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Ça cale grave ! Une année blanche pour les futures blouses blanches ?
Publié dans Libération le 01 - 06 - 2019

«Techniquement, il est quasi impossible de passer les examens le 10 juin prochain et le spectre d'une année blanche pèse lourdement sur les facultés de médecine », nous a déclaré le Pr. Belhouss Ahmed, professeur agrégé de l'enseignement supérieur et médecine légale. Selon lui, le dialogue entre les ministères concernés et les étudiants grévistes, de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire est au point mort puisque chaque partie campe sur ses positions.
« La date de 10 juin a été adoptée par les étudiants grévistes suite à un dialogue dont l'un des résultats a été la reprise des cours le 13 mai dernier, mais ça n'a pas été le cas puisque les étudiants ont poursuivi le boycott des études. Ainsi, et d'un point de vue pédagogique, il est impossible que l'examen ait lieu le 10 juin puisque les cours ne sont pas encore terminés », nous a-t-il indiqué. Et de poursuivre : « Ceci d'autant plus que les deux ministères concernés et notamment celui de l'Enseignement supérieur demeure attaché à leur position en indiquant qu'ils ont répondu favorablement à 90% des demandes et qu'ils sont déterminés à faire passer l'examen le 10 juin ».
En effet, et lors d'une d'un point presse tenu dernièrement à Rabat, le ministre de l'Education nationale, Said Amzazi et son homologue de la Santé, Anas Doukkali, ont indiqué que 14 points sur 16 revendications ont été satisfaits, notamment les points sensibles du maintien du statut juridique actuel du concours des médecins, des pharmaciens et des médecins dentaires internes, ainsi que la garantie de bénéficier du système d'assurance maladie obligatoire, de revoir à la hausse le nombre de postes de travail réservés aux titulaires d'un doctorat en pharmacie ou en médecine dentaire, de permettre aux étudiants de pharmacie de bénéficier d'une indemnité de fonction au cours de la cinquième année de formation ainsi qu'au cours de la sixième année en pharmacie et médecine dentaire.
Concernant les deux points d'achoppements, à savoir la révision du concours de résidanat et de l'ajout d'une sixième année pour obtenir le diplôme de médecine dentaire, les deux ministres ont souligné que le concours des médecins résidents ne concerne pas les étudiants mais les médecins marocains ayant obtenu le diplôme de médecine, de pharmacie ou de médecine dentaire, y compris ceux qui ont obtenu des diplômes étrangers reconnus, soulignant qu'il est impossible d'interdire aux médecins marocains de passer le concours (de recrutement) s'ils répondent aux conditions requises, comme étant un droit constitutionnel inaliénable.
A ce propos, le ministre Doukkali a indiqué que son département s'est engagé en coordination avec le ministère de l'Education nationale à réviser le décret N 2.91.527 relatif à l'organisation du concours des médecins, des pharmaciens et des médecins dentaires résidant afin de garantir les droits et les acquis des étudiants des facultés de formation médicale publique quant à l'accès aux formations de spécialisation.
Une situation des plus compliquées puisque les étudiants eux-mêmes, et suite à des assemblées générales, ont voté la poursuite du boycott et même l'examen du 10 juin. « Nous sommes entrés dans un dialogue de sourds », nous a lancé notre source. Et de préciser : « Dans ce contexte, soit l'Etat respecte la volonté des étudiants grévistes, soit il passe par la manière forte. En effet, toutes les possibilités sont envisageables et ce dossier pourra bien prendre un tournant que personne ne peut maîtriser si l'Etat choisit la force ou la contrainte».
Pour l'Etat, l'enjeu est d'éviter une année blanche et il compte utiliser tous les moyens légales ou illégales pour y arriver. «Une année blanche est coûteuse politiquement et économiquement. Aucun gouvernement ne peut supporter un tel fardeau dans neuf facultés. En effet, ces établissements n'auront pas les moyens d'absorber les nouvelles promotions qui vont y accéder. A titre d'exemple, les facultés de Rabat et de Casablanca ont du mal aujourd'hui avec les 500 étudiants qui sont sur les bancs et auront plus de mal avec les 500 autres étudiants fraîchement déparqués dans ces établissements », nous a précisé le Pr. Belhouss Ahmed qui pense qu'une solution est envisageable mais à condition qu'il y ait une vraie volonté pour trouver une issue à ce problème. « Ce dossier a été complexifié dès le début et il y a eu mauvaise gestion. Nous avons pris l'initiative, en tant que professeurs, pour trouver une solution qui réponde aux attentes des deux protagonistes mais malheureusement, l'administration n'a pas voulu nous entendre et elle n'a pas jugé utile de proposer des alternatives pour rapprocher les points de vue et d'éviter la catastrophe », a-t-il conclu.


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