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La Twittoma, ou comment les réseaux sociaux servent la bonne cause
Publié dans Libération le 19 - 10 - 2019

Des fois, il suffit d'un geste pour en inspirer d'autres. Cet espoir est le moteur de cette nouvelle rubrique. Elle fait la part belle à des hommes et à des femmes ainsi qu'à leur implication et leur dévouement dans l'amélioration du quotidien d'autrui, en espérant, en toute humilité, que leurs actions soient une source d'inspiration. Le second épisode est consacré à une communauté d'internautes qui sévit pour le meilleur sur Twitter.
Ce n'est plus un secret pour personne. Aux antipodes de leurs potentialités, les réseaux sociaux sont souvent utilisés à mauvais escient. Une utilisation qui privilégie l'individualisme, le culte de la personne et le chacun pour soi au lieu du tous pour un et un pour tous. Quelque part entre l'idéalisme et l'altruisme, cette vision est loin de se cantonner au rang de l'utopie. Elle trouve un prolongement au sein d'une communauté de bénévoles sur le réseau social à l'oiseau bleu.
Si elle est virtuelle dans la forme, dans le fond, la Twittoma est bien réelle. A grand renfort de Hashtag, elle est à l'origine de nombreuses actions caritatives et autres projets associatifs, à caractère social et éducatif. «Nous sommes de simples twittos (surnom donné aux utilisateurs de Twitter)», relativise humblement l'un d'entre eux, avant d'ajouter : «Nous venons d'horizons diverses. Il y a des jeunes, des vieux, des femmes et des hommes. Des médecins, des entrepreneurs, ou encore des enseignants. Mais notre dénominateur commun réside
dans le fait que chacun investit de son temps et son argent, dans la mesure du possible, pour venir en aide aux gens qui sont dans le besoin ». De prime abord, ce discours peut paraître policé et s'apparente à un artifice de communication. Mais en réalité, il n'en est rien.
Très actifs, la grande majorité des membres de cette communauté sont anonymes avec des comptes nommés à partir de pseudonymes. Du coup, on peut d'ores et déjà éliminer du paysage toute envie de se mettre en avant pour attirer la lumière des projecteurs. Bien au contraire, l'idée est plutôt de focaliser toute l'attention sur les difficultés vécues par autrui. Par exemple, ce projet de construction et d'aménagement d'une classe de préscolaire dans le village reculé de Tighzit, situé dans la province d'Al Haouz. «Les plus petits enfants du village souffrent de l'absence d'un lieu à même de leur permettre de développer leurs capacités intellectuelles dès le plus jeune âge. En plus d'être un endroit ludique où il est possible également de s'amuser, une classe préscolaire est en mesure de pallier ce manque», nous explique le Twitto @Mogharrid.
Aujourd'hui, la concrétisation de ce projet avance à grands pas. Après avoir réussi à récolter un maximum d'équipements et de fournitures pour aménager la classe, il reste à en construire les murs et les fondations. Dans ce sens, sensible à l'implication de la Twittoma, un habitant du village a fait don d'une parcelle de terre d'environ 50m². Maintenant « nous essayons de réunir les fonds nécessaires pour construire la classe et finaliser ce projet qui nous tient vraiment à cœur », indique @Mogharrid, en espérant que cette action en appellera d'autres. L'émulation qui existe entre les membres de la communauté ne présage que du bon pour la suite. D'autres idées sont en gestation afin d'influencer positivement le futur de personnes en situation de besoin, comme cela a été le cas par le passé. A commencer par cette récolte de vêtements chauds pour les habitants du village montagneux d'Aghbar, ou encore l'ouverture de cette bibliothèque dans un lycée, des centaines de kilomètres plus au Sud à Erfoud, à l'initiative d'un enseignant. Sans oublier les ftours collectifs organisés pendant le mois de Ramadan à Agadir.
En somme, la Twittoma est la preuve que les réseaux sociaux peuvent avoir une influence positive sur ses membres comme sur ceux qui sont à la marge. Plus important encore, être un creuset de bonté et d'esprit voltairien et pas uniquement un endroit où le nombrilisme prédomine.


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