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Pour un développement de la culture de cinéma
Publié dans Libération le 27 - 06 - 2019

Une pléiade de cinéphiles, de jeunes et moins jeunes se sont récemment précipités au jardin de l'Institut français de Casablanca afin d'assister à la projection du film «A la recherche du mari de ma femme» du réalisateur marocain Abderrahmane Tazi, venu spécialement pour répondre à leurs questions.
La projection organisée par l'Institut dans le cadre de son programme estival, qui a prévu de se mettre au cinéma en plein air, a débuté avec un quiz, sorte de questions sur le cinéma, lancées aux participants formés en petites équipes et dont les gagnants ont reçu des tickets gratuits pour la projection du film du lendemain.
Ce quiz du début a réussi à mettre tout le monde à l'aise et était un prélude avant la projection de ce grand film qui avait marqué les spectateurs des années 90. Les rires et les commentaires qui le ponctuaient fusaient de toute part témoignant ainsi de l'engouement qu'il avait suscité.
Et au fur et à mesure que les scènes se succédaient, les émotions des spectateurs oscillaient entre émerveillement à la vue des différents décors parfaitement marocains, humour face aux gestuelles de Skirej et performances des autres actrices et acteurs marocains déjà tous des stars à cette époque, tels que Amina Rachid, Naima El Mcharqui, Mouna Fettou, sans oublier les regrettés Mohamed Afifi, Abderrahim Berguach et Tayeb Laalaj.
Lors de la présentation, les organisateurs ont tenu, entre autres, à préciser que l'Institut français entend développer une culture de cinéma, en ciblant les jeunes et moins jeunes, en leur donnant rendez-vous les mardi, jeudi et dimanche matin de chaque mois, et ce durant toute l'année.
La rencontre a permis de donner un petit aperçu sur le parcours professionnel et la filmographie de Mohamed Abderrahmane Tazi, qui a débuté dans les années 60 et fait de grandes études cinématographiques avant d'aller aux Etats-Unis pour préparer un master en communication de masse. Plus tard, il a eu la chance de travailler avec de grands réalisateurs. Ainsi au Maroc, il était aux côtés du sociologue Paul Pascon, puis il a été conseiller artistique et technique de John Huston notamment dans le film «L'homme qui voulait être roi». Il a été également cameraman de John Frankenheimer lors du film «L'impossible objet», puis assistant réalisateur de Robert Wise dans «West side story» et directeur de production du film «L'étalon noir» de Francis Ford Coppola, avant d'occuper le poste de directeur de production à 2M. Tazi a, à son actif, plusieurs films documentaires et six longs métrages de fiction : «Le grand voyage » (1981), « Badis » (1988), « A la recherche du mari de ma femme » (1994), « Lalla Hobbi » (1997), « Les Voisines d'Abou Moussa » (2003). Actuellement, le réalisateur travaille sur un téléfilm, policier cette fois-ci, qui passera prochainement sur 2M, ainsi que sur un autre film de fiction évoquant feue Fatima Mernissi.
De son côté, Abderrahmane Tazi a exprimé, au cours d'un entretien accordé à Libé, sa joie d'être présent à cet événement qui fêtait son film, remontant à 25 ans, face à un public en majorité jeune. Il a aussi avoué qu‘il avait le souci d'être dans l'intemporalité, estimant que ce dernier n'a pas pris une ride. Il a indiqué qu'il était heureux de constater l'intérêt des jeunes intéressés, tout en mettant en exergue le rôle de l'Institut français, dans la mesure où les organisateurs savent cibler leur public. Le réalisateur a souligné que" la présence de ces jeunes exprime, justement, un intérêt qui doit être cultivé dans la mesure où dans le passé, il y avait des ciné-clubs dans les lycées et les facultés ». Et d'ajouter : «Pour moi, ce n'est pas une surprise mais je sais qu'il y a un public qui a du goût, un public qui est un petit peu déçu actuellement et qui a besoin d'un cinéma qui exprime des idées, un cinéma qui est fait avec goût et conviction".


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