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Un ressortissant étranger arrêté in extremis en possession de 26 faucons vivants
Publié dans Libération le 12 - 10 - 2019

En danger d'extinction ou pas, les trafiquants d'espèces menacées n'en ont cure. Déterminés et cupides, bravant toutes les interdictions par le biais d'astuces de plus en plus développées, ils ont pour seul mot d'ordre : le profit. Pour preuve, ce ressortissant étranger arrêté par les éléments de la Douane de l'aéroport Mohammed V, en possession de 26 faucons vivants.
Un chiffre extrêmement et dramatiquement élevé, d'autant plus que depuis 2008, ces faucons sacrés (falco cherrug) sont considérés par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) comme en danger : quatre espèces comme vulnérables et six autres quasi menacées. En réalité, toutes les espèces de faucons sont fragilisées, d'une part à cause de la destruction de leur habitat, par la modification des paysages agricoles et la déforestation, et d'autre part, du fait de l'utilisation de produits phytosanitaires, liée à l'intensification de l'exploitation des terres par l'homme. Et évidemment pour finir le commerce illicite.
La tentative avortée à l'aéroport Mohammed V a confirmé un autre constat. A savoir que dans le Moyen-Orient, la fauconnerie traditionnelle a la dent dure. Et pour cause, les rapaces qui ont été récupérés par des éléments du Haut-Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, après avoir été trouvés par les douaniers dissimulés à l'intérieur de caisses en bois, avaient pour destination le Qatar. Non loin de là, l'Arabie Saoudite est elle aussi pointée du doigt pour sa tradition de la fauconnerie bien établie et alimentée par le fait que le royaume se trouve sur une voie de migration importante de faucon sacré.
Il est difficile de déterminer avec exactitude l'impact de la disparition du faucon sacré sur l'environnement. En revanche, ces rapaces sont d'une importance capitale car ils servent d'indicateurs biologiques de la santé des écosystèmes, y compris des steppes, généralement menacées par l'intensification des pratiques agricoles. Quoi de plus normal donc, que le Groupe de travail mondial sur les rapaces et le Raptor Research Foundation, insistent sur la mise en place de mesures de surveillance et de réglementation pour faire en sorte que l'exploitation des populations de faucons sacrés soit durable.
Pour sa part, l'organe de gestion et l'autorité scientifique de la CITES ou « convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction » exhorte tous les pays d'importation, d'exportation, de réexportation et de transit de faucon à « veiller à ce que les personnels des compagnies aériennes et ceux chargés de la sécurité des aéroports et des contrôles aux frontières soient informés sur les mesures de la convention, afin de jouer un rôle dans la détection de la contrebande de faucons durant l'inspection des véhicules, des navires et des bagages des passagers».
En tout cas, si l'on en croit son communiqué, l'Administration des douanes et impôts indirects (ADII) explique prendre les dispositions nécessaires pour lutter contre ce type de commerce illicite en respectant les conventions internationales.


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