Sortie du Trésor à l'international : Les conditions "de plus en plus difficiles" (Jouahri)    Préparatifs Mondial-2022 / Maroc-Paraguay (0-0) : Un match nul plein d'enseignements    Botola Pro D1 et D2 : Le programme    le prince héritier Mohammed ben Salmane nommé Premier ministre Politique    «Le bleu du caftan» de Maryam Touzani représente le Maroc dans la présélection des Oscars    Santé : Un contrat-programme pour la création de près de 16 000 emplois industriels au Maroc    Maroc – Paraguay : Composition officielle des Lions de l'Atlas    Murcie : La sélection du Maroc U20 de football s'impose face au Chili    Tanger-Med: saisie de pièces en or d'une valeur de plus de 500.000 dirhams    Abdellatif Hammouchi reçoit le patron de la Sûreté nationale en Mauritanie    فيروس كورونا : الحالة الوبائية تتميز بانتشار جد ضعيف للفيروس بالمغرب    Maroc : 9 morts après la consommation d'alcool frelaté, 2 arrestations    Une caravane de l'Association Moltaka B'ladi pour la citoyenneté cible 950 bénéficiaires    Santé : le Groupe AKDITAL met en service sa 12éme infrastructure de santé à Sidi Maarouf    Le Gabon présidera le Conseil de sécurité de l'ONU à partir du 6 octobre    Shakira va être jugée en Espagne pour fraude fiscale    Vidéo / Festival « Symphonyat » : A la rencontre d'artistes de la 2ème édition    Inclusion financière des artisans :convention entre le ministère du Tourisme et Crédit agricole    «Ormindo», un opéra baroque le 30 septembre à Rabat    Sefrou: Clôture du 20ème Festival national des pommes d'Imouzzar Kandar    Covid-19 : l'épidémie poursuit son déclin au Maroc    Nul fou mais en trompe-l'oeil entre Angleterre et Allemagne    Le Conseil de la concurrence dénonce l'absence de toute concurrence sur les prix et la forte concentration du marché    Sommet de la Ligue arabe: le ministre algérien de la Justice reçu par Nasser Bourita    Le Maroc lance un appel à l'Algérie pour reprendre le processus des tables rondes    Football pour amputés: «L'équipe nationale en stage de préparation en Turquie»    Politiques culturelles. Le Maroc participe aux travaux de Mondiacult de l'UNESCO    Béni Mellal: plusieurs blessés dans un terrible accident d'autocar (PHOTOS)    M. Akhannouch représente SM le Roi Mohammed VI aux funérailles d'Etat de l'ancien Premier ministre japonais feu Shinzo Abe    Pénuries alimentaires et crise financière aggravée en Tunisie    L'Italie a voté – à l'extrême droite, craintes en Europe    Ukraine : les «référendums» auront des «conséquences» sur la sécurité des régions annexées, dit le Kremlin    Sitel et Majorel abandonnent leur projet de fusion    Voici le temps qu'il fera au Maroc, ce mardi 27 septembre 2022    Le programme complet du Festival Moga, cinq jours de fête et une soixantaine d'artistes    Fakhreddine Rajhi fait l'éloge de Walid Regragui    Abdelfattah El Harraq, une figure du sport à la télé, est décédé    Le torchon brûle entre le comédien Taliss et «un collègue» (PHOTO)    Le 1er Rabie-I 1444 correspond au mercredi 28 septembre 2022, Aid Al Mawlid Annabaoui célébré le dimanche 9 octobre    La Bourse de Casablanca démarre dans le vert    BMCE Capital lance un fonds pour le financement des startups marocaines innovantes    Zone euro : La BCE prévoit de poursuivre la remontée de ses taux d'intérêt    Le Malawi élimine le trachome, une maladie tropicale qui provoque la cécité (OMS)    Interview avec Nawal Sfendla : « L'Everest est mon rêve ultime »    DGSN: Hammouchi exige de ses hommes plus de réactivité dans le traitement des plaintes    Tunisie: Un nouveau parti politique annonce son boycott des prochaines législatives    Washington cherche à appuyer une réforme improbable du Conseil de sécurité    Le Roi Mohammed VI adresse un message de condoléances à la famille de feue Aïcha Ech-Channa    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Faut-il craindre une nouvelle grogne sociale à cause du pain ?
Publié dans Le Soir Echos le 19 - 08 - 2013

Vous êtes ici : Actualités / A La Une / Faut-il craindre une nouvelle grogne sociale à cause du pain ?
Après l'augmentation du prix du lait, les Marocains craignent que l'on touche à celui du pain. Le risque d'une éventuelle hausse du prix de ce produit alimentaire de première nécessité est bien réel. La Fédération nationale de la boulangerie et pâtisserie du Maroc (FNBPM) a brandi cette arme fatale si leurs revendications ne sont pas satisfaites. « Nous avons deux options. Soit l'arrêt de l'activité soit l'actualisation du prix du pain. Selon la loi de la concurrence, le prix du pain est libre. Nous avons donc le droit de relever le prix du pain », menace le président de la Fédération nationale de la boulangerie et pâtisserie du Maroc (FNBPM), Lahoussine Azaz. Il poursuit : « Les professionnels prendront la décision lors d'une réunion prévue la semaine prochaine à Settat ».
La Fédération nationale de la boulangerie et pâtisserie du Maroc réclame du cabinet de Benkirane l'application des promesses de l'ancien gouvernement. Pour rappel, Abbas El Fassi a réussi en octobre 2011 à convaincre le bureau de la Fédération nationale de la boulangerie et pâtisserie du Maroc de maintenir le prix du pain durant quatre ans en contre-partie d'un contrat-programme visant la restructuration et la modernisation du secteur.
Principal acquis : la réduction des coûts de production
L'accord a été paraphé par le ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime, le ministre de l'Emploi et de la formation professionnelle, le ministre de l'Industrie, du commerce et des nouvelles technologies et le ministre délégué chargé des affaires économiques et générales, et par le président de la Fédération nationale de la boulangerie et pâtisserie du Maroc.
« Le contrat-programme a été signé avec l'Etat et non avec des personnes du gouvernement. L'actuel gouvernement devra prendre ses responsabilités et honorer les engagements de l'Etat. Pour nous, ce contrat-programme est un acquis », insiste Lahoussine Azaz, qui confie avoir envoyé au chef de gouvernement une lettre de demande d'audience. Abdelilah Benkirane a répandu favorablement à la demande des professionnels. « Une réunion est prévue la semaine prochaine. Nous espérons que le chef de gouvernement répondra favorablement à notre revendication qui est la mise en application du contrat-programme qui ne nécessite aucune enveloppe financière mais plutôt un courage politique. Nous avons déjà rencontré les ministres Aziz Akhanouch et Nizar Baraka qui nous ont assuré que le contrat-programme sera appliqué mais jusqu'à ce jour rien n'a été concrétisé», poursuit Lahoussine Azaz. En effet, l'accord cadre ne prévoit pas d'enveloppe financière. Il cible plutôt un accompagnement du secteur via le programme Rawaj pour le développement du commerce intérieur, dans le but de diversifier les produits, de même qu'il porte sur la libéralisation des prix et la liberté de concurrence. Le principal acquis pour les professionnels est l'allégement des charges comme la réduction du coût de l'énergie. En contre partie, les professionnels du pain se sont engagés à maintenir le prix du pain à 1,20 DH.
Quel risque ?
Une éventuelle augmentation du prix du pain a été évoquée lors des discussions sur la réforme de la caisse de compensation. L'Etat subventionne la farine dite nationale de blé tendre de moindre qualité ( elle a une couleur noire contrairement à la farine de luxe de couleur blanche). Le ministre de l'Intérieur, Mohand Laenser, s'y est opposé. Pour lui, le pain est synonyme de stabilité sociale. Les tragiques émeutes de 1981 à Casablanca, connues sous le nom « des émeutes du pain », sont toujours vivaces dans les esprits. Flash-back. Nous sommes en juin 1981. Le gouvernement décide la baisse des subventions sur des produits de première nécessité. Les prix de la farine, l'huile, le beurre et le sucre entre autres connaissent une augmentation importante. En guise de protestation, la CDT décrète le 20 juin une grève générale. La situation dégénère en manifestations et en sanglantes émeutes dans plusieurs villes surtout à Casablanca. L'intervention de l'armée s'est soldée par la mort de plusieurs dizaines de manifestants. Benkirane prendra-t-il le risque de provoquer une nouvelle tension sociale ? La balle est dans son camp.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.