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L'industrie du cinéma a été plus inclusive en 2019 que lors de la décennie précédente
Publié dans Libération le 21 - 02 - 2020

Les Oscars 2020 ont de nouveau été critiqués pour leur manque de diversité. Dès l'annonce des nominés, a été descendue en flammes la faible présence des femmes et des personnes de couleur. Preuve en est, les chiffres de l'académie qui indiquent que 98% des prétendants sont blancs, et aucune femme ne figure dans la prestigieuse catégorie du "meilleur réalisateur''. Mais comme rien n'est jamais complètement blanc et encore moins totalement noir, difficile de ne pas se réjouir des progrès réalisés par le septième art en termes d'inclusion et de représentativité des populations.
Si la cérémonie et surtout les nominés qui ont foulé le tapis rouge des Oscars infirment cette thèse, a contrario, une étude relative à la diversité des profils représentés sur les écrans de cinéma, réalisée par l'USC Annenberg, une école de communication et de journalise américaine, la conforte. Relayée par le magazine « Les Inrocks », elle met en avant des améliorations nettes. Ainsi, pour la seule année 2019, il y aurait eu plus de femmes et de personnes racisées dans les salles de cinéma que lors des treize années précédentes (2007-2019).
Pour Stacy L. Smith, chercheuse à l'université de journalisme USC Annenberg, en Californie, cette évolution n'est pas le fruit du hasard. « Il est clair qu'Hollywood prend des mesures pour créer des histoires plus inclusives», affirme-t-elle. Son équipe de chercheurs n'a pas fait dans la demi-mesure. Pour tirer ces conclusions, plus de 1300 films sortis sur les treize dernières années ont été analysés, avec un focus particulier sur les 100 plus gros succès au box-office. Résultat, 43 des 100 longs métrages ayant eu le plus de succès l'année dernière, ont fait la part belle à des personnages principaux féminins, contre 20 sur 100 en 2007. Mais pas que. Toujours sur les 100 meilleurs au box-office, on ne dénombre pas moins de 31 films mettant en scène des personnages racisés dans la peau du premier rôle, et a minima, des personnages principaux. Soit plus du double qu'en 2007 (13). Enfin, comme précité, l'une des conclusions les plus importantes de l'étude révèle que sur les 1300 films étudiés par les chercheurs californiens, il y a eu plus de femmes et de personnes racisées représentées à l'écran en un an (2019) que sur les treize années passées (2007-2019).
« Le talent n'est pas limité par le sexe ou la race/ethnicité », précise Stacy L. Smith. La chercheuse qui ne s'est pas fait prier pour mettre en avant le succès au box-office des films représentatifs de la population, se réjouit de l'année cinématographique 2019 «au cours de laquelle les grands studios ont augmenté leur production de films avec des rôles principaux ou secondaires féminins et sous-représentés ». Toutefois, et en dépit d'une évolution considérable et encourageante, il n'en demeure pas moins qu'il existe quelques tables où les femmes n'ont pas leur place. Ou du moins, trop peu représentées.
On parle bien évidemment du métier de réalisateurs. L'absence criante des femmes a encore une fois fait jaser, exactement comme l'année dernière et les années précédentes sans qu'il y ait pour autant une quelconque évolution significative. La liste des prétendants à l'Oscar du meilleur réalisateur est exclusivement masculine depuis trop longtemps, faisant fi du talent de Jane Campion (In the Cut), Sofia Coppola (Virgin Suicides), ou encore Claire Denis (L'Intrus), entre autres. Bref, l'historique des sélections aux Oscars qui laisse une place dérisoire aux films dirigés par des femmes rappelle que le chemin est encore long pour une industrie cinématographique plus inclusive.


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