Populisme ... non populaire    Communiqué du BP du mardi 20 octobre 2020    Un mouvement de forte protestation    Non à l'indécision    Liquidation de la retraite. Les Parlementaires veulent leur pognon    Généralisation de la couverture sociale : Un méga-chantier !    Quand les zones Bour vont toute l'économie va!    225 Citroën Ami-100% ëlectric dans le réseau Barid Al Maghrib    La nouvelle stratégie agricole au centre des préoccupations    Interview avec Nawfal Bendefa, PDG de REIM Partners Marché des OPCI    Le marché automobile européen repart à la hausse en septembre    Le Zamalek accepte de reporter la rencontre face au Raja    Pyramids FC rejoint la Renaissance de Berkane en finale    Adieu Mohamed Laftouhi    Fès: un individu impliqué dans un réseau de trafic de drogue et de psychotropes    Inédit : Une application anti-violence numérique    Liberté d'une image culturelle à une autre    Cheb Kader lance «Liyem»    Le musée Yves Saint Laurent à Marrakech rouvre ses portes dès ce 21 octobre    L'épopée d'Abdelkrim Khattabi utile à toute époque    Comment la Turquie dame le pion à la France en Afrique    Mitchell Prather : « L'accès au financement reste la priorité des innovateurs et entrepreneurs marocains »    Alerte météo: les villes où il va pleuvoir mercredi et jeudi au Maroc    Il existerait six types différents de coronavirus [Etude]    Dounia Batma s'exprime après son accouchement (PHOTOS)    La CAF valide le report de la demi-finale « retour » Zamalek/Raja    Les Français ne décolèrent pas contre le New York Times    Le coronavirus s'invite chez Benkirane (PHOTO)    Devises vs Dirham: les cours de change de ce mercredi 21 octobre    Finances publiques : Légère atténuation du déficit budgétaire en 2021    Météo : Temps nuageux et pluie dans des régions du Maroc    Champions League : tous les résultats (VIDEOS)    Sahara: le Burkina Faso réaffirme son soutien au plan marocain d'autonomie    Ce que nous vivons: ouvrage collectif autour de la pandémie du Covid-19    Subvention des projets artistiques: Les précisions du ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports    Coupe de la CAF: on connaît l'adversaire de Berkane en finale    Subvention des projets artistiques : El Ferdaous fait le point    Coronavirus : Casablanca, Rabat, Tanger, Marrakech…la situation dans chaque ville    Le roi Mohammed VI a adressé un message de condoléances à la famille de feu maître Ahmed Dghrni    Zamalek-Raja reporté ? [Document]    Moscou prêt à un gel russo-américain du nombre de têtes nucléaires    Athènes demande à l'UE d'examiner la suspension de l' union douanière avec Ankara    Les Etats-Unis saluent le leadership de S.M le Roi dans les questions d'intérêt commun    Le match Zamalek-Raja sera-t-il reporté ? Les explications d'un ancien membre de la CAF    Débat du siècle. Combattre l'économie turque mène en enfer    Un colloque dédié au secteur de la presse à l'initiative de l'ANME    Bolivie: Le dauphin d'Evo Morales vainqueur de l'élection présidentielle    Alerte météo : Fortes rafales de vent mardi dans plusieurs régions    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Les facteurs de vulnérabilité financière pourraient aggraver le prochain ralentissement économique
Publié dans Libération le 21 - 10 - 2019

La hausse de l'endettement des entreprises, l'augmentation des portefeuilles d'actifs plus risqués et moins liquides détenus par les investisseurs institutionnels ainsi que le recours accru à l'emprunt extérieur par les pays émergents et les pays préémergents constituent les principaux facteurs de vulnérabilité du système financier mondial, selon un nouveau rapport du Fonds mondial international.
Dans ce document, intitulé « Rapport sur la stabilité financière dans le monde » (édition d'octobre 2019), l'institution de Bretton Woods appelle les décideurs des pays (concernés) à prendre de toute urgence des mesures pour s'attaquer aux facteurs de vulnérabilité financière, estimant que celles-ci pourraient aggraver le prochain ralentissement économique.
Ainsi, l'organisation les invite à une surveillance prudentielle et macroprudentielle plus stricte, à s'attaquer aux risques que courent les investisseurs institutionnels en renforçant la surveillance et la divulgation d'informations et à mettre en place des pratiques et cadres de gestion de la dette souveraine prudents.
Cependant, les politiques macroéconomiques et macroprudentielles devraient être adaptées à la situation de chaque pays, estime le FMI dans son rapport.
Ainsi, « dans les pays où l'activité économique reste robuste, mais où la vulnérabilité est élevée ou en hausse dans le contexte de conditions financières encore favorables, les dirigeants devraient de toute urgence durcir les politiques macroprudentielles, y compris les outils macroprudentiels généraux (par exemple, le volant anticyclique de fonds propres) », suggère l'organisation internationale.
Quant aux pays où la politique macroéconomique est assouplie face à une détérioration des perspectives économiques, mais où la vulnérabilité observée dans certains secteurs reste préoccupante, le FMI pense que « les dirigeants devront peut-être adopter une approche plus ciblée pour lutter contre telles ou telles poches de vulnérabilité ». Alors que les pays faisant face à un ralentissement prononcé devraient, de leur côté, « mettre l'accent sur des politiques plus accommodantes, compte tenu de la marge de manœuvre dont ils disposent », soutient-il.
En pratique, concernant la hausse de l'endettement des entreprises, le Fonds recommande de maintenir un contrôle rigoureux de l'évaluation du risque de crédit bancaire et des pratiques en matière de prêts. « Il faudrait s'efforcer d'accroître la divulgation d'informations et la transparence sur les marchés financiers non bancaires afin d'évaluer les risques de manière plus approfondie », explique-t-il.
Dans les pays où la dette globale des entreprises est jugée élevée sur le plan systémique, le Fonds monétaire suggère aux dirigeants d'envisager de mettre au point des outils prudentiels à l'intention des entreprises très endettées, en plus des outils prudentiels établis spécifiquement pour le secteur bancaire.
Dans le but de réduire les incitations à emprunter de manière excessive, l'institution recommande « la réduction de la tendance, dans les systèmes fiscaux, à favoriser le financement par l'emprunt au détriment du financement par émission d'actions ».
S'agissant des risques que courent les investisseurs institutionnels, le rapport de l'organisation financière fait aussi des recommandations, insistant sur la nécessité de renforcer la surveillance des entités financières non bancaires afin de faire face à l'augmentation des portefeuilles d'actifs plus risqués et moins liquides détenus par les investisseurs institutionnels.
Concrètement, le Fonds affirme qu'il est possible de s'attaquer à la vulnérabilité des investisseurs institutionnels. Pour cela, il suffira de mettre en place « des incitations appropriées (par exemple, réduire l'offre de produits à rendement garanti), en adoptant des normes minimales de solvabilité et de liquidité, et en améliorant la communication d'informations ».
Quant au recours accru à l'emprunt extérieur par les pays émergents et les pays préémergents, la principale recommandation de l'institution à l'attention des pays émergents et les pays préémergents consiste à les encourager à mettre en place des pratiques prudentes et des cadres solides de gestion de la dette afin d'atténuer les risques liés à la viabilité de la dette.
En plus de toutes ces mesures, le FMI estime crucial de coordonner l'action à l'échelle mondiale, soulignant la nécessité d'en finir avec les tensions commerciales.
Ce n'est pas tout. « Les dirigeants devraient, en outre, achever et mettre pleinement en œuvre le programme mondial de réforme de la réglementation, en veillant à ce qu'on ne revienne pas sur les normes réglementaires », souligne l'organisation. Et de souligner également la nécessité de « maintenir la coordination et la collaboration au niveau international pour assurer d'ici la fin de 2021 une transition en douceur du LIBOR (taux de référence du marché monétaire de différentes devises) vers de nouveaux taux de référence pour toute une série de contrats financiers partout dans le monde ».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.