Vie privée: Le Parquet général veut renforcer la protection    Le projet de loi de finances au Parlement    Brexit: Les principaux points du nouvel accord    Un Monde Fou    Le groupe Lamatem inaugure la première usine de textile médical au Maroc    Dans un message adressé aux participants à la deuxième Conférence internationale de Marrakech sur la justice    Divers Economie    L'Espagne, berceau des précieux faucons du Moyen-Orient    La digitalisation joue un rôle prépondérant en matière d'impulsion de la croissance économique    Madrid de nouveau sur la sellette    Les Editions de la Gazette en deuil, Nadia Sefraoui nous a quittés    Premier League : Manchester met fin à la série victorieuse de Liverpool    Calcio : L'Inter reste aux trousses de la Juve    Amine Harit convoité par le Barça    Les supporters du WAC interdits de déplacement à Safi    L'urgence d'investir dans l'éducation numérique en Afrique    Des chercheurs ont filmé la fourmi la plus rapide du monde    Mobilisation sociale contre la déperdition scolaire à Essaouira    L'UE et l'ONUDC en ordre de bataille à Rabat    Les films à voir absolument une fois dans sa vie    "Les Sauvages" imagine un président français issu de l'immigration maghrébine    Participation marocaine à la Foire internationale du livre de Belgrade    Mohammed Abdennabaoui : Le ministère public veille à préserver l'activité de l'entreprise    Casablanca : Un pédophile viole plus de 40 fillettes    Bank Al-Maghrib et la Banque Centrale d'Egypte renforcent leur partenariat    Hariri : «Le gouvernement a entamé ses réformes grâce aux manifestants»    Safi : Ouverture d'une enquête judiciaire pour féminicide    Le Salon du cheval: Une 12ème édition réussie    Julian Assange, confus et bredouillant, devant la justice à Londres    Hong Kong : Premières excuses officielles de la police    La Chine affiche son ambition de « grande puissance » de l'internet    Martil: Avortement d'une tentative de trafic de près de 600 kg de chira    Marrakech accueille son premier musée dédié au Patrimoine immatériel    Concert pour la tolérance 2019 : Pari réussi    Faouzi Skali : «Nous sommes dans l'exploration de la culture soufie en tant que telle»    Les fantaisies d'un président!    «L'écriture réhabilite la mémoire, efface la souffrance et interroge l'Histoire»    Etablissements et entreprises publics : Un investissement prévisionnel de plus de 101 milliards de dirhams en 2020    Accidents de travail. La facture fait mal aux entreprises    Liban : Les manifestants ne décolèrent pas    Recherche scientifique. Un nano-satellite universitaire envoyé pour deux ans dans l'espace    Une belle leçon des joueurs botolistes    Météo : Fortes pluies dans plusieurs régions du Maroc    Gouvernement. El Ouafi lâche la migration    Le groupe Maroc Télécom consolide ses résultats en septembre    Pour exercice de la médecine sans autorisation : Un Français épinglé à Marrakech    Salon du cheval: La Sorba de Maher El Bachir remporte le Grand Prix Mohammed VI de Tbourida    Les Botolistes proches de la qualification    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Pédophilie légalisée : Ces tristes exceptions qui vident la loi sur le mariage des mineures de sa substance
Publié dans Libération le 20 - 09 - 2019

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) veut attaquer le mal à la racine. En effet, il a appelé, mercredi à Rabat, à l'accélération du processus d'éradication de la pratique du mariage des mineurs dans l'intérêt supérieur des enfants, et ce conformément aux engagements du Royaume en faveur des objectifs du développement durable (ODD).
Lors d'un atelier ayant pour thème "Que faire face à la persistance du mariage d'enfants au Maroc?", le Conseil a souligné l'importance de l'adoption d'une stratégie globale visant à abolir cette pratique et à impulser le développement socioéconomique.
D'après lui, cette stratégie repose sur trois axes majeurs, à savoir l'amélioration du cadre juridique et du système judiciaire en harmonisant les dispositions du Code de la famille avec la Constitution et les conventions internationales par l'abrogation des articles 20, 21 et 22 ayant trait aux mariages des enfants, et en développant la médiation familiale.
Selon le président du CESE, Ahmed Reda Chami, il s'agit d'un atelier de restitution d'un rapport qui concerne le mariage des enfants qui ont moins de 18 ans, particulièrement les jeunes filles, "un sujet très important en matière économique, sociale et environnementale".
"Cette pratique est toujours répandue au Maroc malgré l'adoption du Code de la famille, puisque 85% des demandes de mariage se sont soldées par leur autorisation entre 2011 et 2018", a-t-il indiqué dans une déclaration à la presse, appelant dans ce sens à une révision du Code de la famille.
Pour sa part, Chouaib Jaouad, membre de la commission des affaires sociales et de la solidarité du CESE, a indiqué qu'il est prévu dans le cadre des ODD que le Royaume s'engage à éliminer le phénomène du mariage des mineurs d'ici 2030 en agissant sur le plan législatif et sur les politiques publiques.
Il a appelé, dans une déclaration à la presse, le gouvernement et le Parlement à accorder une attention particulière à cette question sur le moyen et le long termes.
L'avis y afférent adopté à l'unanimité lors de la centième session ordinaire du CESE, analyse les raisons et les effets de la persistance de cette pratique, avant de proposer des actions opérationnelles en vue de l'éradiquer. Son élaboration a nécessité une revue des textes juridiques en vigueur, l'organisation de plusieurs auditions avec les acteurs concernés ainsi que des débats entre les différentes composantes du Conseil.
Zahra Ouardi, membre du bureau national de l'Union de l'action féminine (UAF), a pour sa part, tiré la sonnette d'alarme contre la persistance du mariage des mineurs au Maroc, affirmant que cela a un coût fort lourd pour l'enfant, la famille et la société.
Selon elle, les chiffres officiels concernant le mariage des mineures sont fort alarmants, car environ 80 % des demandes de mariage des enfants présentées aux juges sont acceptées, alors que pour les 16 % des demandes rejetées, l'on recourt au mariage par la fatiha.
« La loi ne s'applique pas comme il faut au Maroc. La loi stipule que la capacité matrimoniale est fixée à 18 ans et que le mariage en dessous de l'âge légal est une exception soumise à des conditions drastiques. Mais dans la plupart des cas, on ne respecte pas ces conditions », a-t-elle précisé dans une déclaration à Libé. Pour cette raison, elle a appelé à la révision du Code de la famille et à l'annulation de cette exception qui est pratiquement devenue la règle.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.