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De l'urgence de la réforme du système électoral
Publié dans Libération le 20 - 02 - 2020

Réuni lundi sous la présidence du Premier secrétaire, Driss Lachguar, le Bureau politique de l'USFP a appelé les partis de la majorité et de l'opposition à un débat sur la réforme du système électoral et à la participation du Conseil
national des droits de l'Homme ainsi que de l'Instance nationale de la probité, de la prévention
et de la lutte contre la corruption au processus de réforme des lois électorales et au renforcement de la transparence des élections conformément à la mission qui leur incombe sur les plans constitutionnel et juridique.
La tenue d'un débat national responsable sur la réforme des systèmes électoraux et politiques devient urgente. En effet, le cercle de la conscience sur cette nécessité s'est remarquablement élargi. Après la présentation officielle par l'USFP de la proposition de réforme, et à plusieurs reprises, dont la dernière a eu lieu lors de la rencontre de Larache pour la commémoration du soixantième anniversaire du parti, l'opinion publique a aussi suivi le message adressé par le secrétaire général du Parti de l'Istiqlal au chef du gouvernement à ce propos, ainsi que la déclaration commune entre ce même parti et celui du progrès et du socialisme.
Ce qui a renforcé l'analyse de l'Union Socialiste des Forces Populaires concernant le lancement, sans délai, de l'examen de nouvelles conditions garantissant des élections équitables l'année prochaine.
Peut-être a-t-il fallu un certain temps pour «étudier la faisabilité» de cette revendication, mais pour en être convaincu, il faut surtout gagner du temps et profiter du temps qui nous sépare des prochains rendez-vous électoraux pour engager une discussion sereine et responsable. Et nous ne citerons ici que trois raisons pour lesquelles cette réforme devient urgente :
Premièrement : beaucoup d'encre a coulé à propos de l'atrophie des structures de représentation, tant aux niveaux local et régional que national, ce qui soulève souvent la difficulté de trouver des solutions aux problèmes que rencontrent les citoyennes et les citoyens dans de nombreuses régions du pays. Une réflexion approfondie est devenue donc nécessaire sur les formes de renforcement du tissu de proximité démocratique dans les institutions territoriales à tous les niveaux, ainsi que le renforcement de la représentation nationale, au lieu de lancer la corde aux autres dans une question qui est au cœur de la démocratie, en abaissant l'analyse de la situation politique actuelle et sous-évaluer l'action politique en s'attaquant aux partis.
Deuxièmement : notre pays a accumulé suffisamment d'expériences et de rendez-vous électoraux, ainsi qu'un arsenal juridique et organisationnel relatif à la gestion des élections, ce qui lui permet de réfléchir à nouveau sur la question et de refaire une lecture de ses données, de peser ses avantages et ses inconvénients, et de convenir de règles de jeu complètes répondant aux nécessités de la sélection démocratique, d'une part, et à la vitalité de la société, d'autre part.
Troisièmement : notre jeune démocratie a vécu des dysfonctionnements et en a accumulé d'autres. Ce qui explique la désaffection des citoyennes et des citoyens et acteurs dans le domaine en général est l'utilisation de l'argent et la l'instrumentalisation de la religion à des fins politique, ce qui crée une dangereuse dualité pour l'avenir de la représentation démocratique et la force des institutions, qui est envahie par les bénéficiaires de cette dualité sale.
Aujourd'hui, l'USFP considère que la consolidation d'une évolution démocratique saine ne peut avoir lieu la veille des élections, celle-ci passe plutôt par la bonne préparation, en renforçant la dimension politique dans le débat national auquel a invité S.M le Roi et qui se déroule aujourd'hui sur les exigences de la nouvelle étape, pour la rationalisation du champ politique et son ouverture aux enjeux du pays, au lieu de produire de fausses "élites", qui se sont encastrées dans les rouages de la vie publique.
Dans le mémorandum formulé par ses militantes et militants, l'USFP a fait de l'approche institutionnelle la pierre angulaire du succès de la formulation du nouveau modèle de développement, et il est confirmé aujourd'hui que cet édifice, avec lequel les Marocains entendent inaugurer la nouvelle étape, doit passer par cet accès, car chaque modèle a une génération de réformes, comme il a une génération d'élites qui lui donnent un corps et une âme...


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