trouver d'autre interlocuteur que la monarchie, « toute les autres institutions brillaient par leur absence. Il y avait le Roi et le Web. »
Marouane Harmach affirme de son côté que : « les réseaux sociaux ne créent pas une opinion, c'est un support et un canal qui permet de diffuser un message. Effectivement, face à des organes de presse conventionnels (papier, TV et radio) sclérosés et sous contrôle, les réseaux sociaux constituent un espace de liberté, d'information des citoyens et de mobilisation ». Il ajoute : « ces nouveaux médias constituent de réels alternatifs aux citoyens d'accéder aux informations sans un contrôle préalable de l'Etat et de sa propagande ou des influences des pouvoirs économiques et des lobbies. Je pense que tout le monde est conscient de l'importance des médias sociaux. Cette affaire a démontré l'incapacité des médias conventionnels à assurer leur rôle d'information de manière professionnelle et objective. Le média citoyen que constitue les médias sociaux vient de naître», conclut-il.
Désormais rien ne se produira plus dans le monde sans passer par Internet. Même après le Printemps arabe, certains préfèrent rester dans leur zone de confort et doutent encore de l'impact qu'Internet peut avoir sur nos rues, sur nos vies et sur les politiques.


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