Gouvernement. El Ouafi lâche la migration    Akhannouch appelle à favoriser l'emploi des jeunes    Marrakech devient, pour deux jours, capitale mondiale de la Justice    Maroc Telecom : progression de 10% des abonnés    Jouahri primé à Washington pour la troisième année consécutive    Etablissements et entreprises publics : Un investissement prévisionnel de plus de 101 milliards de dirhams en 2020    Liban : Les manifestants ne décolèrent pas    Recherche scientifique. Un nano-satellite universitaire envoyé pour deux ans dans l'espace    Une belle leçon des joueurs botolistes    Dernier tour qualificatif pour le CHAN-2020 : Le Maroc se qualifie haut la main    Météo : Fortes pluies dans plusieurs régions du Maroc    Agadir célèbre la tolérance en musique    Production alimentaire : Le Maroc a atteint «un bon niveau» de couverture de ses besoins    Top Performer RSE 2019. Attijariwafa bank distingué    Chambre des représentants. Comment réformer la séance des questions orales ?    Au-delà d'une LDF    Pour exercice de la médecine sans autorisation : Un Français épinglé à Marrakech    Solid'Action : Faisons des enfants des douars nos enfants !    Rabat : Arrestation d'un malade mental pour agression contre un muezzin    Accès à l'information. Le parquet général secoue les tribunaux    Météo: le temps qu'il fera ce lundi    Salon du cheval : La Sorba de Maher El Bachir remporte le GP S.M le Roi Mohammed VI de Tbourida    L'ONMT veut développer le tourisme golfique au Maroc    Le Maroc, un marché émergent alternatif pour les entreprises espagnoles face au Brexit    Les facteurs de vulnérabilité financière pourraient aggraver le prochain ralentissement économique    La politique pénale du Maroc jaugée à l'aune des droits de l'Homme    Calcio : La Juventus et Ronaldo enchaînent    Les enseignants cadres des AREF se remettent en grève    Météo : De fortes pluies prévues dans certaines régions    Le Onze national décroche haut la main sa qualification au CHAN 2020    Coppola travaille sur "Megalopolis", son projet de film le plus ambitieux    Participation marocaine au Festival des musiques "Oslo World"    Projection en Norvège du film "Paris Stalingrad" de la Marocaine Hind Meddeb    Salon du cheval: La Sorba de Maher El Bachir remporte le Grand Prix Mohammed VI de Tbourida    Manifestations au Liban: L'ambassade du Maroc met une ligne téléphonique à disposition des Marocains    Les subventions à la culture ont-elles tué la création?    «Le Sahara est marocain»: il invite l'Algérie et le Maroc à ouvrir leurs frontières    «La subvention a pratiquement aidé le secteur»    «Les subventions aux arts plastiques pourraient connaitre un réexamen»    «N'assassinez pas le rêve» des étudiants de Boulemane    PPS: l'opposition pour l'édification d'une alternative démocratique    Les Botolistes proches de la qualification    CAN 2020 : Les joueurs locaux corrigent l'Algérie    Vidéo. Mine d'art de Khouribga: quand les artistes essayent de "passer le relais"    Couverture alimentaire : Le Maroc a atteint « un bon niveau », selon Sadiki    Quand Donald Trump s'en prend à Bruce Springsteen et Beyoncé    Les glaciers suisses ont diminué de 10% en 5 ans    Insolite : Conférence record    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La Nasa révèle une étude capitale pour de futurs voyages interplanétaires
Publié dans Libération le 18 - 04 - 2019

Imaginez envoyer un astronaute dans l'espace pendant un an et pouvoir comparer les réactions de son corps à celles de son jumeau resté, lui, sur Terre.
C'est exactement ce qu'a fait la Nasa, qui a publié les résultats d'une étude permettant de donner une meilleure idée des conséquences sur les humains de longs séjours dans l'espace.
Cette étude va "guider la recherche biomédicale spatiale et permettre des voyages plus sûrs vers Mars", s'est réjoui Steven Platts, directeur adjoint du programme de la Nasa consacré aux missions habitées. L'arrivée du premier humain sur Mars, après un vol qui pourrait durer deux à trois ans, est prévue par l'agence américaine en 2033.
L'astronaute américain Scott Kelly, 50 ans, a passé un an dans la Station spatiale internationale (ISS), pendant que son frère Mark Kelly, ancien astronaute lui-même, restait sur la terre ferme.
Les chercheurs ont observé attentivement les changements provoqués par leurs environnements respectifs sur leur corps. Les résultats, publiés dans la prestigieuse revue Science, montrent que la plupart des modifications provoquées par un voyage spatial disparaissent peu à peu après le retour sur la planète bleue.
L'étude est "l'appréciation la plus complète que nous ayons jamais eue de la réponse du corps humain à un vol dans l'espace", selon Susan Bailey, de l'université de l'Etat du Colorado.
Utilisant Mark comme référence, les 84 chercheurs, issus de 12 universités différentes, ont documenté les conséquences moléculaires, cognitives et physiologiques des 340 jours consécutifs passés par Scott dans l'espace, entre 2015 et 2016.
L'intérêt de l'exercice ? "Parce qu'ils sont jumeaux, ils ont essentiellement le même code génétique", explique Andy Feinberg, de l'université Johns Hopkins. De ce fait, "toutes les différences constatées durant le vol spatial" peuvent être attribuées à ce voyage, souligne Susan Bailey.
Scott, qui a comme son frère participé par le passé à plusieurs missions de la navette spatiale américaine, a été examiné avant, pendant et après son voyage. Du sang, de l'urine et des échantillons de selles ont été rapportés sur Terre à bord de vaisseaux ravitailleurs.
Parallèlement, les chercheurs ont également surveillé Mark, dénommé "référent génétique terrestre".
Scott Kelly a témoigné de sa fatigue à son retour. "C'était comme si j'avais la grippe", a-t-il raconté, faisant part de douleurs articulaires et musculaires. "J'étais nauséeux, étourdi."
"Des milliers de changements moléculaires et génétiques surviennent lorsque quelqu'un va dans l'espace", expose Michael Snyder, de l'université de Stanford.
Mais "pratiquement tout cela revient à la normale dans les six mois", a-t-il expliqué. "C'est rassurant de savoir que lorsque vous rentrez, les choses rentrent globalement dans l'ordre".
Des mesures de l'épaisseur de la paroi de l'artère carotide des deux frères ont été prises. Un épaississement peut être l'indicateur de maladies cardiovasculaires ou de risques d'accident vasculaire cérébral (AVC).


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.