Tourisme : la Tunisie et l'Egypte prennent de l'avance sur le Maroc    Maroc/Covid-19: la répartition des 249 nouveaux cas par villes    Erdogan provoque les chrétiens    Real Madrid: Marcelo indisponible trois semaines    Votre quotidien Al Bayane en kiosque dès ce lundi 13 juillet    Marché des voitures neuves : un secteur en pleine convalescence    Association nationale des médias et éditeurs: Nouvelle vague d'adhérents    En plein désert, le Maroc érige une voie express de plus de 1000 km    Enseignement: Il est temps de mettre en œuvre le système de la loi cadre    Baccalauréat: fin de la première session, toutes branches confondues    Alaa Eddine Aljem présente son « Miracle du saint inconnu » à Séoul    RAM: voici le programme des vols exceptionnels à partir du 15 juillet    Le Raja s'accroche à son attaquant contre le Zamalek    Les mesures prises pour accompagner la reprise de l'activité touristique    Les ministres arabes se félicitent des efforts déployés par le Maroc    Mahi Binebine, Giosuè Calaciura, Souad Labbize boycottent la cérémonie de remise    US Round Up du vendredi 10 juillet – DeSantis, De Niro , Mode & Covid19, NBA, Hôpitaux    Relance du tourisme : Laftit fait le point avec les professionnels    Alerte météo: la canicule se poursuit dans ces villes du Maroc    Benzema élu joueur du mois en Espagne    Champions League: voici les affiches des quarts (PHOTO)    La médina d'Asilah renoue avec l'art contemporain    Le soutien des entreprises conditionné par la conservation d'au moins 80% des déclarés    Coronavirus : 115 nouveaux cas, 15.194 cas au total, vendredi 10 juillet à 10h    L'Homme refuse d'être libre    Messages de condoléances du Roi Mohammed VI au Roi d'Arabie Saoudite et au Président ivoirien    Capitalisation boursière à fin 2019 : La part des investisseurs étrangers s'élève à plus de 200 milliards DH    Gims raconte son « Malheur Malheur »    Dialogue social : Les partenaires sociaux préparent un nouveau round    Le Maroc intègre la communauté andine en tant que membre observateur    Casablanca: un inspecteur de police et une femme interpellés pour falsification et usage de documents officiels    Bus de Casablanca. Le PJD agent commercial d'Erdogan    Prévisions météorologiques pour la journée du vendredi 10 juillet 2020    Saad Dine El Otmani : Relance économique et vigilance sanitaire, maîtres-mots de la prochaine étape    La responsabilité de l'Algérie dans le détournement de l'aide humanitaire destinée aux camps deTindouf est patente    Préparation des prochaines échéances électorales    City se balade, Wolverhampton s'égare    Débat sur la réforme du Code électoral    Le roi Mohammed VI a envoyé un message au roi Salmane    Le trompettiste Ibrahim Maalouf relaxé en appel    Le 51ème Festival national des arts populaires aura lieu en octobre    Nouvelle édition en ligne des Nuits blanches du cinéma et des droits de l'Homme    Le président ivoirien a reçu un message du roi Mohammed VI    Sauver la SAMIR : Par devoir et par nécessité    De nouveaux bains de sang évités en Tunisie    Guerre mémorielle autour de l'ancienne basilique Sainte-Sophie    Reprise de l'activité footballistique au Maroc    Talaâ Saoud Al Atlassi : Le non du Maroc au plan israélien se démarque par son réalisme    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Relaxé, Rafiq Boubker présente ses excuses
Publié dans Libération le 29 - 05 - 2020

Le célèbre acteur marocain, Rafiq Boubker, accusé d'avoir publié une vidéo sur les réseaux sociaux le montrant dans un état d'ivresse, tenant des propos blasphématoires contre l'Islam et portant atteinte à la sacralité du culte, a été placé en garde à vue mardi soir avant d'être libéré mercredi moyennant une caution de 5.000 dirhams dans l'attente de son procès prévu le 14 juillet. Suite à son placement en garde à vue, les réseaux sociaux ont été inondés de messages d'artistes et d'internautes exprimant leur solidarité avec Rafiq en lançant un appel à l'indulgence.
Connu pour son franc-parler, l'acteur qui s'était auparavant excusé d'avoir tenu de tels propos a tenu, dans une déclaration à Libé, à réitérer ses excuses aux Marocains, expliquant qu'il n'avait nullement l'intention de porter préjudice à la religion musulmane, ni aux musulmans . «Je n'étais pas dans mon état normal et j'avoue que j'ai commis une bêtise mais il ne s'agissait que d'une plaisanterie entre amis qui a très mal tourné. Alors je retire tout ces propos tout en présentant mes sincères excuses aux Marocains», nous a-t-il déclaré. Et d'ajouter: «Je tiens également à m'excuser auprès des imams et à rappeler que je suis de confession musulmane et je ne me permettrai jamais de porter atteinte à la religion».
Selon un communiqué de la DGSN, «l'acteur avait été placé en garde à vue pour élucider les tenants et aboutissants de ces actes et déterminer les complices ayant filmé ce contenu numérique».
Rafik Boubker qui a joué dans quelques gros succès du cinéma marocain dont "Road to Kabul", "Les anges de Satan", "Zéro" et "Classe 8", risque de six mois à deux ans et/ou une amende de 20.000 à 200.000 dirhams, selon l'article 267 du Code pénal.
Il faut dire que cet acteur doué, qui a étudié le cinéma en Italie, n'a jamais eu la langue dans sa poche. Dans un entretien qu'il avait accordé à Libé, il s'était insurgé contre certaines pratiques malsaines dans le domaine du 7ème Art. Et il fulminait tout particulièrement contre ces sitcoms débiles, improvisées de toutes pièces, pour le mois de Ramadan, par des gens sans scrupules. «Je voudrais évoquer tout particulièrement ce qui se fait durant le mois de Ramadan en matière de sitcoms et de séries télé. Je n'hésiterai pas à dire que c'est vraiment révoltant. D'ailleurs, on pourrait poser la même question à n'importe qui, à propos de ces séries. La réponse sera certainement la même. Car les gens en ont ras-le-bol. Ils ne supportent plus ces productions de bas étage. Et puis cela est tout à fait néfaste pour les artistes intègres qui refusent de cautionner cet état de fait et qui préfèrent plutôt vivre dans une grande fragilité matérielle», dit-il. Pour ce qui est des metteurs en scène, Rafiq les classe en deux catégories. «Il y a d'abord ceux qui travaillent avec dévouement et qui s'inspirent essentiellement de notre vécu en tant que Marocains. Et puis il y a ceux qui sont alléchés par le profit matériel. Ce sont des assoiffés d'argent qui veulent se faire une fortune sur le dos des acteurs et des techniciens. Ils sont malheureusement de plus en plus nombreux et ont même tendance à s'emparer de la scène artistique», explique-t-il. «En ce qui me concerne, je travaille avec cinq ou six metteurs en scène marocains. C'est un choix délibéré. Quant aux autres, je refuse de collaborer avec eux, car c'est une véritable «mafia» qui cherche à dicter sa loi. Je ne peux absolument pas travailler avec des gens comme ceux-là. Je préfère rester chez moi, quitte à emprunter de l'argent à mes amis, plutôt que d'avoir affaire à de pareils individus», précise-t-il.
Pour sa préférence particulière pour le rôle d'un jeune délinquant, Rafiq explique que «ce sont les metteurs en scène qui trouvent que j'ai le profil approprié pour incarner ce rôle. Mais en réalité, je me sens tout à fait à l'aise, en interprétant différents personnages issus du Maroc profond. Disons même que cela m'aide à m'épanouir davantage». Et d'ajouter : «Bien évidemment, je ne cherche nullement à me cantonner dans ces rôles. Pour preuve, j'ai campé, des personnages totalement différents dans des films comme «Zéro» et «Doumou' Alfidda» (Larmes d'argent).


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.