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Prisme tactique : Le milieu de terrain, symbole de tous les maux
Publié dans Libération le 18 - 06 - 2019

Etouffé par l'agressivité zambienne, puni par un placement et une couverture approximatifs, incapable d'offrir des solutions de qualité dans le jeu, le milieu de terrain marocain a illustré toutes les difficultés du Onze national, comme contre la Gambie. Battu par un adversaire sans génie mais avec une rigueur tactique et une envie qui lui ont largement fait défaut, l'entrejeu n'a pas brillé par sa qualité de relance, et encore moins par ses mouvements sans ballon. Des bémols rédhibitoires à quelques jours d'affronter la Namibie.
Une couverture qui laisse
à désirer et un pressing
désordonné
Dimanche, l'équipe nationale s'est mise dans de sales draps selon un modus operandi qui traverse d'un match à l'autre, parfaitement résumé par l'action du premier but zambien. Tous les défenseurs sont impliqués et particulièrement Dirar dont le placement fut approximatif, encore une fois. Mais au début de l'action, c'est le pressing qui a été déficient. Cher à Hervé Renard à la perte du ballon, le pressing haut est un travail d'équipe. A tous les postes, il faut avoir des joueurs prêts à aller au duel et à la conquête du cuir. Sur cette séquence de jeu (voir capture d'écran), El Ahmadi a failli en se faisant facilement éliminé. Belhanda qui composait, à ses côtés, le 2, du 4-2-3-1, n'était pas totalement impliqué, puisqu'il n'a pas suivi jusqu'au bout le déplacement de son adversaire direct. Au regard de son profil, dont les caractéristiques sont incompatibles avec le poste où il était aligné, et du poids des années qui commencent à rattraper El Ahmadi, difficile de les incriminer pour le pressing désordonné. En réalité, il existe une évidente incohérence entre les joueurs qui composent le milieu de terrain et cette volonté de presser haut. Résultat, l'adversaire a plusieurs fois pu ressortir proprement le ballon, avant de se projeter goulument dans les espaces créés à l'opposé.
Pour dire vrai, même si Hervé Renard a modifié en seconde mi-temps la moitié de son équipe pour espérer y voir un effet, aucun des remplaçants n'a cette capacité à harceler l'adversaire, récupérer le ballon dans les pieds ou au moins couvrir sa charnière centrale. Preuve en est, le dernier but encaissé.
Un fond de jeu trop
stéréotypé
Manque d'inspiration et de justesse technique ont symbolisé les difficultés offensives d'un entrejeu marocain bancal. En phase offensive, son impact fut quasiment nul. C'était approximatif, lent et emprunté. Déçus de constater l'absence d'idées pour changer de rythme, nous avons, en revanche, été conquis par la relation technique naissante entre Enneysiri et Ziyech. Le premier, dans un rôle d'avant-centre et le second dans celui de meneur de jeu, ont été les détonateurs d'une attaque marocaine moribonde dans l'ensemble. Enneysiri a marqué la rencontre de son empreinte, en se créant les meilleures occasions grâce à ses déplacements et appels incessants. L'Ajacide, quant à lui, est capable d'apporter un peu de folie et de créativité, des changements de rythme et des accélérations. Il a réellement surnagé, à l'inverse d'un Boufal trop inconstant ou un Amrabat trop neutre.
En somme, on a l'impression que le salut offensif de l'EN repose sur les épaules de Ziyech. Qu'adviendra-t-il s'il est marqué de près par un ou plusieurs adversaires ? Et s'il se blesse, y a-t-il un plan B ? Des questions qui restent en suspens à moins d'une semaine du début de la compétition. Soit une anomalie de plus pour un groupe qui « travaille ensemble depuis trois ans et demi » comme l'a récemment rappelé Hervé Renard.


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