Tanger: La plaque commémorative de la Rue Abderrahmane El Youssoufi saccagée    Modeste grandeur    Istiqlal: Comité exécutif    OPA sur S2M    Ciment: Le Covid19 impacte lourdement les ventes d'avril    Trump met fin au partenariat des Etats-Unis avec l'OMS    Trump signe un décret limitant les protections juridiques des RS    Article 1062668    Tanger: Une usine de câblage prend feu    Décès à Tanger de la libraire et éditrice Marie-Louise Belarbi    Taïa: «Le Covid-19 a créé une misère plus mortelle que le virus»    Le Yémen réitère son soutien à notre intégrité territoriale    Adieu Si Abderrahmane, adieu l'homme politique sage et raisonnable, l'homme d'Etat intègre, le leader rassembleur et l'homme avenant    Marie-Hélène El Youssoufi adresse un message de condoléances au Souverain    Message de condoléances d'Abbas El Fassi    La Cour d'appel de Marrakech en ordre de bataille contre le coronavirus    Avis de tempête sur l'avenir professionnel des jeunes    Le Maroc dans le peloton des pays relativement peu touchés par le Covid-19    Khalid Ait Taleb: L'efficacité de la chloroquine dans le traitement du Covid-19 peut être prouvée    Saad Dine El Otmani exclut tout recours à une politique d'austérité    Le Groupe Renault annonce la suspension du projet d'augmentation de ses capacités au Maroc    Le plan de relance proposé par la CGEM, un référentiel extrêmement riche    Ursula von der Leyen dit "Shukran" au Maroc    Epidémies... Ces romanciers qui ont tout vu !    L'acteur égyptien Hassan Hosni s'est éteint à l'âge de 89 ans    Le gouvernement à l'écoute des syndicats    Pillages et échauffourées aux Etats-Unis malgré des couvre-feux    Hong Kong: Le Parlement chinois adopte sa «loi sur la sécurité»…    Message de condoléances de SM le Roi à Mme Hélène El-Youssoufi, veuve du défunt    TAS. WAC-EST, Ahmad Ahmad livre sa version des faits    Yunis Abdelhamid nominé pour le Trophée Marc-Vivien Foé    Tunisie: le championnat reprendra le 2 août    Message de condoléances du PPS à l'USFP    Maroc : allègement du déficit commercial à fin avril    L'intervention remarquée de Benchaâboun devant les membres du conseil d'administration de la CGEM [Vidéo]    Utilisation des Big Data et de l'Intelligence Artificielle dans le combat contre le Coronavirus [Analyse]    Hicham Sabir, une étoile montante de l'écriture…    Coronavirus : 3 nouvelles contaminations, aucun nouveau décès et 5.412 guérisons au total dimanche 31 mai à 10h00    Coronavirus : 15 gymnases mobilisés à Rabat pour le Bac 2020    Message de condoléances de SM le Roi à la veuve du grand militant, feu Abderrahmane El-Youssoufi    Marché pour l'acquisition de 2 millions de tests Covid-19 : Le Ministère de la Santé réagit    La coupe du Trône, un cadeau d'adieu avant l'heure    Danielle Skalli tire sa révérence    À quoi sert la littérature en période de confinement?    Affaire Radès : L'appel du Wydad examiné aujourd'hui par le TAS    La Premier League dans la dernière ligne droite vers une reprise    CIO : Kamal Lahlou réélu au sein de la commission Marketing    Direction Fenerbahçe pour Yassine Bounou ?    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Boris Johnson ultra-favori dans la course à Downing Street
Publié dans Libération le 23 - 07 - 2019

Le vote des conservateurs britanniques pour désigner le successeur de la Première ministre Theresa May devait s'achèver lundi, avant l'annonce le lendemain des résultats, une course au pouvoir dont l'excentrique et controversé Boris Johnson, champion des pro-Brexit, est le grandissime favori.
Boris Johnson, 55 ans, ex-maire de Londres, ancien ministre des Affaires étrangères, est opposé à Jeremy Hunt, 52 ans, l'actuel chef de la diplomatie britannique.
Sauf énorme surprise, la victoire ne devrait pas échapper à "BoJo", comme il est parfois surnommé, donné gagnant par les sondages comme par les bookmakers: selon une enquête d'opinion publiée par le blog conservateur Conservativehome, il raflerait 73% des suffrages.
C'est aux 160.000 membres du parti tory qu'il revient de départager les deux hommes. Les votes devaient être clos hier à 16H00 GMT, avant l'annonce des résultats mardi matin.
Le vainqueur sera désigné chef du Parti conservateur et se présentera mercredi devant la reine Elizabeth II, qui lui confiera la responsabilité de former le gouvernement.
Le futur Premier ministre aura alors la lourde responsabilité de réussir là où Theresa May a failli: mettre en oeuvre le Brexit, dans un pays toujours profondément divisé sur la question, trois ans après le référendum du 23 juin 2016.
Le futur chef du gouvernement devra aussi gérer un autre dossier brûlant: l'arraisonnement vendredi par l'Iran du Stena Impero, un pétrolier battant pavillon britannique, à l'origine de nouvelles tensions dans le Golfe.
Connu pour ses frasques et ses gaffes, Boris Johnson suscite une profonde inimitié chez les adversaires du Brexit, nombre d'entre eux considérant son ralliement à la sortie de l'UE, quelques mois avant le référendum de 2016, comme un moyen d'assouvir ses ambitions personnelles.
En témoignent les dizaines de milliers de personnes qui se sont réunies samedi dans les rues de Londres pour dire "Oui à l'Europe" et "Non à Boris".
Pour l'emporter, Boris Johnson joue la carte de sauveur du Brexit, prévu initialement le 29 mars mais repoussé au 31 octobre, et vante sa détermination, son "optimisme": "Là où il y a de la volonté, il y a une solution", déclare-t-il à l'envi.
Le Brexit, assure-t-il, aura lieu le 31 octobre, quitte à sortir sans accord ("no deal") si l'Union européenne refuse de rouvrir les négociations, comme elle l'a déjà fait savoir.
Reste que la perspective d'un divorce sans accord, redouté par les milieux économiques, ne fait pas non plus l'unanimité chez les conservateurs.
Dimanche, le ministre des Finances Philip Hammond a ainsi annoncé sur la BBC qu'il mettrait un point d'honneur à démissionner en cas de victoire de Boris Johnson.
"En supposant que Boris Johnson devienne le prochain Premier ministre, je comprends que ses conditions pour servir dans son gouvernement incluraient l'acceptation d'une sortie sans accord le 31 octobre, et ce n'est pas quelque chose à laquelle je pourrais jamais adhérer", a-t-il déclaré.
Le chancelier de l'Echiquier, partisan d'un Brexit en douceur, a souligné qu'il démissionnerait avant même qu'on lui demande de faire ses valises, ou que ses fonctions s'arrêtent de facto avec la fin du gouvernement de Theresa May.
S'il semblait de toute manière très improbable que Philip Hammond soit maintenu dans ses fonctions avec Boris Johnson à Downing Street, ses déclarations illustrent l'opposition que risque de rencontrer ce dernier dans les semaines à venir.
Quitter le club européen sans accord constituerait une "humiliation", a aussi estimé le ministre de la Justice David Gauke, annonçant également, dans le Sunday Times, qu'il démissionnerait si Boris Johnson arrive au pouvoir.
Pour le journal The Guardian, "la marche triomphale de Boris Johnson vers Downing Street" pourrait "être freinée par une série de démissions soigneusement planifiées de ministres de haut rang, qui se retireront sur les (bancs du Parlement), avec le voeu de contrecarrer tout mouvement vers un Brexit sans accord".


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.