Saisi du compte bancaire du Raja    Tarifs douaniens: Les fabriquants de chaussures contre la procédure de Trump    12 morts et 1.946 blessés dans des accidents de la circulation en une semaine    Nike accusé de contrefaçon    Meknès. Un inspecteur de police fait usage de son arme pour arrêter un individu    La tension militaire mobilise le CCG et l'Opep    Violence dans les stades: Le débat encore (re)lancé    Accès à l'information: La génération data va consolider le droit...!    Parlement: Les conseillers peinent sur leur propre règlement    L'aide à l'éducation, un modérateur    Jésus, une grande figure biblique du Coran - Episode 7: Le Temple de Jérusalem    Le roi Mohammed VI adresse un message de condoléances à la famille de Tayeb Bencheikh    En Libye, la guerre est aussi économique    L'UNPL en rangs serrés    Arsenal a une longueur d'avance dans le dossier Ziyech    Divers sportifs    Divers    L'environnement de la sphère publique marocaine, impact sur la communication    Niki Lauda, miraculé de la F1, meurt paisiblement à 70 ans    Tous les bienfaits santé du poivre    La santé visuelle des chauffeurs professionnels objet d'une campagne médicale    S.M le Roi inaugure un Centre médical de proximité à l'arrondissement de Sidi Moumen    La CGEM octroie son label RSE    Ces tournages qui ont tourné au drame : Harry Potter et les Reliques de la mort    La faune et la flore à l'honneur lors de la journée internationale des musées    Adil Fadili : Les séries policières suscitent un intérêt grandissant du public    Huawei : Nouvelle salve de Washington contre Pékin    Autriche : Le chancelier Kurz confronté lundi à une motion de censure    Elections : Des dirigeants européens se mobilisent contre les populistes    Maradona appelle à boycotter un film sur lui    Conseil des ministres arabes de la Santé. Le Maroc réélu au bureau exécutif    Le Musée national d'histoire naturelle de Rabat célèbre la journée internationale des musées    La RSB fait l'essentiel à Berkane face au Zamalek, en attendant la confirmation au Caire    Nouveau coup dur pour Huawei    1998: retour des Lions pour une place au quart…    Seedorf : Le Maroc favori de la CAN    Aéroport Fès-Saiss : Hausse du trafic des passagers à fin avril 2019    OCP : Le chiffre d'affaires grimpe de 20%    Artcom'Sup intègre la World Design Organization    Lahoucine Bardaouz, un talent pluriel    L'autre dans le cinéma    Numérisation du système judiciaire : Signature d'une convention entre le barreau de Casablanca et la CDG    Côte d'Ivoire : Atlantique Assurances, filiale de la BCP, lance une offre dédiée aux agriculteurs de coton    PAM. Crise autour du 4e congrès national    Bouskoura : Trois ouvriers meurent par asphyxie dans un canal des eaux usées    L'enseignement supérieur passe au mode grève    Insolite : Soyez "gentils" avec la police nigériane    Vidéo – Coupe de la CAF : Le RSB marque un magnifique but dans le temps additionelace au Zamalek    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Au Cap, des blessés de la vie apprennent à "voler" sur les vagues
Publié dans Libération le 20 - 02 - 2019

Il y a un an, une vague d'une violence inouïe a brisé le cou de Pamela Hansford. Depuis, cette amatrice de surf sud-africaine est dans un fauteuil roulant. Mais malgré le traumatisme et le handicap, elle a osé remonter sur une planche.
Un matin d'été austral, près de la ville du Cap. La septuagénaire enfile sa combinaison pour braver l'eau glacée de la pointe sud de l'Afrique. Elle s'allonge sur une planche, assistée par plusieurs surfeurs chargés de la guider.
"Au tout début, j'étais totalement terrifiée", confie Pamela Hansford, cheveux blancs coupés courts. Mais dès sa deuxième tentative, elle se régale, emportée par les rouleaux qui viennent s'échouer au pied des cabines multicolores de la plage de Muizenberg.
"C'est formidable, vraiment spécial d'être sur l'eau et de sentir de nouveau le mouvement", raconte-t-elle, euphorique.
Grâce à une école de surf locale, Surf Emporium, qui propose des cours pour personnes souffrant de handicaps physiques, mentaux ou psychiques, la septuagénaire a pu redécouvrir les plaisirs de la glisse.
"Que vous soyez un surfeur en pleine possession de vos moyens ou une personne avec un handicap, que ce soit la dixième ou la première fois que vous surfiez, la joie est toujours la même et ça me donne la chair de poule", explique Roxy Davis, une star du surf en Afrique en Sud, qui enseigne désormais ce sport et a fondé l'école.
Ant Smyth, champion sud-africain de "surf adapté", l'accompagne dans l'aventure. Paralysé du bras droit depuis un accident de voiture à l'âge de 5 ans, les médecins lui ont suggéré de faire du paddle pour l'encourager à utiliser ses deux mains.
"Je n'ai jamais pagayé avec les deux mains mais le plaisir l'a emporté", se souvient-il. Dans sa chambre d'enfant, il y avait des posters du Sud-africain Shaun Tomson, ex-champion du monde dans les années 70. "Enfant, je me mettais au bout du lit et je prétendais surfer", raconte Ant Smyth.
A Muizenberg, il accompagne désormais sur les vagues les blessés de la vie.
"Avant, je disais aux enfants: +si vous cherchez des problèmes, vous les trouverez, le meilleur moyen est d'éviter les règles de sécurité+", se rappelle Pamela Hansford, kinésithérapeute de profession et surfeuse depuis l'enfance.
Le 4 janvier 2018, elle s'est élancée dans l'eau sans même jeter un coup d'oeil à la météo, la force du vent, la direction de la houle et la puissance des vagues. "Je n'arrive pas à croire que j'ai pu être aussi stupide. C'était les grandes marées..."
Après sa longue hospitalisation et de nombreuses heures de rééducation, Pamela retrouve petit à petit l'usage de ses bras. Elle ne pourra sans doute plus jamais faire du bodyboard sans aide, mais Surf Emporium lui redonne un temps sa liberté.
C'est maintenant au tour de Finn, un garçon de 9 ans atteint d'autisme et de paralysie cérébrale, de se lancer. L'équipe de Surf Emporium explique à sa mère, Chloe Murdoch, comment bien le positionner sur la planche. Chloé hésite. Les vagues semblent bien trop puissantes. Mais la mère et le garçon osent finalement entrer dans l'eau, encouragés par les surfeurs.
En l'espace de quelques minutes, Finn parvient même à glisser, sans assistance, allongé sur la planche.
"Quand vous surfez, vous ne cherchez pas à atteindre un objectif pédagogique, vous profitez juste de votre enfant", témoigne Chloé.
"On a tellement peu d'occasion de ce genre quand on a des enfants avec des besoins spécifiques. Là, on avait l'impression de voler. C'était fantastique !"


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.