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Le tri des déchets à la source envisagé à Fès
Publié dans Libération le 17 - 05 - 2019

D'une superficie de 424 km2, habitée par 1 112 000 âmes (selon le recensement 2014), Fès, la 2ème plus grande ville du pays, est à l'instar de sa devancière, Casablanca, confrontée aux défis majeurs de la gestion des déchets et notamment leur valorisation. C'est dans ce cadre que la commune de Fès vient d'adopter une pétition déposée par l'Association des enseignants des sciences de la vie et de la terre (AESVT) afin d'adopter le tri à la source des déchets.
Révélée par «lesecos.ma», cette pétition concerne tout particulièrement le traitement des déchets au sein de la décharge publique de Fès. Plusieurs recommandations ont été proposées par les responsables de l'AESVT, concomitamment à différentes rencontres relatives à l'étude technique d'évaluation de la loi 28-00 sur la gestion des déchets. Mais aussi concernant le programme national de gestion des déchets ménagers et assimilés. Et enfin les cahiers des charges des sociétés de la gestion déléguée. Objectif ? «Créer une force de proposition et plaider en faveur d'un changement de conception et de représentation des citoyens marocains vis-à-vis des déchets, qui doivent être considérés comme des ressources et non comme des ordures», indique un responsable de l'AEST via la même source. Et d'ajouter que cet objectif est atteignable «par un travail de renforcement des capacités de plaidoyer chez les associations et les clubs d'environnement scolaire, et une analyse de l'arsenal juridique qui régit la gestion des déchets au Maroc. Il s'agit notamment de la loi 28.00 et le PNDM ainsi que les cahiers des charges des sociétés déléguées pour la collecte et la décharge, en vigueur actuellement».
Ladite loi est particulièrement ciblée par l'AESVT. Pour s'en persuader, il suffit de faire un tour sur leur site Web. Il est dit que parmi les actions à mettre en place pour l'actualisation de la loi 28.00, il faudrait l'instauration à la fois de l'obligation du système de tri et de collecte sélective des déchets pour certains types de déchets et du principe de la « responsabilité élargie du producteur REP ». L'autre modification importante tient dans la généralisation du système des autorisations relatives à la gestion des déchets non dangereux d'une manière explicite. La création d'un mécanisme institutionnel sous forme d'agence est également souhaitée par l'AESVT. Elle devrait se charger d'élaborer et mettre en œuvre les programmes nationaux de gestion des déchets et d'assister les collectivités territoriales et les industriels dans le domaine de la gestion durable des déchets.
Globalement l'AESVT est l'initiatrice d'un projet qui porte d'une part sur la sensibilisation et la formation des associations concernées par le domaine des déchets et d'autre part, proposer plusieurs sociétés de gestion déléguées dans chaque grande ville. Un projet de valorisation du tri à la source qui devrait se concrétiser en incitant les ménages ou les groupes de ménages (syndics, coopératives, associations) à y participer activement. D'ailleurs, l'association propose également de mettre en place des sanctions contre les citoyens qui ne respectent pas les horaires de collecte.
Si les membres de l'Association des enseignants des sciences de la vie et de la terre (AESVT) ont un avis aussi clair, précis et tranché, ce n'est certainement pas le fruit du hasard. En réalité, c'est l'essence même de son existence. Créée au milieu des années 90 et constituée d'un réseau de 35 sections à travers le Maroc, regroupant plus de 2000 membres actifs et 10.000 volontaires, l'AESVT Maroc se définit comme une association animée par la volonté de contribuer à l'édification d'une société moderne et solidaire conformément aux principes et valeurs du développement durable. Ses missions sont multiples. Elles trouvent corps dans l'envie de promouvoir la connaissance théorique et pratique permettant d'induire des changements durables, individuels et collectifs de comportements et de valeurs, ayant trait à l'environnement, à la santé et au développement. Du coup, le moins que l'on puisse dire, est que la pétition adressée à la commune de Fès est très bien défendue.


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