Dialogue social : Le ministre de l'intérieur convoque les centrales les plus représentatives    Elaboré par le ministère chargé de la réforme de l'administration et de la fonction publique : Un guide pour expliquer l'expropriation    Les anglais manifestent contre May et pour un nouveau Brexit…    Maroc-Argentine : l'enjeu du «jamais 2 sans 3»    CAN-2019 (U23): Le Maroc éliminé par la RD Congo    Hervé Renard : Le match contre l'Argentine "sera certainement difficile"    Tournoi de Golf Presse Agadir: Une rencontre de convivialité!    Tuberculose. 30.000 personnes atteintes chaque année    Fès rend hommage à ses femmes    L'enquête russe derrière lui, Trump promet de prendre sa revanche    Le Pentagone débloque 1 milliard de dollars pour le mur de Trump    Quelle médiocrité !    Le Maroc et l'Espagne renforcent leur coopération judiciaire    Foot : Des trains et des prix spéciaux pour Maroc-Argentine    BMCE Bank of Africa et Mastercard lancent de nouvelles cartes intelligentes de paiement    Sahara marocain : Franc succès de la Conférence ministérielle africaine de Marrakech    Face à Xi Jinping, Macron, Merkel et Juncker cherchent une unité européenne    Enseignants contractuels. Pas de concession gouvernementale    Dakhla : Interdiction de la récolte du couteau en raison de teneurs anormales de biotoxines marines    La HACA et son homologue de l'Union des Comores s'allient    Ryad Square ouvre en avril    Région de Rabat-Salé-Kénitra : Les nuitées touristiques en hausse de 7% en 2018    Météo : De fortes rafales de vent et des vagues dangereuses mardi et mercredi    La «Tbourida» candidate à la liste du patrimoine culturel immatériel de l'Unesco    Brexit: Theresa May joue sa dernière carte    Incitation à la violence contre les femmes : L'AMDH réagit au clip de Mr Crazy    Al-Khelaïfi, discret, puissant, mais de plus en plus fragilisé    CAN 2019 : Les 24 équipes connues    La CEA recommande l'alignement des politiques budgétaires sur le cycle économique    Intervenant lors de l'université populaire sur «La démocratie linguistique et culturelle au Maroc»    L'indicible quotidien des migrants en région du Nord    La cassette audio n'a pas dit son dernier mot    Les Etats-Unis autorisent le premier médicament contre la dépression post-partum    Indicateurs conjoncturels mitigés au début de l'année    Qualifs Euro-2020 Fortunes diverses pour l'Allemagne et la Croatie    Le rôle de la littérature est-il simplement de se poser des questions?    Insolite : Graffeur pro-Trump    "Emwas" Des souvenirs en reconstruction    Météo : Attention, ça va souffler…    Le 18ème Festival international du cinéma d'animation se poursuit jusqu'au 27 mars : Les moments forts de l'ouverture    JETMODE, l'événement mode de l'année !    FICM de Tétouan 2019 : «La sueur des palmiers» de Radwan El-Kashef ouvre le bal    Un Kenyan sacré meilleur enseignant du monde    Californie. Un incendie dans une mosquée fait le lien avec Christchurch    Session régionale du Parlement de l'enfant à Fès    Divers    Messi officiellement forfait pour Maroc-Argentine    Israël: une roquette frappe à Tel-Aviv, cinq blessés    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Les conditions de travail demeurent précaires à l'échelle mondiale
Publié dans Libération le 16 - 02 - 2019

Les mauvaises conditions de travail sont le principal problème mondial de l'emploi, a relevé l'Organisation internationale du travail (OIT) dans son dernier rapport, intitulé : « Emploi et questions sociales dans le monde – Tendances 2019 ».
Dans ce doucement, rendu public récemment, l'OIT a constaté que les progrès accomplis pour réduire le chômage dans le monde ne s'accompagnent pas systématiquement d'une amélioration de la qualité de l'emploi.
« La mauvaise qualité de l'emploi est le problème majeur auquel sont confrontés les marchés mondiaux du travail, des millions de personnes étant contraintes d'accepter de travailler dans de mauvaises conditions », a soutenu l'organisation.
Selon les données recueillies par l'OIT, la majorité des 3,3 milliards de personnes qui occupaient un emploi en 2018 déplorent l'absence de sécurité économique, de bien-être matériel et d'égalité de chances.
A ce propos, Damian Grimshaw, directeur du Département de la recherche de l'OIT, a rappelé que «700 millions de personnes vivent dans une situation d'extrême pauvreté ou de pauvreté modérée, bien qu'elles aient un emploi». Ce qui tend à démonter qu'«avoir un emploi ne garantit pas toujours un mode de vie décent», a-t-il soutenu.
Il ressort ainsi du rapport qu'«au rythme actuel des progrès effectués, l'objectif du travail décent pour tous, tel qu'énoncé dans les objectifs de développement durable (ODD), et notamment l'objectif 8, semble impossible à atteindre dans de nombreux pays», a estimé l'OIT relevant qu'un certain nombre de déficits majeurs en matière de travail décent perdurent.
Dans son rapport, l'organisation a noté également que certains nouveaux modèles commerciaux, notamment ceux qui sont favorisés par les nouvelles technologies, menacent de compromettre les résultats existants sur le marché du travail – dans des domaines tels que l'amélioration de la formalité et de la sécurité de l'emploi, la protection sociale et les normes du travail – à moins que les décideurs relèvent le défi.
Des problèmes mis en évidence dans ce rapport, l'OIT a relevé celui de l'absence de progrès accomplis pour réduire l'écart entre le taux d'activité des hommes et celui des femmes.
En effet, « le taux d'activité des femmes n'est que de 48%, contre 75% pour celui des hommes. Les femmes représentent également une part beaucoup plus importante de la main-d'œuvre potentielle, sous-utilisée », a-t-elle indiqué.
A souligner que le rapport pointe aussi la question de l'emploi informel qui demeure aussi répandu, avec un chiffre effarant de 2 milliards de travailleurs – soit 61% de la main-d'œuvre mondiale – classés dans cette catégorie, peut-on lire dans un communiqué de l'agence.
Enfin, le rapport fait observer que plus de 20% des jeunes, âgés de moins de 25 ans, sont non scolarisés ou sans emploi ni formation. Des chiffres peu flatteurs d'autant plus qu'ils traduisent une situation compromettant leurs perspectives d'emploi à l'avenir.
Pour autant, tout n'est pas sombre dans ce rapport qui met aussi en évidence quelques poches de progrès.
En effet, «si l'économie mondiale réussissait à éviter une récession majeure, le chômage pourrait continuer de baisser dans de nombreux pays», selon l'organisation relevant un fort recul du nombre de travailleurs pauvres au cours des 30 dernières années. Une tendance observée, en particulier, dans les pays à moyen revenu.
A ces signaux positifs et encourageants, il faut également ajouter celui faisant état d'un accroissement du nombre de personnes scolarisées ou en formation.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.