« Ach Waqe3 » : l'actualité décryptée par Jamal Berraoui    Le parlement de l'enfant : Une expérience prometteuse    Le Registre national électronique des sûretés mobilières prévu pour le printemps 2020    La sélection nationale des joueurs locaux s'impose face à la Guinée    Casablanca accueille la 3ème édition de China Trade Week    Angleterre: Avec Mourinho, ça va déménager à Tottenham!    Les avocats manifestent contre l'article 9 du PLF    Ford se lance dans l'électrique, avec sa marque emblématique Mustang    «Le Mans 66» vrombit en tête du box-office nord-américain    Range Rover Evoque. Sur les traces du Velar    La Hassania d'Agadir se sépare de Gamondi    Ferrari Roma. Honorée par son chef d'Etat    Tkayes School dédie sa 6ème édition à la région de Casablanca    La sécurité au coeur de la stratégie de Vivo Energy Maroc    Une journée autour l'innovation dans l'industrie automobile    Le HCP dresse l'état des entreprises au Maroc    Vidéo. Un séisme frappe le Mexique    Japon: Shinzo Abe bat le record de longévité d'un Premier ministre    Funérailles de Mustapha Iznasni à Rabat    Le peuple marocain célèbre l'anniversaire de SAR la Princesse Lalla Hasnaa    Dépollution et environnement    15.000 postes sont à pourvoir : Près de 160.000 candidats au concours des enseignants-cadres des Académies    Coupe du Trône: Le TAS de Casablanca entre dans l'histoire    Rajae Lahlou: La quête de soi        Jean Numa Caux à l'espace Rivages à Rabat    Mehdi El Jazari dans «Hayna»    L'Iran dit avoir « repoussé l'ennemi », après de violentes manifestations    Législation. Les conseillers approuvent la loi 57-18 sur les sacs en plastique    SIDA. L'expérience marocaine évaluée    Sport-étude. TIBU s'allie avec des Américains    Forum des jeunes leaders. Une plateforme d'expression    Le PPS dans l'opposition    Presse francophone. Le Maroc présent aux assises de l'UPF    Destitution de Trump: Les républicains attaquent un témoin lors d'auditions marathon    Violences sur les réseaux : Seule une femme victime sur dix porte plainte    Migration. Les sans-papiers marocains au cœur du conflit catalan    L'intégration socioprofessionnelle des migrants au Maroc mise en lumière à Genève    Hay Mohammadi en fête    Taourirte bientôt dotée d'un nouveau tribunal de première instance    Participation marocaine au Forum de Dakar sur la paix et la sécurité    Les fonds envoyés à l'étranger par les résidents de l'UE en hausse à 35,6 milliards d'euros en 2018    La Biennale de Rabat et l'exposition "Trésors de l'Islam en Afrique" dépassent la barre de 100.000 visiteurs    Alae Megri érige un pont artistique entre le Maroc et l'Amérique latine    Les artistes marocains dominent les nominations aux "Africa Music Awards"    Eliminatoires CAN-2021 : Les Lions de l'Atlas dominent le Burundi (0-3)    Coupe du Trône de futsal : Le Fath de Settat s'offre le titre aux dépens de la Ville Haute de Kénitra    Les jeunes leaders de la Méditerranée à l'honneur à Essaouira    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Un ressortissant étranger arrêté in extremis en possession de 26 faucons vivants
Publié dans Libération le 12 - 10 - 2019

En danger d'extinction ou pas, les trafiquants d'espèces menacées n'en ont cure. Déterminés et cupides, bravant toutes les interdictions par le biais d'astuces de plus en plus développées, ils ont pour seul mot d'ordre : le profit. Pour preuve, ce ressortissant étranger arrêté par les éléments de la Douane de l'aéroport Mohammed V, en possession de 26 faucons vivants.
Un chiffre extrêmement et dramatiquement élevé, d'autant plus que depuis 2008, ces faucons sacrés (falco cherrug) sont considérés par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) comme en danger : quatre espèces comme vulnérables et six autres quasi menacées. En réalité, toutes les espèces de faucons sont fragilisées, d'une part à cause de la destruction de leur habitat, par la modification des paysages agricoles et la déforestation, et d'autre part, du fait de l'utilisation de produits phytosanitaires, liée à l'intensification de l'exploitation des terres par l'homme. Et évidemment pour finir le commerce illicite.
La tentative avortée à l'aéroport Mohammed V a confirmé un autre constat. A savoir que dans le Moyen-Orient, la fauconnerie traditionnelle a la dent dure. Et pour cause, les rapaces qui ont été récupérés par des éléments du Haut-Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, après avoir été trouvés par les douaniers dissimulés à l'intérieur de caisses en bois, avaient pour destination le Qatar. Non loin de là, l'Arabie Saoudite est elle aussi pointée du doigt pour sa tradition de la fauconnerie bien établie et alimentée par le fait que le royaume se trouve sur une voie de migration importante de faucon sacré.
Il est difficile de déterminer avec exactitude l'impact de la disparition du faucon sacré sur l'environnement. En revanche, ces rapaces sont d'une importance capitale car ils servent d'indicateurs biologiques de la santé des écosystèmes, y compris des steppes, généralement menacées par l'intensification des pratiques agricoles. Quoi de plus normal donc, que le Groupe de travail mondial sur les rapaces et le Raptor Research Foundation, insistent sur la mise en place de mesures de surveillance et de réglementation pour faire en sorte que l'exploitation des populations de faucons sacrés soit durable.
Pour sa part, l'organe de gestion et l'autorité scientifique de la CITES ou « convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction » exhorte tous les pays d'importation, d'exportation, de réexportation et de transit de faucon à « veiller à ce que les personnels des compagnies aériennes et ceux chargés de la sécurité des aéroports et des contrôles aux frontières soient informés sur les mesures de la convention, afin de jouer un rôle dans la détection de la contrebande de faucons durant l'inspection des véhicules, des navires et des bagages des passagers».
En tout cas, si l'on en croit son communiqué, l'Administration des douanes et impôts indirects (ADII) explique prendre les dispositions nécessaires pour lutter contre ce type de commerce illicite en respectant les conventions internationales.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.