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Nasser Bourita : Le développement humain est la clé de la durabilité de l'action contre le terrorisme
Publié dans Libération le 16 - 09 - 2019

Sur Hautes instructions Royales, une délégation composée du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, et du directeur général d'études et documentation, Mohamed Yassine Mansouri, représentera S.M le Roi aux travaux de la session extraordinaire de la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) sur la lutte contre le terrorisme tenue à Ouagadougou, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.
Intervenant à l'ouverture des travaux de ce Sommet, Nasser Bourita a affirmé que la CEDEAO «est l'espace le mieux adapté pour gérer une approche structurée et mutualisée de la problématique sécuritaire du Sahel».
Plaidant pour que ce Sommet soit le début d'une véritable «re-mobilisation» au sein et autour de la CEDEAO, le ministre a relevé que les efforts déployés dans la région en matière de lutte contre le terrorisme sont «substantiels» bien que les réalisations restent «parcellaires».
«La recette miracle contre le terrorisme reste à trouver. Mais, les bonnes pratiques existent déjà», a poursuivi Nasser Bourita, en passant en revue l'expérience du Royaume en la matière.
Tout en rappelant que le Maroc a été, lui aussi, touché par le fléau du terrorisme, il a assuré que le Royaume est animé par une véritable démarche de coopération et un authentique esprit de partage.
Revenant sur l'expérience du Royaume, le ministre a relevé que l'approche marocaine repose sur «une vision tracée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, dès l'entame de son règne: coopérative et humaine».
Coopérative, car le Maroc a été pionnier dans la détection de la menace terroriste dans la région du Sahel et du Sahara, a-t-il expliqué, en citant à cet égard un extrait du discours du Trône de 2014 dans lequel le Souverain avait appelé à «une riposte collective aux organisations terroristes, qui trouvent un allié dans les bandes séparatistes et les hordes pratiquant la traite des humains et le trafic d'armes et de narcotiques, en raison de l'imbrication de leurs intérêts respectifs».
L'approche humaine est articulée, quant à elle, autour d'un triptyque indissociable: sécurité, développement humain et formation, a poursuivi Nasser Bourita, pour qui «la dimension sécuritaire est nécessaire, bien qu'insuffisante à elle seule».
Par ailleurs, a-t-il ajouté, le développement humain, est la clé de la durabilité de l'action contre le terrorisme.
«Assécher le terreau du terrorisme, commence par assécher les affluents qui irriguent : précarité, chômage, déficit éducatif ... Créer de la richesse, c'est appauvrir le terrorisme et le priver de ses arguments les plus accrocheurs», a affirmé Nasser Bourita, en soulignant, au passage, l'importance de la dimension formation.
Face aux défis de la lutte contre le terrorisme, le ministre a indiqué que le Maroc répondra présent à chaque fois que son soutien est utile, notamment en matière de formation des forces de sécurité, d'échange de renseignement et de formation des prédicateurs.
Le Royaume n'a jamais hésité à partager son expérience, avec les pays alliés, frères et amis, a-t-il fait savoir, en affichant la disposition du Maroc à apporter son soutien à la mise en place du Collège de défense du G5 Sahel à Nouakchott.
S'agissant de la participation du Royaume à ce sommet, Nasser Bourita a indiqué que la présence du Maroc à ce sommet extraordinaire, en partenaire de premier plan de la CEDEAO, se veut une marque de l'excellence des relations d'amitié et de coopération avec l'ensemble des pays de la région.
Ce sommet, qui tombe à point nommé, répond à des attentes concordantes pour une action durable, volontariste et concrète, de même qu'il marque une inflexion dans le traitement de la problématique terroriste dans notre région, a-t-il ajouté.
Nasser Bourita a également passé en revue les différents atouts de la région du Sahel, à savoir son capital humain, naturel et immatériel, outre sa position géostratégique centrale.
Il a en revanche souligné que ces atouts font de cette région une cible de choix pour les mouvements terroristes, comme en témoignent les 393 attaques terroristes perpétrées en Afrique de l'Ouest en 2019, contre 109 en Afrique de l'Est et 74 en Afrique Centrale.
Ce diagnostic «placide de la réalité glaçante» des dynamiques terroristes doit interpeller sur sa progression alarmante, mais aussi sur ses causes profondes, qu'elles soient politiques, économiques, sociales ou, on doit le reconnaître aussi, environnementales, a conclu Nasser Bourita.
Par ailleurs et dans une déclaration à la presse, le chef de la diplomatie marocaine a rappelé que «depuis le déclenchement des évènements du Mali, la position du Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi a été claire. C'est à la CEDEAO de prendre en charge ce dossier. C'est à cette organisation sous-régionale qu'il incombe d'agir dans son espace, loin des tiraillements, des petits calculs et des intérêts égoïstes».
Après avoir précisé que «le Maroc ne pourrait qu'accompagner les efforts consentis par les pays de la CEDEAO afin de reprendre le leadership dans la lutte contre le phénomène terroriste», le ministre a fait savoir que durant les cinq premiers mois de l'année en cours, près de 400 attentats terroristes ont été commis en Afrique de l'Ouest, ajoutant que «Boko Haram» a perpétré, lors de la dernière décennie, 39.000 attentats et déplacé 2 millions de personnes de leurs régions.
Selon le ministre, «la participation du Maroc aux travaux de cette conférence n'est pas du tout surprenante au vu des relations exceptionnelles liant le Maroc à la région ouest-africaine», soulignant que le Royaume s'est engagé depuis bien longtemps dans les efforts des pays de la région pour endiguer le terrorisme.
Dans le domaine militaire, le Royaume forme des centaines de militaires issus de cette région et participe également, à travers l'envoi d'officiers des Forces Armées Royales (FAR) dans ces pays, à la formation des militaires des pays de la CEDEAO et de la Mauritanie, a-t-il relevé.
Dans le domaine économique, l'action Royale a toujours été orientée vers la lutte contre la précarité et en faveur de projets qui ont un impact social et direct sur la population, a-t-il précisé, estimant que «la lutte contre le terrorisme sous-tend une guerre contre la pauvreté, la précarité et l'exclusion».
«On peut gagner la bataille militaire contre le terrorisme, mais si on ne s'attaque pas aux idées terroristes et à la radicalisation des esprits, on aura toujours à faire face à une régénération de ce phénomène, d'où l'importance, a-t-il dit, accordée par le Souverain à la formation des imams africains».
A cet égard, l'Institut Mohammed VI de formation des imams mourchidines et mourchidates compte aujourd'hui plus de 1000 étudiants qui y poursuivent leurs cursus de formation, dont 93% appartiennent à la région de la CEDEAO, plus le Tchad, a-t-il noté.
«Ça montre à quel point, pour le Souverain, le traitement de la problématique du terrorisme dans la région doit être global, incluant les volets sécuritaire, militaire, économique, mais également la question de la radicalisation», a-t-il indiqué.


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