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Une approche qui n'est pas du goût de tous
Publié dans Libération le 22 - 07 - 2019

Le Centre marocain pour la démocratie et la sécurité (CMDS) a planché vendredi sur un sujet d'une actualité brûlante, à savoir les politiques sécuritaires et les protestations sociales. Il a, à cet effet, organisé à Casablanca un atelier auquel ont pris part des chercheurs et des représentants des associations des droits de l'Homme.
« Nous avons besoin d'une nouvelle génération de réformes surtout dans le domaine sécuritaire », a souligné le président du CMDS, Mustapha Manouzi dans son allocution au début de cet atelier dont la note de présentation soulève un paradoxe qui tient au fait que si le Maroc a réalisé des avancées sur le plan politique depuis 1999, la fragilité de la situation sociale a induit une recrudescence des protestations sociales.
A ce propos, le chercheur Ihsane El Hafidi a mis en garde contre les risques de vouloir poser des questions concernant les politiques sécuritaires avec des arrière-pensées à connotation politique, tout en posant les questions suivantes : est-ce que toute approche sécuritaire est forcément synonyme de répression ou encore est-ce que les services de sécurité sont responsables de l'échec des politiques publiques, principal catalyseur des demandes sociales?
Pour ce chercheur, qui a fait son doctorat sur les politiques sécuritaires au Maroc, les services de sécurité se trouvaient responsables de la gestion des résultats de l'échec des politiques publiques dans les secteurs sociaux tels que le logement, l'emploi et la santé.
Ihsane El Hafidi a, par ailleurs, souligné l'importance de mettre à jour l'arsenal juridique lié aux libertés publiques afin de pouvoir absorber les nouvelles expressions de protestation telles que l'installation de tentes et de sit-in et mettre fin au pouvoir discrétionnaire de l'administration, qui tend à expliquer ces nouvelles formes de protestation en dehors de l'esprit de la loi.
Il a également mis l'accent sur « le changement progressif de certains mécanismes de contrôle de l'institution sécuritaire, même dans le secteur législatif, où la législation concernant le volet sécuritaire est contrôlée par l'institution parlementaire, ce qui donne la voie à ce que le gouvernement soit responsable de toutes les opérations de sécurité effectuées ».
Pour sa part, le sociologue Jamal Faza a tiré à boulets rouges sur le dernier rapport du délégué interministériel aux droits de l'Homme (DIDH), Chaouki Benyoub sur «les événements d'Al Hoceima et la protection des droits de l'Homme».
Selon l'intervenant, ce rapport soulève de nombreuses questions remettant en cause «son sérieux» pour «résoudre la crise provoquée par cette situation de protestation collective dans la région». En bref, «le rapport n'est ni sérieux, ni neutre», a-t-il martelé.
Il y a lieu de signaler que le membre du CMDS, Abderrahim Tafnout, a modéré avec Mustapha El Manouzi cet atelier dont l'organisation s'inscrit dans le cadre des activités que le Centre organise depuis sa création pour penser la relation entre l'édification d'un Etat démocratique et la réforme des politiques sécuritaires sur la base des normes de la gouvernance moderne et du respect des droits de l'Homme.


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