Coronavirus : Chakib Alj appelle les entreprises à plus de vigilance [Courrier]    La deuxième Chambre est dominée par l'opposition : Le PLFR à l'épreuve du feu des conseillers    Coronavirus : 161 nouveaux cas, 16.097 au total, mardi 14 juillet à 18h    Coronavirus au Maroc-Situation à 10h: 84 nouveaux cas, 16.181 au total    Eau/Électricité: l'État prend en charge les factures de 75% des Marocains, selon Amara    Ghost of Tsushima. Tout le monde l'attend    Chelsea. Une victoire signée Giroud    Nouveau modèle de développement : Voici les premières conclusions de la CSMD    Covid-19: ce qu'il faut retenir de la réunion Laftit/CGEM    PHOTOS – Casablanca. Les immeubles s'effondrent    ODD : Le Maroc défend son bilan devant l'ONU    Moderna. Les essais cliniques prévus le 27 juillet    Syndrome de Tanger    Explications    Espagne: Arrestation de deux présumés terroristes algériens    La CNDP plaide pour une digitalisation réfléchie    Sahara marocain: un journal bulgare fustige le polisario et son mentor    Fête du Trône : Report des cérémonies et des festivités    Condoléances du roi Mohammed VI à la famille de feu Ibrahim Aboubakr Harakat    Netflix dévoile les coulisses du tournage de "The Old Guard" à Marrakech    Nouveau programme de diffusion de longs métrages marocains sur le site web du CCM    La famille Travolta en deuil    Mohamed Benabdelkader : L'ouverture de la profession d'adoul à la gente féminine consacre le choix démocratique du Royaume    Le Maroc reconduit à la vice-présidence du comité exécutif du Centre Nord-Sud    Tenue de 362 procès à distance en moins d'une semaine    La demande intérieure devrait baisser de 4% cette année    La Turquie et le monde arabe    La santé numérique, une solution pertinente aux défis du système de soins    Retour sur six années de procédure    Les canoë-kayaks reprennent de plus belle au Bouregreg    Stage de l'EN de futsal au Complexe Mohammed VI de football    Driss Lachguar : Il est grand temps de mettre fin aux agissements électoralistes afin de doter les consultations électorales de la crédibilité nécessaire    France post-Covid-19: Macron décline les priorités de son plan de relance    Le WWF appelle les pays méditerranéens à lutter effectivement contre la pêche illégale des requins et des raies    Le café maure de la Kasbah des Oudayas rasé    Serie A: l'Inter Milan se positionne derrière la Juventus    Liga: le Real Madrid se rapproche du sacre    L'émergence du cinéma digital    US Round Up du mardi 14 juillet – Déficit budgétaire, Angelina Jolie, Tyler Goodspeed, Ecoles, US coronavirus    Le SG du PPS reçoit les dirigeants des Jeunesses des partis politiques représentés au parlement    Wachma chante « Tay Tay » avec Madara    Cyclisme : Les coureurs retrouveront bientôt le peloton    Remaniement ministériel en Tunisie    Covid 19 : 111 nouveaux cas et 469 nouvelles guérisons ce mardi à 10h    Madame Erdogan et son sac à 50.000 dollars    Foot. Le Real se rapproche du titre    Jim Ratcliffe, le milliardaire britannique qui veut s'offrir l'usine Daimler de Moselle    Un artiste charismatique s'en va    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le Polisario dans la nasse de la justice espagnole
Publié dans Libération le 04 - 06 - 2020

La Cour suprême espagnole, la plus haute instance judiciaire du pays, a mis son veto à l'utilisation, occasionnelle ou permanente, de drapeaux "non officiels" ou de toute expression politique à l'intérieur comme à l'extérieur des édifices publics.
Selon le texte rendu public lundi 1er juin, l'utilisation de drapeaux, fanions ou symboles non officiels dans les édifices et les espaces publics n'est pas « compatible avec le cadre constitutionnel et juridique actuel » ou avec le « devoir d'objectivité et de neutralité des administrations » espagnoles.
Bien que cette décision de justice concerne un cas spécifique, à savoir le drapeau national des îles Canaries (drapeau des sept étoiles vertes) qui a été reconnu par le conseil municipal de Santa Cruz de Tenerife le 30 septembre 2016 comme l'un des symboles du peuple canarien, elle pourrait également s'appliquer à d'autres drapeaux, fanions ou symboles non officiels, comme celui des séparatistes du Polisario.
« Tout citoyen a le droit de s'appuyer sur cette décision pour dénoncer devant les tribunaux espagnols le comportement de certaines entités territoriales qui traitent le Polisario comme s'il s'agissait d'un « Etat», nous a précisé Moussaoui El Ajaloui, affirmant qu'il faut appliquer les principes du droit international à tout ce qui a trait aux relations des institutions de l'Etat espagnol avec des entités non étatiques comme la fantomatique « RASD », qui « n'est reconnue ni par l'Etat espagnol, ni par aucun pays européen ».
Moussaoui El Ajlaoui nous a également affirmé qu'il y a probablement au sein de la coalition gouvernementale espagnole « une position consensuelle » à propos de la question du Sahara marocain selon laquelle il faut réduire au maximum l'influence du Polisario dans la péninsule ibérique pour que cette entité fantasmagorique ne soit pas en mesure d'influencer la position de l'Etat espagnol concernant la question du Sahara.
A preuve, Podemos (parti de gauche radicale qui fait partie actuellement de la coalition gouvernementale) a été contraint de s'aligner sur la position officielle de l'Etat espagnol relative au Sahara qui demeure la même quelle que soit la couleur politique du gouvernement.
« C'est la raison d'Etat qui prime sur les intérêts des partis politiques», a noté le chercheur marocain.
« Il semble qu'il y ait une nouvelle vision géostratégique espagnole à propos de ce qui se passe dans la région Nord-Ouest de l'Afrique », a-t-il précisé, soulignant que « les médias espagnols sont aujourd'hui moins critiques envers le Maroc. Il y a même des articles dans la presse de ce pays qui saluent par exemple l'approche du Maroc pour faire face à la crise du Covid-19».
Il y a lieu de préciser que les séparatistes du Polisario ont également essuyé, récemment, un autre camouflet magistral à l'occasion de la Journée de l'Afrique.
En effet, la ministre espagnole des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération,Arancha González Laya, a, à cette occasion, publié sur le compte Twitter de son département une carte de l'Afrique avec les drapeaux de tous les Etats membres officiels de l'Union africaine à l'exception de celui de la pseudo-RASD.
L'Espagne, qui a balayé d'un revers de main et pour la première fois en septembre dernier devant l'Assemblée générale de l'ONU toute référence au "référendum d'autodétermination" et défendu la centralité du rôle de l'ONU dans le processus de règlement politique de la question du Sahara marocain, a asséné un nouveau coup dur au Polisario qui se trouve de plus en plus isolé.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.