Retraite: près de 49 MMDH de cotisations collectées en 2019    ONSSA: Aïd Al-Adha s'est déroulé dans de bonnes conditions    Explosions à Beyrouth: le roi Mohammed VI a écrit au président Aoun    Beyrouth : la ville dévastée par des explosions dans son port    Covid-19. Une deuxième vague s'attaquerait-elle aux jeunes ?    Beyrouth: au moins 100 morts et plus de 4000 blessés (nouveau bilan)    Liban : des tonnes de nitrate d'ammonium à l'origine des explosions    4 nouveaux cas de Covid-19 dans un club de Ligue 1    Relance économique : Le montage financier dévoilé    Twitter. #SoisUneFemme, le hashtag contre le sexisme au quotidien    Innovation : Al Akhawayn partenaire du projet EM4FIT    Via agence ou mobile, Cash Plus simplifie l'ouverture d'un compte de paiement    Expérience client multicanale : Eqdom lance son service de crédit en ligne    Iker Casillas annonce sa retraite    Covid-19 : le Vietnam attaqué par une souche encore plus virulente    Des mesures préventives à Tanger-Assilah et à Fès    Liberté religieuse: L'Algérie au ban de la communauté internationale    Les délais de paiement, un problème posé avec acuité    Bataille d'Oued Al-Makhazine : Une épopée lumineuse dans les annales de la résistance nationale contre les convoitises étrangères    Bernal frappe fort à moins d'un mois du Tour    L'Espanyol demande à LaLiga d'annuler sa relégation    La CAF dévoile le calendrier des finales des compétitions interclubs    L'intensification des échanges commerciaux bénéficie économiquement aux femmes    Tikhanovskaïa, une femme ordinaire devenue égérie pour bouleverser le Bélarus    Hôtellerie : Accor compte supprimer 1.000 emplois dans le monde    US Round Up du mardi 4 août – Microsoft/TikTok, Recensement 2020, NYC Restaurants, Sean Penn & Leila George    Un Banksy vendu aux enchères au profit d'un hôpital de Bethléem    Mel Gibson complètement remis du coronavirus    Au Bac, le taux dé réussite a frôlé les 80%    Pour congés écourtés ou annulés, mais pas que...    Accident mortel à Tamri    Entretien avec Omar Menzhi, expert en épidémiologie    Le Discours de la clarté et de l'espérance    Maroc-Etats-Unis: une nouvelle année de collaboration fructueuse    Football: La DTN désigne 48 responsables techniques des ligues régionales    Officiel : Wail Sadaoui rejoint le Raja    Belhanda sur les pas d'Amrabat?    La sculpture de Farid Belkahia s'ouvre sur l'espace public    Pour une politique nationale de la recherche en migration sans discrimination!    Accident d'Agadir: ce que l'on sait    Traite d'êtres humains : 151 cas en 2019    Le drapeau marocain mis à l'honneur dans le nouveau clip de Beyoncé    Le lièvre soulevé par l'USFP suscite le débat    Le discours du Trône constitue une feuille de route claire pour le présent et l'avenir    Début de la 100ème édition du festival de Salzbourg, sous restrictions à cause de la pandémie    «L'Oriental et la Méditerranée au-delà des frontières», un beau-livre de l'agence de l'Oriental    Redwan El Asmar lance «Samhili»    Parution de la traduction arabe du livre «Les sept patrons de Marrakech»    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





L'économie bleue, un relais de croissance durable et inclusive pour le Maroc
Publié dans Libération le 02 - 07 - 2020

Avec 3.500 km de littoral partagés entre la mer Méditerranée et l'océan Atlantique, le Maroc est pourvu d'un important capital maritime qui recèle un énorme potentiel de richesses à même de booster sa croissance économique, voire contribuer à l'émergence de nouvelles filières conformes aux normes environnementales.
Nation maritime par excellence, le Royaume qui est en phase d'élaborer son nouveau modèle de développement est plus que jamais disposé à explorer l'éventail des opportunités offertes par l'économie bleue qui prône une exploitation durable et inclusive des ressources marines, en droite ligne avec les objectifs de développement durable.
Véritable moteur de développement socioéconomique, la mer est un des premiers facteurs de développement et de puissance des Etats, à travers 5,4 millions emplois créés et une valeur ajoutée brute de près de 500 milliards d'euros par an, ce qui vaut à l'économie bleue une place de choix au cœur des agendas internationaux de développement, rapporte la MAP.
Au Maroc, plusieurs stratégies sectorielles ont été initiées pour couvrir un ensemble d'activités liées directement ou indirectement à l'économie bleue au fil des années.
Si le Royaume a vu certaines activités connexes prendre sereinement leur envol comme la pêche, le tourisme, le transport maritime et la logistique portuaire, d'autres activités nouvelles, comme l'exploration offshore ou les biotechnologies marines peinent à percer dans le paysage économique national, en dépit de leur grand potentiel.
D'ailleurs, cette situation a été décortiquée par le Conseil économique, social et environnemental (CESE) qui a mené une réflexion stratégique pour matérialiser la vision d'une nouvelle économie bleue marocaine durable et inclusive pouvant constituer l'un des piliers du nouveau modèle de développement du Maroc de demain.
"Cette économie bleue marocaine doit être conçue autour d'une vision écosystémique", analyse le conseil, notant que la préservation de la santé des océans et de la biodiversité marine en est un axe essentiel, sans occulter le potentiel d'atténuation et d'adaptation au changement climatique.
A l'issue de son analyse, le CESE a recommandé l'adoption d'une stratégie nationale de l'économie bleue durable et inclusive, adaptée aux vocations régionales et déployée autour des secteurs économiques traditionnels (la pêche, le tourisme et les activités portuaires), tout en développant de nouveaux secteurs porteurs de forts potentiels de croissance (aquaculture, écotourisme, bioproduits marins ou biotechnologies, construction navale).
Sur le plan sectoriel, il a préconisé de restructurer les filières traditionnelles, pour une réadaptation de leurs modèles économiques aux finalités de cette économie, dans la perspective d'en faire de véritables moteurs de la croissance bleue.
Il est également primordial d'augmenter les ambitions du Maroc en matière de développement de l'aquaculture éco-responsable en améliorant, notamment, la visibilité du secteur pour attirer les investissements et trouver des synergies entre l'aquaculture et d'autres secteurs, notamment ceux de la logistique et des infrastructures.
Le CESE a mis également l'accent sur l'importance de poursuivre le soutien de l'Etat pour le développement des infrastructures (ports de débarquement, flotte) afin de les rendre plus efficaces et respectueuses de l'environnement et de développer de manière forte les écosystèmes du tourisme responsable et local (activités sportives, de découvertes, balnéaires, etc).
Les biotechnologies marines sont également au cœur de cette vision, dans la mesure où le Conseil a appelé à donner une place centrale à la recherche et l'innovation y afférentes afin d'identifier les potentialités et les conditions nécessaires pour développer ce secteur.
Le Maroc, de par sa position stratégique privilégiée, à la croisée d'importants chemins maritimes, sa richesse halieutique et ses ressources naturelles est bien outillé pour réussir le pari de concrétiser un modèle d'économie bleue durable et inclusive. Une transition qui nécessite, selon le Conseil, un leadership au plus haut niveau à même d'assurer la coordination et l'arbitrage qui permet de coordonner entre les différents secteurs productifs ainsi que tous les acteurs concernés.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.