Nouvelle possibilité d'achat de billets de foot    Le Premier secrétaire s'entretient avec l'ambassadrice de l'UE au Maroc    Driss Lachguar reçoit une délégation du gouvernement de la jeunesse marocaine    La réalisation des grands projets d'infrastructures nécessite près de 600 milliards de DH    L'expérience marocaine dans le secteur minier présentée en Chine    Devoxx 2019 : Les développeurs en conlave à Agadir    Sous la pression de la rue, Mohamad Safadi renonce à devenir Premier ministre du Liban    Le pape Francois invite 1.500 démunis à sa table    Sao Tomé-et-Principe réaffirme son appui au Plan d'autonomie    Le Onze national accroché par la Mauritanie    Coupe du Trône : Le HUSA et le TAS pour l'ultime acte    Euro 2020 : Allemagne et Pays-Bas décrochent leur qualification    Bouillon de culture    Nouvelle édition du Salon du livre de l'enfant et de la jeunesse    Le grand maître du cinéma européen, Costa Gavras, à la rencontre des étudiants marocains    Taekwondo. La sélection marocaine ne rentrera pas les mains vides du tournoi international de Paris    L'élection de Mohamed Boudra à la CGLU met le Maroc sous le feu des projecteurs    Le chanteur malien Salif Keita interpelle son président et tacle Macron... sans langue de bois    Belle performance en finale de l'élève Fatima Zahra Akhyar    Venise sous les eaux : Nouvelle marée haute dangereuse attendue ce dimanche    La finale de la Coupe de Trône : Le Tihad de Casablanca vs le Hassania d'Agadir    Lutte ouvrière!    Les députés du PPS décortiquent un projet obsolète    Séisme de magnitude 5,3 enregistré dans la région de Midelt    Le PPS et la Loi de Finances 2020    L'œuvre de Hamid Douieb sous la loupe    Risques routiers: Renault Maroc sensibilise les écoliers!    Liban: sous la pression de la rue, un ex-ministre renonce à devenir Premier ministre    L'alliance Renault-Nissan à la recherche du temps perdu    Le 12ème Forum MEDays clôt ses travaux    Mohamed Abdennabaoui : L'indépendance du pouvoir judiciaire est devenue une réalité    Nous sommes tous concernés par le diabète    Vandalisme sportif : Arrestation de 10 personnes à Salé    Province de Jerada : Activation du plan provincial de lutte contre le froid    Météo: Le temps qu'il fera ce dimanche    « Engagement et citoyenneté 2.0 », table ronde pour entamer la 5ème édition du Forum euro-méditerranéen des Jeunes Leaders d'Essaouira    Le Maroc réélu membre du conseil d'administration de l'Euromed Postal    MEDays : Appel à une approche ascendante du multilatéralisme    Sao Tomé-et-Principe réaffirme son soutien à la marocanité du Sahara    Après le buzz de la vidéo le montrant en train de négocier l'allègement d'une peine, la police arrête un "semsar"    Suite à l'alerte météo, le ministère de l'Equipement appelle à la vigilance    Eliminatoires CAN 2021 : Triste match nul pour les Lions de l'Atlas    Jury au festival international du film, Asma Graumiche va faire rayonner le Maroc au Caire    Ce que la reine Elisabeth apprécie le plus chez Kate Middleton    Les révélations fracassantes de Jamie Lee Curtis    Vidéo : L'école marocaine vue par The Tberguig !    Kamal Hachkar rend hommage à Neta Elkayam    Eliminatoires de la CAN 2021 / Maroc-Mauritanie : Premier véritable test pour Halilhodzic    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Essoufflement de la croissance de la région MENA en 2019
Publié dans Libération le 15 - 10 - 2019

La croissance de la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA) devrait enregistrer un ralentissement en 2019 imputable aux réductions de la production pétrolière, à la faiblesse de la demande mondiale d'or noir et à la contraction plus forte que prévu de l'économie iranienne, a souligné récemment la Banque mondiale dans un nouveau rapport.
« Les perspectives de croissance pour l'année en cours ont été rabaissées de 0,8 point de pourcentage par rapport aux projections du mois d'avril dernier », a relevé l'institution financière internationale soulignant que la croissance de la région devrait afficher une croissance de 0,6 % contre 1,2 % en 2018.
Selon la Banque mondiale, la relance de l'activité non pétrolière dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) - Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar -, surtout dans le secteur du bâtiment, a partiellement atténué l'impact négatif du ralentissement de l'économie iranienne sur les performances moyennes de la région.
Mais cela ne veut pas dire pour autant que la région MENA serait sortie de l'ornière puisque « des risques de dégradation substantiels assombrissent les perspectives économiques de la région », a poursuivi la Banque mondiale dans un communiqué citant principalement l'intensification des difficultés de l'économie mondiale et la montée des tensions géopolitiques.
En effet, « les risques de nouvelle escalade des tensions régionales pourraient gravement affaiblir l'économie iranienne et se répercuter sur d'autres pays de la région », a-t-elle prévenu.
Aussi, « alors que nombre de pays exportateurs de pétrole de la région MENA devraient tirer profit d'une hausse des prix pétroliers à court terme, celle-ci devrait globalement nuire au commerce, à l'investissement et à l'infrastructure à l'échelle régionale », a ajouté l'institution de même source.
Qu'à cela ne tienne, à moyen terme, la Banque mondiale prévoit une progression du PIB réel de 2,6 % en 2020 et 2,9 % en 2021 dans la région, précisant que « ces projections positives reposent en grande partie sur l'accroissement des investissements consacrés aux infrastructures dans les pays du CCG et sur la reprise de l'économie iranienne à mesure que s'estompent les effets des sanctions américaines ».
Dans son rapport, l'institution de Bretton Woods a aussi relevé le besoin d'une concurrence plus loyale pour favoriser une croissance solidaire dans la région. Selon elle, la domination des marchés par les entreprises publiques et des opérateurs jouissant des bonnes connexions politiques décourage l'investissement privé, réduit le nombre d'emplois et exclut de la prospérité un nombre incalculable de jeunes gens talentueux.
Dans tous les cas, « l'absence de concurrence loyale dans la région freine le développement du secteur privé, alors qu'il s'agit du moteur d'une croissance généralisée et de la principale source d'emplois », a expliqué Rabah Arezki, économiste en chef de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.
Pour ce dernier, il ne fait aucun doute que « les pays de la région pourraient transformer leur économie en instaurant des règles du jeu équitables et en fournissant un environnement qui encourage la prise de risques et récompense les efforts d'innovation et de productivité. »
Par ailleurs, une demande régionale libérée, conjuguée à une réglementation qui favorise la concurrence et lutte contre les pratiques contraires, pourrait empêcher la perpétuation des oligarchies, a soutenu la banque dans sa dernière édition du Bulletin d'information économique de la région MENA.
Insistant sur la nécessité de réformes plus vigoureuses pour dynamiser le secteur privé, la Banque mondiale a indiqué que c'est à la faveur d'un cadre macroéconomique national renforcé par les réformes du régime de change, des finances publiques et du secteur énergétique que le PIB égyptien continue de tirer la croissance régionale. Pour preuve, le pays a affiché au premier semestre 2019 une croissance de 5,4 %, en hausse par rapport à 2018 (5,2 %).
Mais alors que les pays de la région ont mis en œuvre des réformes ambitieuses afin de restaurer leur stabilité macroéconomique, force est de constater que « leurs perspectives de croissance sont très en deçà du niveau nécessaire pour créer les emplois dont ils ont besoin pour faire face à l'augmentation rapide de leur population en âge de travailler », a fait savoir Ferid Belhaj, vice-président de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.
Selon lui, « les dirigeants doivent aujourd'hui faire preuve de courage et de vision pour approfondir les réformes, lever les barrières qui entravent la concurrence et libérer l'immense potentiel que constitue une population régionale de 400 millions d'habitants qui, collectivement, pourraient créer une demande source de croissance et d'emplois. »


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.