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Rien ne sera facile pour Halilhodzic
Publié dans Libération le 09 - 09 - 2019

Il n'y a pas grand-chose à retenir du soporifique Maroc-Burkina Faso (1-1) qui a lancé, vendredi soir, à Marrakech, la carrière de Vahid Halilhodzic sur le banc de l'équipe nationale. Le 4-2-3-1 n'a pas vraiment fonctionné et le 4-4-2 non plus. Ce n'était pas la saison ? Ce n'est pas vraiment une excuse. Lors de la première journée de la phase de groupes des éliminatoires de la Coupe du monde 2022, prévue du 23 au 31 mars 2020, il faudra être prêt.
Il faut donc commencer par évacuer la grande excuse du mois de septembre, et ne pas tout mettre sur le dos du manque de compétition. On a déjà vu beaucoup mieux à cette période de l'année, avec le même niveau de préparation, avec des équipes pareillement ouvertes à la nouveauté ou aux grands retours. Dans le doute, on classera ce Maroc-Burkina Faso dans le Top 5 des mauvais matchs du mois de septembre depuis cinq ans, et il y a de la concurrence.
Cette rencontre, aux allures de purge, a donné raison au public qui boude l'équipe nationale et n'a pas plaidé pour inverser la tendance. Car étrangement, il n'y avait pas dans l'air l'état de grâce et l'excitation qui accompagnent les premiers pas d'un sélectionneur. Peut-être parce que les supporters n'ont pas encore digéré l'élimination contre le Bénin. Peut-être aussi parce qu'ils croient que l'ère Vahid est un prolongement de celle de son prédécesseur.
Vendredi soir, pourtant, la composition du onze de l'équipe nationale suggérait une rupture. Six joueurs alignés (Chafiq, Feddal, S. Amrabet, Abdelhamid, Alioui, Harit) ne l'ont pas été à la CAN en juin. En jouant près de 70' en 4-2-3-1, avant de finir en 4-4-2, Halilhodzic n'a certes pas proposé un nouvel axe d'organisation mais plutôt de nouvelles intentions dans le jeu. Mais rien n'a vraiment fonctionné. Les dix premières et dernières minutes de chaque période ont été un peu plus vivantes avec un tir de Ziyech sorti par le portier burkinabé (8') et un autre décoché à l'entrée de la surface de réparation, passé tout près de la cage (44'). Dès l'entame du second acte, l'arbitre accorda un penalty plus que généreux aux Nationaux. Pour Ziyech, c'était l'occasion parfaite de chasser le spectre de son raté à la CAN. Cependant, à trop y penser, il a été rattrapé par les démons du passé. En manquant singulièrement d'application, il envoya un tir mou et sans conviction directement sur le gardien.
Certes, le sélectionneur national a confié en conférence de presse «j'ai beaucoup apprécié la réaction de la sélection nationale après le but encaissé» mais il ne faut pas se leurrer. Après l'ouverture du score burkinabaise par l'intermédiaire de Cyrille Bayala, qui est surtout à mettre sur le compte d'une grossière faute de main de Munir (71') inacceptable à ce niveau, l'égalisation n'est due qu'à un concours de circonstances qui a vu Feddal pousser le ballon au fond des filets, un peu de la cuisse et beaucoup du bras, en étant à la réception d'une remise d'Abdelhamid.
Mais ce n'était pas assez, en ayant le ballon plus longtemps que le Burkina Faso, le Maroc n'en a pas fait grand-chose transformant le jeu trop lentement au milieu, et portant trop le ballon en attaque. On attendait Allioui, mais l'Angevin a trop dézoné et sa relation technique avec Ziyech, positionné en meneur de jeu, a été inexistante. A vrai dire, on a senti chez les revenants une application presque trop grande et une volonté un peu trop timide, à l'image de Taarabet qui a été d'une étonnante sobriété après son entrée. Idem pour Carcela. Pour le reste, la défense nous a donné des sueurs froides à chaque accélération adverse, car souvent prise de vitesse.
Cette soirée confirme que rien ne sera facile pour l'équipe nationale. D'ici à mardi contre le Niger, d'autres joueurs auront leur chance certainement. Mais le décor ne pourra pas changer fondamentalement. Et si Vahid Halilhodzic n'oubliera pas sa première, puisqu'on n'oublie jamais la première fois, il sait déjà que la deuxième sera beaucoup plus importante. Bref, on se doute bien que depuis vendredi, il a autant de sujets de réflexion que de migraine.


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