Météo : le temps prévu au Maroc vendredi 14 août 2020    Violation de l'état d'urgence: Tout savoir sur le paiement des amendes    Salafin: Visa pour l'augmentation du capital social    Sahara marocain: L'ambassade du Maroc à Pretoria promeut la doctrine nationale    Israël-Emirats. Le grand coup de Donald Trump    Botola Pro D1 : Un classico et un derby animent la 22ème journée    Evolution Covid-19 au Maroc : 1.241 nouveaux cas ces dernières 24 heures, 37.935 cas cumulés, jeudi 13 août à 18 heures    Covid-19 / Maroc : La situation épidémiologique au 13 août 18H    Les collectivités territoriales dégagent 3,7 MMDH d'excédents budgétaires au premier semestre    L'immobilier après le confinement : ça commence à bouger    Des cas de contamination au Covid-19 enregistrés parmi le personnel judiciaire    Kamala Harris se rêve en première vice-présidente noire des Etats-Unis    Explosions de Beyrouth. Le FBI se joint aux enquêteurs    Les divagations d'Alger mises à nu par l'UE    La 22ème journée de la Botola au conditionnel    Annulation des Mondiaux juniors de taekwondo    L'EN de cyclisme en stage de préparation à Ifrane    Célébration du 41ème anniversaire de la récupération d'Oued Eddahab    L'Autorité nationale de régulation de l'électricité voit le jour    Le scénario catastrophe frappe à nos portes    Entrée en vigueur du protocole de traitement à domicile des patients asymptomatiques    Dr. Tayeb Hamdi : La situation actuelle est préoccupante au regard de la hausse des indicateurs    Comment Sharon Stone a frôlé la mort à trois reprises    Des milliers de fans réunis à Abidjan un an après la mort de DJ Arafat    Dwayne Johnson, acteur le mieux payé de Hollywood    Le PPS dénonce vigoureusement le favoritisme    Touria Jebrane va bien, même très bien !    RAM: Les vols spéciaux vers et depuis la France reprennent    Casablanca: vigilance maximale à la mosquée Hassan II    Feddal trop gourmand pour le Sporting?    UFC: Ottman Azaitar annonce son retour!    FIFA: La Juventus condamné à cause de Benatia !    Le Maroc a rude épreuve!    Une première dans l'histoire du Maroc!    «A Taste of Things to Come» exposé à Séoul    Il y a 41 ans, la récupération de Oued Eddahab    Béni Mellal : les autorités durcissent les mesures de contrôle    Lahcen Bouguerne libère la voix des femmes    Lewandowski, Haaland, Benzema, Ronaldo...le classement des buteurs (C1)    L'avenir du monde arabo-musulman est indissociable de celui de la cause palestinienne    USA-Afrique: Peter Pham reçu par le Président tchadien    Terreur dans les camps de Tindouf : Une nouvelle vague de répression du Polisario    Semaine culturelle marocaine dans les centres commerciaux «El Corte Ingles» du sud d'Espagne    COVID-19 : Décès de l'artiste populaire Abderrazak Baba, un pionnier de la dakka marrakchia    Macron appelle à éviter « toute escalade » ou « interférence extérieure » au Liban    Les divagations d'Alger et les mises au point musclées de l'UE    Alexandre Loukachenko, le président inamovible...    L'hôpital militaire marocain de Beyrouth entame son action    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Les élèves marocains des établissements français non homologués discriminés
Publié dans Libération le 02 - 07 - 2020

Les futurs bacheliers marocains inscrits dans les établissements français non homologués ont dénoncé « une décision discriminatoire » du ministère de l'Education nationale française qui les contraint à passer l'examen au mois de septembre prochain, ce qui hypothéquerait leur avenir et leur projet d'études post-bac.
« C'est une décision discriminatoire et raciste », a martelé Brahim Ibrahimi, représentant des parents d'élèves lésés par ladite décision lors d'une conférence organisée lundi par l'OMDH-Casablanca. « Ces futurs bacheliers marocains sont pris en otage par cette décision. Ils ne peuvent ni passer l'examen du baccalauréat en juillet à l'instar des autres futurs bacheliers marocains ni bénéficier du même traitement des autres élèves relevant des écoles françaises homologuées qui ne passeront pas les épreuves au titre de l'année 2020 et se contenteront seulement des notes des contrôles continus », a-t-il souligné lors de cette conférence modérée par Malika Ghazali.
Selon Brahim Ibrahimi, la décision du ministère de l'Education nationale française porte atteinte aux valeurs de justice et d'égalité des chances qui constituent les fondements de la République française, ajoutant que les parents d'élèves n'accepteront pas cette discrimination et porteront plainte devant la justice « qui, j'en suis sûr, va rendre justice à ces élèves ». Et de marteler encore : « Il semble que l'Etat français ne veut plus d'étudiants étrangers », tout en faisant allusion à l'augmentation des droits d'inscription pour les étudiants étrangers décidée en novembre 2018 par le gouvernement français.
« Personnellement, je suis très touché par la décision de Jean-Michel Blanquer (ministre de l'Education nationale) », a, pour sa part, souligné Mohamed Ghali Ikdam, élève dans un établissement français non homologué au Maroc.
Il a qualifié, dans son intervention lors de cette conférence en ligne, la décision française d'« injuste » qui a touché des élèves « dans les établissements français non homologués au Gabon, à Madagascar et dans bien d'autres pays ».
Et d'un ton ferme et déterminé, Ghali Ikdam a affirmé que les élèves de ces établissements continueront leur combat pour faire prévaloir leurs droits.
Moulay Said Alaoui, avocat au Barreau de Casablanca, a assuré dans son intervention que la décision du ministre de l'Education nationale français bafoue toutes les conventions internationales en matière de droits de l'Homme qui interdisent la discrimination ou la distinction de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou d'origine nationale ou sociale.
Pour cet avocat, qui est aussi membre du bureau de l'OMDH à Casablanca, cette affaire « concerne des étudiants issus de familles marocaines, et nous ne pouvons donc pas garder le silence sur l'injustice dont ils ont été victimes de la part du ministère français de l'Education nationale », tout en critiquant le ministère de tutelle marocain pour ne pas avoir traité avec le sérieux requis le dossier de ces étudiants, les abandonnant dans cette situation difficile.
Il a souligné que les parents d'élèves au Maroc doivent coordonner leurs actions et leurs positions avec les parents d'élèves d'autres pays comme la Tunisie, l'Algérie pour faire face à cette décision injuste.
Il convient de souligner que dans un communiqué du Groupement des parents d'élèves et des étudiants des lycées hors contrat au Maroc relayé récemment par nos confrères de Maroc-Hebdo, les élèves de ces établissements ont souligné qu'ils sont « contraints de passer le baccalauréat au mois de septembre, remettant ainsi en question leurs projets post-bac (confirmation des inscriptions dans les universités, installation des étudiants dans une autre ville ou un autre pays, participation aux concours marocains à la fac de médecine...) ». Et d'ajouter que la plupart des concours se dérouleront au mois d'août comme celui de la médecine, ce qui signifie que « nos enfants, sans le baccalauréat, ne pourront pas les passer. Sans compter les visas étudiants à préparer, les déménagements à réaliser, etc».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.