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Merkel rejette toute perte d'influence après l'annonce de son départ
Publié dans Libération le 31 - 10 - 2018

Angela Merkel a rejeté mardi les craintes de la voir perdre en influence dans le monde à la suite de l'annonce de son retrait progressif du pouvoir en Allemagne, alors que la course à sa succession est pleinement lancée.
"Je pense que cela ne changera pas l'influence dans les négociations internationales. Au contraire, j'ai même plus de temps pour me concentrer sur les tâches de cheffe du gouvernement", a déclaré la chancelière à Berlin lors d'une conférence de presse avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi.
Au pouvoir depuis 13 ans, Angela Merkel a été contrainte lundi d'amorcer sa retraite politique après un énième revers électoral de son parti lors d'un scrutin régional en Hesse.
Il est venu confirmer sa popularité déclinante au plan national du fait notamment de sa politique migratoire.
Elle a annoncé que son actuel mandat de chancelière s'achevant en 2021 serait le dernier et qu'elle se retirerait dès décembre de la présidence de son mouvement démocrate-chrétien (CDU), alors qu'elle avait jusqu'ici considéré que les deux fonctions étaient liées.
Malgré ses assurances, les craintes en Allemagne de la voir progressivement s'affaiblir sur le plan intérieur comme sur le plan international sont réelles.
"Le rôle dirigeant de Mme Merkel dans l'Union européenne pourrait appartenir désormais au passé", juge Lüder Gerken, analyste au Centre de politique européenne (CEP), un institut allemand.
Du coup, beaucoup doutent de la capacité de la dirigeante au record de longévité au pouvoir en Europe occidentale à se maintenir encore trois ans en poste jusqu'au terme de son mandat.
"Le règne de Merkel s'achève", titre mardi Bild, le quotidien le plus populaire d'Allemagne. "L'ère Merkel touche à sa fin", lui fait écho le journal Süddeutsche Zeitung.
Même le président de la Chambre des députés, et ancien ministre des Finances de la chancelière, Wolfgang Schäuble, a exprimé des doutes.
"La législature actuelle doit durer encore trois ans. Nous verrons bien si cela sera effectivement le cas", a-t-il dit à la chaîne publique Deutsche Welle.
Pour l'ancien ministre des Affaires étrangères Sigmar Gabriel, le fragile gouvernement de coalition actuel entre conservateurs et sociaux-démocrates et la chancelière risque de tomber au printemps prochain.
"Au plus tard après les élections européennes en mai, cela devrait être le cas", a-t-il dit à l'hebdomadaire Die Zeit.
La dirigeante de la première économie en Europe franchira un premier pas décisif vers la sortie dans un peu plus d'un mois quand elle passera la main à la tête de l'Union chrétienne-démocrate (CDU) qu'elle préside depuis dix-huit ans.
Deux candidats pour la remplacer se sont déclarés dès lundi, la secrétaire générale du parti, Annegret Kramp-Karrenbauer, surnommé "AKK" ou la "Merkel de la Sarre", sa région d'origine, et le ministre de la Santé, Jens Spahn.
Un troisième les a rejoints officiellement dans la course mardi: Friedrich Merz, un ancien rival de la chancelière qu'elle avait écarté sans ménagement dans le passé et qui rêve de prendre sa revanche.
"Nous avons besoin d'un nouveau départ et de renouveau", a-t-il dit.
Lui et Jens Spahn sont des adversaires de la ligne politique d'Angela Merkel, tenants d'un coup de barre à droite du parti démocrate-chrétien qui se serait trop déplacé sur la gauche et aurait permis ainsi l'essor de l'extrême droite antimigrants.
Jens Spahn en particulier, un admirateur du chancelier autrichien Sebastian Kurz qui gouverne avec l'extrême droite, a critiqué la décision d'Angela Merkel de faire entrer plus d'un million de demandeurs d'asile dans le pays en 2015 et 2016.
Mme Annegret Kramp-Karrenbauer, considérée aujourd'hui comme favorite, est elle une proche de la chancelière. Mais un quatrième candidat pourrait émerger bientôt, le dirigeant de la puissante région de Rhénanie du Nord-Westphalie, Armin Laschet.
Le parti CDU désignera le ou la remplaçante d'Angela Merkel à sa tête début décembre en congrès.


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