Le Maroc au «Sommet des deux rives, Forum de la Méditerranée»    Elle fait l'actu : Marwah Rizqy, députée canadienne d'origine marocaine    Moucharaka Mouwatina : La deuxième tranche d'appui à la société civile lancée au profit de quatre régions    Mécanismes nationaux de prévention : Le CNDH organise un atelier national    Chambre des représentants. Les députés interpellés sur leur tenue vestimentaire    Personnes âgées/retraite. Il ne faut plus compter sur la solidarité familiale    Finance participative : Le 1er contrat de dépôt d'investissement d'Umnia signé    Le RCAR franchit les 5% de participation dans Maroc Telecom    Ouverture à Paris d'une Réunion de haut niveau Maroc-OCDE    El Othmani annonce un nouveau mécanisme de financement des projets d'investissement    Délais de paiement : Benchaâboun fait le point    Pascal Naudin : «Près de 320.000 nouveaux fichiers malveillants découverts chaque jour par nos équipes»    Mauritanie: Ghazouani proclamé vainqueur dès le premier tour    Démantèlement d'une cellule liée à Daesh composée de 4 personnes    Téhéran accuse Washington d'avoir coupé « la voie de la diplomatie »    Conférence économique à Bahreïn en faveur des Palestiniens, qui la boycottent    Dominant la course démocrate à la Maison Blanche, Biden en tête d'affiche du premier débat    Coup d'Etat avorté en Ethiopie    Les valeurs, le match à gagner    Le Maroc entame la CAN sur une victoire à l'arrachée    CAN 2019 : Mbarek Boussoufa redoute la Côte d'Ivoire    Trophée Hassan II des arts équestres traditionnels «Tbourida» : La Sorba du Moqaddem Maher El Bachir remporte la 20ème édition    Cameroun. La "malédiction" sera-t-elle brisée?    SECRETARIAT D'ETAT CHARGE DU DEVELOPPEMENT DURABLE : VOICI CE QU'A RELEVE LE RAPPORT NATIONAL RELATIF À LA QUALITE HYGIENIQUE DES PLAGES MAROCAINES POUR 2019 : ETAT D' URGENCE ET RECOMMANDATIONS    Ophtalmologues vs opticiens. Le différend continue    Facebook appelle les Etats à mieux réguler les géants du numérique    Démantèlement à Marrakech d'une bande spécialisée dans le trafic de drogue    La société civile s'implique davantage dans la gestion du Parc national du Souss-Massa et Tamri    Enseignement. Comment généraliser le préscolaire    Spotify partenaire musique du Festival Mawazine 2019    Un air de musique souffle sur le Royaume    Fresques d'Asilah: Quand la cité se drape d'art jusqu'aux…murs    Neila Tazi : «Nous avons besoin d'un nouvel élan de la part des pouvoirs publics»    «Quelle distance entre le soleil et la terre ?» : Un spectacle exclusivement dédié au Palais El Glaoui à Fès    Pour faciliter l'abonnement de ses fans : Le Raja fait appel aux services de Guichet.ma    Prisme tactique : Une victoire en trompe-l'œil    "Comment est-ce possible ?" Maroc-Namibie disputé sans pause fraîcheur    Le nombre de bacheliers a augmenté de 8,19%    Divers    Le strict minimum Mais c'est déja ça !    Le président de la Chambre des représentants rencontre le corps diplomatique arabe accrédité à Dublin    Mohamed Benabdelkader : Le Maroc place la restructuration de la haute fonction publique au cœur de la réforme de son administration    Insolite : Mis en examen    Construction prochaine d'une nouvelle cimenterie dans la région d'El Jadida    Au Liban, des posters vintage exposent les clichés du cinéma occidental    Découverte en Asie centrale des plus vieilles traces d'usage de cannabis    Deux jeunes Marocaines participent à Paris au "LabCitoyen" de l'Institut français    Washington a lancé des cyberattaques contre l'Iran    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





WhatsApp attaqué par Pegasus
Publié dans Libération le 20 - 05 - 2019

Le cyclone n'en finit pas de labourer les même terres et Mark Zukerberg de se perdre dans son tourbillon. Rachetée par Facebook dont il est le fondateur en février 2014, pour la coquette somme de 22 milliards de dollars, l'application de messagerie WhatsApp a été touchée par une importante faille de sécurité liée à la fonction «appel téléphonique». Elle permettait d'installer, à l'insu de l'utilisateur, un logiciel espion sur son téléphone, si ce dernier ne décrochait pas lorsqu'il recevait l'appel «infecté». Quand bien même l'entreprise affirme avoir corrigé la faille, il n'en reste pas moins que cet épisode renforce les soupçons qui pèsent sur la viabilité des systèmes de protection des données personnelles relatives aux usagers des applications propriété de Mark Zuckerberg, comme en atteste l'affaire qui a secoué l'Amérique il y a quelques années, dite Cambridge Analytica, du nom d'une entreprise qui aurait eu accès aux données de 87 millions d'utilisateurs de Facebook non informés.
En tout cas, à l'instar de WhatsApp qui a vivement encouragé via communiqué «les gens à télécharger la dernière version de l'application, et à mettre régulièrement à jour celle du système d'exploitation de leur téléphone mobile pour le protéger d'éventuels programmes destinés à (subtiliser) les données qui y sont stockées», l'administration de la Défense nationale au Maroc a, elle aussi, réagi à la vulnérabilité de WhatsApp dans un récent bulletin de sécurité. Tout d'abord en listant les systèmes affectés, à savoir WhatsApp pour Android version antérieure à 2.19.134, et WhatsApp pour IOS version antérieure à 2.19.51. Ensuite, en recommandant l'installation de la dernière version WhatsApp.
Selon le Financial Times, cette faille de sécurité, difficile à détecter, a été exploitée pour installer les logiciels espions Pegasus, qui seraient, toujours selon la même source, propriété de l'entreprise israélienne NSO Group. Cette société implantée dans la «Silicon Wadi», une zone de grande concentration d'industries de haute technologie située dans la plaine côtière israélienne, comparable à la «Silicon Valley» américaine, est réputée pour fournir des logiciels aux forces de sécurité dans les quatre coins du monde, y compris à des régimes peu ou pas démocratiques.
Dans un communiqué publié le 13 mai, l'ONG Amnesty International corrobore cette thèse en indiquant que «le groupe NSO vend ses produits à des gouvernements connus pour leurs violations répétées des droits de l'Homme, et leur fournit les outils pour espionner leurs opposants et critiques». Et d'ajouter : «En août 2018, un employé d'Amnesty International a été ciblé par Pegasus, comme l'ont été des militants et des journalistes en Arabie Saoudite, au Mexique et aux Emirats arabes unis». En d'autres termes, Pegasus, le programme qui permet notamment de collecter la géolocalisation de sa cible, de lire ses messages et e-mails, et de déclencher à son insu le micro et la caméra de son téléphone, ne vise pas le commun des mortels. Preuve en est, l'une des nombreuses plaintes qui visent ladite entreprise. D'après Le Monde, l'une d'entre elles aurait été déposée fin 2018 en Israël, par un proche du journaliste Jamal Khashoggi, assassiné peu avant dans l'ambassade de l'Arabie Saoudite à Istanbul. En cause, son téléphone qui avait été mis sous surveillance courant 2018, grâce au concours du logiciel Pegasus de NSO Group. L'entreprise avait opposé à ces accusations l'affirmation suivante : «Nos logiciels n'étaient vendus que pour être utilisés légalement par les gouvernements et les services de maintien de l'ordre dans le cadre de la lutte contre le crime et le terrorisme».
En somme, à en croire les spécialistes en sécurité informatique, la découverte de cette faille ne remet pas en question la fiabilité de WhatsApp, qui compte pas moins de 1,5 milliard d'utilisateurs dans le monde. Néanmoins, à la lumière de ce dernier épisode, force est de constater que cette fiabilité est plus que relative.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.