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Les Tunisiens élisent leur président après un mois riche en rebondissements
Publié dans Libération le 12 - 10 - 2019

Après une campagne digne d'un feuilleton télévisé, les Tunisiens vont choisir dimanche leur président, entre un universitaire hermétique sans expérience du pouvoir et un homme d'affaires poursuivi pour fraude fiscale et libéré à quatre jours du second tour.
Les sept millions d'électeurs retournent aux urnes pour la troisième fois en un mois dans une ambiance fébrile, pour la seconde présidentielle au suffrage universel depuis la révolution de 2011.
Le premier tour, qui a eu lieu le 15 septembre, a balayé tous les dirigeants sortants, propulsant à la première place un spécialiste du droit constitutionnel, Kais Saied, 61 ans. Il a obtenu 18,4% des voix après une campagne de terrain qui a mobilisé des jeunes en relançant les idéaux de la révolution de 2011.
Face à lui, le magnat des médias Nabil Karoui, 56 ans, issu du sérail politique, mais à couteaux tirés avec une bonne partie des dirigeants. Il a mené campagne auprès des plus démunis et via la chaîne de télévision qu'il a fondée, Nessma, récoltant 15,6% des voix.
Le décès du président Béji Caïd Essebsi en juillet a accéléré le calendrier électoral, mais la Tunisie vit depuis des mois au rythme des calculs électoralistes. Dès juin, le gouvernement avait tenté de faire adopter une modification contestée du Code électoral, qui aurait écarté M. Karoui du scrutin.
Ce dernier, sous le coup d'une enquête pour fraude fiscale et blanchiment depuis 2017, avait finalement été incarcéré le 23 août. La date comme les modalités de l'arrestation ont alimenté des accusations d'instrumentalisation de la justice par le politique.
Voulant faire preuve de fair-play envers M. Karoui, dans l'incapacité de faire campagne en prison, M. Saied s'était un temps retiré du terrain, et la campagne n'aura réellement duré que deux jours: jeudi et vendredi, samedi étant jour de silence électoral.
"Cette présidentielle est un feuilleton de mauvais goût", a estimé M. Karoui peu après sa libération, regrettant que le scrutin n'ait pas été repoussé comme il l'a demandé.
"Le critère aujourd'hui pour voter, c'est d'un côté un mafieux et de l'autre un je-ne-sais-pas-quoi", a-t-il ironisé, en référence à lui-même et M. Saied. "Il n'y a rien de positif qui puisse pousser les gens à choisir".
A défaut de débat d'idées, la campagne s'est effectivement cristallisée autour des démêlés de M. Karoui avec la justice. Celle-ci enquête sur des flux d'argent suspects au sein du groupe de télévision et de publicité qu'il a fondé, Nessma.
Bien que libre, M. Karoui reste inculpé dans cette affaire.
De son côté, M. Saied n'a fait que peu d'apparitions publiques, martelant dans deux interviews télévisées que c'était aux jeunes tunisiens de faire leur programme et de s'appuyer sur la loi pour relancer la transition amorcée en 2011 avec le départ de Zine El Abidine Ben Ali.


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