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Avec ses cours de robotique, l'Arménie rêve d'un "futur hautement technologique"
Publié dans Libération le 27 - 06 - 2019

img class="responsive" style="display:none" src="https://www.libe.ma/photo/art/grande/35098062-31884945.jpg?v=1561550329" alt="Avec ses cours de robotique, l'Arménie rêve d'un "futur hautement technologique"" title="Avec ses cours de robotique, l'Arménie rêve d'un "futur hautement technologique"" / img class="not-responsive" src="https://www.libe.ma/photo/art/default/35098062-31884945.jpg?v=1561550375" alt="Avec ses cours de robotique, l'Arménie rêve d'un "futur hautement technologique"" title="Avec ses cours de robotique, l'Arménie rêve d'un "futur hautement technologique"" width="708" /
Dans une salle de classe au design élégant à Erevan, en Arménie, Nazeli Ter-Petrossian a le regard fixé sur l'écran d'un ordinateur dernier cri. A 14 ans, l'adolescente apprend à digitaliser des textes médiévaux.
"Je développe un programme qui permettra à une intelligence artificielle d'être capable de comprendre les anciens manuscrits", se félicite la jeune fille, qui suit un cours d'informatique proposé par l'école Tumo, dans la capitale de ce petit pays du Caucase, le plus pauvre de la région.
Son écran affiche une page d'une Bible du XVe siècle conservée au Matenadaran, le renommé Institut arménien de recherches sur les manuscrits anciens à Erevan.
L'Arménie, pays pauvre en ressources naturelles, peine à vaincre la misère, le chômage et la "fuite des cerveaux" depuis la dissolution de l'Union soviétique dont elle était l'une des républiques jusqu'en 1991.
Mais le secteur des hautes technologies parvient à tirer son épingle du jeu et ses promoteurs ambitionnent de former toute une génération de talents informatiques capables, dans un contexte mondial de boom high-tech, de dynamiser l'économie d'un pays où environ 30% de la population vit dans la pauvreté.
L'école Tumo propose gratuitement des leçons à près de 7.000 Arméniens âgés de 12 à 18 ans, qui s'y rendent après les cours classiques. Avec des centaines d'ordinateurs et logiciels, imprimantes 3D, caméras professionnelles et même un studio d'animation, l'école représente pour ces adolescents une opportunité d'apprendre le web design, la robotique et d'autres compétences de l'époque digitale.
Tumo fonctionne comme une organisation à but non lucratif. L'école a été fondée en 2011 par Sam et Sylva Simonian, un couple de la diaspora arménienne vivant aux Etats-Unis. L'investissement initial des Simonian était de 60 millions de dollars et désormais, l'école fonctionne de manière autonome, en louant plusieurs étages de son bâtiment à des sociétés de haute technologie.
Tumo a tellement de succès qu'une filiale a été ouverte à Paris et l'école prévoit d'en créer d'autres en Europe et aux Etats-Unis.
"Nous travaillons sur des projets qui nous serviront ensuite dans notre vie quotidienne", assure Davit Haroutiounian, 14 ans, qui apprend à construire un robot et à le programmer pour ramasser les ordures ou faire une salade.
L'Arménie, pays de 3 millions d'habitants, compte de nombreuses startups et les employés du secteur des hautes technologies ont été très présents dans les manifestations qui ont poussé au départ les anciennes élites en 2018.
"Nous avons des projets très ambitieux", explique Pegor Papazian, l'un des responsables de l'école Tumo. Pour ce diplômé du MIT, l'établissement contribue, en formant des spécialistes de haut niveau, à doter l'Arménie d'une main-d'oeuvre recherchée.
Avec sa façade étincelante et ses fenêtres immenses, l'école, située dans la banlieue d'Erevan, dans l'ombre du mont Ararat de la Turquie voisine, contraste avec les bâtiments résidentiels soviétiques décrépis avoisinants.
Julian Sefton-Green, professeur à l'Université Deakin de Melbourne en Australie, s'enthousiasme pour l'école qu'il a visitée et dont il a étudié le modèle. "Ce que Tumo propose est extraordinaire", salue l'universitaire, qui y voit "une vision particulière d'un futur technologique".
Mais pour que ce succès profite à l'échelle de l'Arménie, nuance-t-il, former une génération de professionnels qualifiés ne suffit pas: des réformes économiques plus profondes seront nécessaires de la part des nouvelles autorités arrivées l'an dernier au pouvoir à l'issue d'un mouvement populaire massif, comprenant de jeunes représentants de la société civile.
"Le pays est bien placé pour répondre à ces défis", assure-t-il.
En moyenne, les élèves suivent des cours pendant deux ou trois ans à l'école Tumo. Ils choisissent un programme et sont assistés par des formateurs, qui viennent d'entreprises telles que Google ou Pixar. A la fin du parcours, ils ne reçoivent pas de diplôme, mais un portfolio digital de leur travail.
L'école dispose également de trois autres filiales en Arménie et dans la région séparatiste azerbaïdjanaise du Nagorny-Karabakh, à majorité arménienne. Et la direction prévoit l'ouverture d'une vingtaine de centres supplémentaires d'ici 10 ans en Arménie.
Selon M. Papazian, les formateurs ont été frappés par la pauvreté dans laquelle vivent certains élèves. "Nous les aidons à découvrir un nouveau monde", affirme-t-il.
Les autorités arméniennes ont accueilli favorablement l'initiative et les visites de responsables étrangers et d'invités de marque sont devenues habituelles: le rappeur américain Kanye West, dont la femme Kim Kardashian est d'origine arménienne, ou la chancelière allemande Angela Merkel.
"Tumo n'est pas destiné qu'à l'Arménie. C'est international, c'est une philosophie", a estimé Mme Merkel, en août dernier.


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