Coronavirus : 136 nouveaux cas, 15.464 cas au total, samedi 11 juillet à 10h    Météo: le temps prévu ce samedi 11 juillet au Maroc    7 destinations insolites à visiter cet été    Dialogue social: un 2ème round aura lieu    Le plan de relance au menu d'un sommet européen    Loi de finances rectificative: Benchaâboun présente son deal    Laftit reçoit les professionnels du tourisme aujourd'hui    Covid19: 115 nouveaux cas au Maroc, ce vendredi à 10h00    Automobile: Un frémissement des ventes qui peut être salutaire    Tourisme : la Tunisie et l'Egypte prennent de l'avance sur le Maroc    Examen du PLFR en commission à la Chambre des représentants    Nasser Bourita : L'accès au territoire national, une opération exceptionnelle    Erdogan provoque les chrétiens    Huiles végétales, sucre et produits laitiers font grimper les prix mondiaux des produits alimentaires    L'OMDH préoccupé par les relations du Maroc avec Amnesty International    La chimère des espaces verts : Casablanca à l'agonie    Athlétisme: Drôle de meeting et un gros bug à Zurich    Real Madrid: Marcelo indisponible trois semaines    Une série de réunions de la DTN pour développer le football national    Musée Mohammed VI d'Art moderne et contemporain    Reprise des activités à la Maison de la culture de Béni Mellal    "Papicha" au Festival du cinéma arabe de Séoul    Mohamed Benabdelkader : La réforme du système judiciaire passe par l'amélioration des conditions de travail des magistrats    Driss Guerraoui porté à la présidence du Réseau Afrique des maisons de la francophonie    Le Cameroun n'a pas encore donné son accord officiel pour la tenue du dernier carré de la C1    Votre quotidien Al Bayane en kiosque dès ce lundi 13 juillet    Association nationale des médias et éditeurs: Nouvelle vague d'adhérents    Exceptionnelle pour les frontières et progressive pour les mosquées : La vraie réouverture se fait désirer    Adoption de projets de loi sur les établissements de crédit et la CCG    Enseignement: Il est temps de mettre en œuvre le système de la loi cadre    Alaa Eddine Aljem présente son « Miracle du saint inconnu » à Séoul    RAM: voici le programme des vols exceptionnels à partir du 15 juillet    Les ministres arabes se félicitent des efforts déployés par le Maroc    Mahi Binebine, Giosuè Calaciura, Souad Labbize boycottent la cérémonie de remise    US Round Up du vendredi 10 juillet – DeSantis, De Niro , Mode & Covid19, NBA, Hôpitaux    Benzema élu joueur du mois en Espagne    Champions League: voici les affiches des quarts (PHOTO)    Alerte météo: la canicule se poursuit dans ces villes du Maroc    La 2ème session du bac sera-t-elle annulée au Maroc ?    L'Homme refuse d'être libre    Messages de condoléances du Roi Mohammed VI au Roi d'Arabie Saoudite et au Président ivoirien    Gims raconte son « Malheur Malheur »    Le Maroc intègre la communauté andine en tant que membre observateur    Bus de Casablanca. Le PJD agent commercial d'Erdogan    Le roi Mohammed VI a envoyé un message au roi Salmane    Le président ivoirien a reçu un message du roi Mohammed VI    De nouveaux bains de sang évités en Tunisie    Guerre mémorielle autour de l'ancienne basilique Sainte-Sophie    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





L'Afrique interpellée par les réformes à apporter, les financements à assurer et les tensions à régler
Publié dans Libération le 11 - 02 - 2019

Le 32ème Sommet de l'Union africaine s'est tenu dimanche à Addis-Abeba en présence du Maroc qui a été représenté à ce rendez-vous africain par une importante délégation composée notamment du chef du gouvernement Saad Dine El Otmani et du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita.
La question du Sahara marocain a été évoquée lors de ce sommet par le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat. «Je me félicite de la relance, sous les auspices des Nations unies, du processus de recherche d'une solution au conflit du Sahara», a-t-il souligné jeudi dernier à l'ouverture de la session ordinaire du Conseil exécutif de l'UA.
«Les Marocains doivent se méfier de Moussa Faki, même si dans son discours, il a réitéré la position officielle de l'UA et que le rôle de celle-ci est d'appuyer les efforts du Secrétaire général de l'ONU en application de l'importante décision du 31ème Sommet tenu à Nouakchott en 2018 et lors duquel l'UA avait affirmé que le dossier du Sahara marocain doit être traité exclusivement et uniquement par l'ONU», a mis en garde Moussaoui Ajlaoui, expert associé au Centre d'études pour l'Afrique et le Moyen-Orient (AMES Center) dans une déclaration à Libé avant de rappeler que Moussa Faki était le chef de la diplomatie du Tchad et qu'il avait joué «un rôle négatif lors du Sommet de Kigali en 2016».
Le chercheur marocain a appelé la diplomatie marocaine à redoubler la vigilance pour déjouer les manœuvres de l'Algérie ou de l'Afrique du Sud qui pourraient instrumentaliser le Conseil de paix et de sécurité.
Il a, par ailleurs, mis l'accent sur plusieurs défis auxquels fait face l'UA.
Le premier est celui de la réforme de cette organisation régionale et de ses instances. Selon lui, une commission chargée de cette question a été mise en place en 2016 et présidée par le président du Rwanda Paul Kagamé. Elle avait présenté une proposition de réforme articulée notamment autour de la nécessité de tenir un seul sommet annuel et des sommets extraordinaires le cas échéant et la réduction du nombre des commissions. «La réforme est une nécessité vitale pour l'UA», a expliqué notre interlocuteur. Et de préciser : «Mais cette réforme dépend largement des rapports de force en Afrique. A titre d'exemple, l'Algérie et l'Afrique du Sud ont la mainmise sur plusieurs instances de l'UA telles que le Conseil de paix et de sécurité et la Cour africaine. Est-ce que ces pays sont prêts à céder leur pouvoir ? C'est la grande question et le grand défi pour la réforme».
Le deuxième défi a trait au financement. Selon Moussaoui Ajlaoui, les deux tiers des financements de l'UA proviennent des dons et des aides étrangers. «Ceci constitue une insulte à l'UA et entrave son action». Une taxe de 0,2% sur les importations pour la financer a été proposée, mais elle est difficilement applicable pour le moment, selon lui.
Un article publié par Jeune Afrique et mis en ligne sur son portail vendredi dernier a évoqué cette question en soulignant que «pour éviter de se retrouver dans une situation de trop grande dépendance vis-à-vis des contributions de ses membres ayant les économies les plus florissantes, comme ce fut le cas à l'époque de Mouammar Kadhafi, l'institution panafricaine a entrepris de se doter d'un nouveau barème de contributions. Son principe ? Mieux répartir celles-ci entre les plus grandes économies et les plus petites».
Le troisième défi concerne la mainmise de l'Algérie sur le Conseil de paix et de sécurité et le fait que l'UA est incapable de résoudre les foyers de tension en Afrique.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.