L'Amérique et ses démons    Turquie-Grèce: Bruits de bottes à la frontière…    Fès-Meknès : amphithéâtres et salles couvertes pour les épreuves du baccalauréat    La crise sanitaire; une opportunité ?    Assurance: le groupe Holmarcom opère la fusion de ses deux filiales    L'insécurité juridique extrinsèque au droit du travail    L'illustration du nombrelisme européen: allons nous vers l'explosion?    Coronavirus : Les opérateurs touristiques plaident pour une réouverture des frontières    Coronavirus : le ministère de la Santé lance l'application «Wiqaytna »    Maroc Telecom lance sa solution de paiement mobile    Coronavirus : 12 nouveaux cas, 7.819 au total, lundi 1 juin à 10h    Modeste grandeur    Istiqlal: Comité exécutif    Tanger: La plaque commémorative de la Rue Abderrahmane El Youssoufi saccagée    Trump met fin au partenariat des Etats-Unis avec l'OMS    Covid-19: La Santé confirme les 2 millions de tests rapides    Décès à Tanger de la libraire et éditrice Marie-Louise Belarbi    Taïa: «Le Covid-19 a créé une misère plus mortelle que le virus»    Message de condoléances d'Abbas El Fassi    Avis de tempête sur l'avenir professionnel des jeunes    Le Groupe Renault annonce la suspension du projet d'augmentation de ses capacités au Maroc    Le plan de relance proposé par la CGEM, un référentiel extrêmement riche    Le Yémen réitère son soutien à notre intégrité territoriale    Adieu Si Abderrahmane, adieu l'homme politique sage et raisonnable, l'homme d'Etat intègre, le leader rassembleur et l'homme avenant    Le Maroc dans le peloton des pays relativement peu touchés par le Covid-19    Khalid Ait Taleb: L'efficacité de la chloroquine dans le traitement du Covid-19 peut être prouvée    Saad Dine El Otmani exclut tout recours à une politique d'austérité    La Cour d'appel de Marrakech en ordre de bataille contre le coronavirus    Marie-Hélène El Youssoufi adresse un message de condoléances au Souverain    Ursula von der Leyen dit "Shukran" au Maroc    Epidémies... Ces romanciers qui ont tout vu !    L'acteur égyptien Hassan Hosni s'est éteint à l'âge de 89 ans    Le gouvernement à l'écoute des syndicats    Pillages et échauffourées aux Etats-Unis malgré des couvre-feux    Hong Kong: Le Parlement chinois adopte sa «loi sur la sécurité»…    TAS. WAC-EST, Ahmad Ahmad livre sa version des faits    Yunis Abdelhamid nominé pour le Trophée Marc-Vivien Foé    Tunisie: le championnat reprendra le 2 août    Message de condoléances du PPS à l'USFP    Hicham Sabir, une étoile montante de l'écriture…    Message de condoléances de SM le Roi à la veuve du grand militant, feu Abderrahmane El-Youssoufi    La coupe du Trône, un cadeau d'adieu avant l'heure    Danielle Skalli tire sa révérence    À quoi sert la littérature en période de confinement?    Affaire Radès : L'appel du Wydad examiné aujourd'hui par le TAS    La Premier League dans la dernière ligne droite vers une reprise    CIO : Kamal Lahlou réélu au sein de la commission Marketing    Direction Fenerbahçe pour Yassine Bounou ?    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le tri des déchets à la source envisagé à Fès
Publié dans Libération le 17 - 05 - 2019

D'une superficie de 424 km2, habitée par 1 112 000 âmes (selon le recensement 2014), Fès, la 2ème plus grande ville du pays, est à l'instar de sa devancière, Casablanca, confrontée aux défis majeurs de la gestion des déchets et notamment leur valorisation. C'est dans ce cadre que la commune de Fès vient d'adopter une pétition déposée par l'Association des enseignants des sciences de la vie et de la terre (AESVT) afin d'adopter le tri à la source des déchets.
Révélée par «lesecos.ma», cette pétition concerne tout particulièrement le traitement des déchets au sein de la décharge publique de Fès. Plusieurs recommandations ont été proposées par les responsables de l'AESVT, concomitamment à différentes rencontres relatives à l'étude technique d'évaluation de la loi 28-00 sur la gestion des déchets. Mais aussi concernant le programme national de gestion des déchets ménagers et assimilés. Et enfin les cahiers des charges des sociétés de la gestion déléguée. Objectif ? «Créer une force de proposition et plaider en faveur d'un changement de conception et de représentation des citoyens marocains vis-à-vis des déchets, qui doivent être considérés comme des ressources et non comme des ordures», indique un responsable de l'AEST via la même source. Et d'ajouter que cet objectif est atteignable «par un travail de renforcement des capacités de plaidoyer chez les associations et les clubs d'environnement scolaire, et une analyse de l'arsenal juridique qui régit la gestion des déchets au Maroc. Il s'agit notamment de la loi 28.00 et le PNDM ainsi que les cahiers des charges des sociétés déléguées pour la collecte et la décharge, en vigueur actuellement».
Ladite loi est particulièrement ciblée par l'AESVT. Pour s'en persuader, il suffit de faire un tour sur leur site Web. Il est dit que parmi les actions à mettre en place pour l'actualisation de la loi 28.00, il faudrait l'instauration à la fois de l'obligation du système de tri et de collecte sélective des déchets pour certains types de déchets et du principe de la « responsabilité élargie du producteur REP ». L'autre modification importante tient dans la généralisation du système des autorisations relatives à la gestion des déchets non dangereux d'une manière explicite. La création d'un mécanisme institutionnel sous forme d'agence est également souhaitée par l'AESVT. Elle devrait se charger d'élaborer et mettre en œuvre les programmes nationaux de gestion des déchets et d'assister les collectivités territoriales et les industriels dans le domaine de la gestion durable des déchets.
Globalement l'AESVT est l'initiatrice d'un projet qui porte d'une part sur la sensibilisation et la formation des associations concernées par le domaine des déchets et d'autre part, proposer plusieurs sociétés de gestion déléguées dans chaque grande ville. Un projet de valorisation du tri à la source qui devrait se concrétiser en incitant les ménages ou les groupes de ménages (syndics, coopératives, associations) à y participer activement. D'ailleurs, l'association propose également de mettre en place des sanctions contre les citoyens qui ne respectent pas les horaires de collecte.
Si les membres de l'Association des enseignants des sciences de la vie et de la terre (AESVT) ont un avis aussi clair, précis et tranché, ce n'est certainement pas le fruit du hasard. En réalité, c'est l'essence même de son existence. Créée au milieu des années 90 et constituée d'un réseau de 35 sections à travers le Maroc, regroupant plus de 2000 membres actifs et 10.000 volontaires, l'AESVT Maroc se définit comme une association animée par la volonté de contribuer à l'édification d'une société moderne et solidaire conformément aux principes et valeurs du développement durable. Ses missions sont multiples. Elles trouvent corps dans l'envie de promouvoir la connaissance théorique et pratique permettant d'induire des changements durables, individuels et collectifs de comportements et de valeurs, ayant trait à l'environnement, à la santé et au développement. Du coup, le moins que l'on puisse dire, est que la pétition adressée à la commune de Fès est très bien défendue.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.