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Le Maroc, l'un des trois marchés émergents les plus prometteurs pour le secteur automobile au monde
Publié dans Libération le 22 - 01 - 2019

Le Maroc constitue l'un des trois marchés "les plus prometteurs" au niveau mondial pour le secteur de l'industrie automobile, a souligné l'ambassadeur du Royaume en Espagne, Karima Benyaich.
"En quelques années, le Royaume est devenu le premier producteur d'automobile au niveau continental avec 340.000 véhicules par an", a ajouté Mme Benyaich dans un entretien à "Auto Revista", publié dans le cadre d'un dossier spécial consacré par le magazine espagnol, dans son dernier numéro, à l'essor de l'industrie automobile marocaine, rapporte la MAP.
Un total de 26 projets ont été approuvés l'an dernier pour un investissement total de 1.300 millions d'euros dans ce secteur, dont un accord avec le constructeur automobile français Renault pour augmenter l'approvisionnement en composantes locales à 55%, a déclaré encore la diplomate marocaine au média espagnol.
Ainsi, le Maroc est désormais l'un des trois marchés émergents les plus prometteurs pour le secteur automobile dans le monde, aux côtés de la République tchèque et du Vietnam, offrant de grandes opportunités d'affaires aux constructeurs automobiles, a-t-elle dit.
Le Royaume a réussi, en quelques années, à faire de l'industrie automobile l'un des moteurs de son économie grâce notamment à la captation des investissements étrangers, a souligné Mme Benyaich, notant qu'en 2012, le Maroc a attiré le Groupe Renault, qui dispose déjà de deux lignes de production à Tanger, en plus de l'usine de sa filiale Somaca à Casablanca, tandis que Groupe PSA ouvrira une usine à Kénitra avec une capacité initiale de 200.000 unités par an.
L'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi a récemment annoncé la modernisation et le doublement de la capacité de production de la Somaca à Casablanca pour atteindre 160.000 unités contre 80.000 actuellement à l'horizon 2022, a-t-elle poursuivi, notant que l'implantation de Renault à Tanger a été "le brise-glace" qui a ouvert la voie à l'essor que connaît actuellement l'industrie automobile au Maroc.
Ses fournisseurs lui ont emboîté le pas en s'installant dans le Royaume, tirant profit des avantages qu'offre le Maroc notamment sa logistique, sa proximité de l'Europe, et son port de Tanger-Med, entre autres, dans un écosystème qui fonctionne parfaitement, a précisé Mme Benyaich.
Dans la même veine, elle a fait savoir que le Groupe PSA produira son premier véhicule marocain en mars 2019, notant qu'il s'agit d'un véhicule conçu au Maroc par des ingénieurs et designers marocains parmi les 1.600 ingénieurs travaillant pour PSA au Maroc.
Evoquant l'installation dans le Royaume du constructeur chinois de véhicules électriques BYD, Mme Benyaich a fait savoir que le géant chinois compte lancer au Maroc son écosystème de transport électrique, dans le cadre d'un accord de partenariat signé fin 2017 entre le Royaume et cet acteur majeur, pionnier des secteurs des énergies renouvelables et de la mobilité électrique.
Il s'agit d'une première étant donné que la production sera destinée à la fois à approvisionner le marché local et à l'exportation, a relevé la diplomate marocaine, notant que l'usine devrait s'étendre sur 50 hectares au sein de la nouvelle ville industrielle de Tanger et créer environ 2.500 emplois directs.
Avec cette unité, "nous souhaitons clairement nous positionner dans le secteur de la voiture électrique en développant un écosystème comprenant la fabrication de batteries, de monorails électriques, ainsi que de voitures légères, d'autobus et de camions, dans l'objectif de produire 100.000 véhicules par an, 400 bus/camions et 100 wagons", a-t-elle dit.
Ce projet "constitue un pas de plus dans le cadre des nombreuses actions entreprises sous le leadership de SM le Roi Mohammed VI, avec un engagement constant en faveur de l'environnement et de la lutte active contre le changement climatique", a-t-elle dit.
Le Maroc envisage d'atteindre 18.500 millions d'euros à l'exportation à l'horizon 2025, avec une capacité production d'un million de véhicules par an, a relevé encore Mme Benyaich, soulignant que le Royaume entend ériger l'industrie automobile, premier secteur exportateur avec un chiffre d'affaires à l'export de près de 6.500 millions d'euros en 2017, en un véritable vecteur de développement.


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